Le jeudi de la mode éthique : Rebecca Armstrong – Mode ethique Pile ou Face?

Comme promis, j’ai confie la rubrique du jeudi a Rebecca Armstrong. Vous vous souvenez Rebecca? Elle m’a fait un interview, et l’a publie sur son blog. J’ai donc invite Rebecca a être la « redac chef » de cette rubrique aujourd’hui et je suis loin d’être déçu, bien au contraire. C’est bien ce naturel qui vous colle a la peau. Merci Rebecca

« Ma peau veut de la douceur, mes yeux veulent des couleurs, mon âme réclame du sens…

 

Côté pile, je m’engouffre dans une de ces enseignes géantes, je me laisse happer par les néons jaunes. Chaque saison désormais, sous ses hauts plafonds, anonyme parmi les anonymes, un étal « éthique » m’interpelle. Une goutte de coton bio et voilà qu’une pile de mode éthique s’offre aux fashionistas du monde entier.

 

Côté face, le sens d’abord, le produit ensuite. Je veux un vêtement qui ne sent pas la mort. La mort des petites mains de l’industrie textile. La mort de petits bouts de planète, là-bas, là-bas aussi, et puis là, un peu plus loin aussi, tout près, un peu partout, dommage collatéraux de ces si belles couleurs et matières, fuites qui s’infiltrent et pénètrent les entrailles de la Planète, pollutions aux couleurs chatoyantes, au parfum d’argent. La mort de savoir-faire sous le drapeau d’une uniformisation planétaire. Faire face à ces réalités. Choisir.

 

Pile ou face? Je n’ai jamais été douée aux jeux du hasard. Et la mode éthique, ce n’est pas une histoire de hasard. Alors je fais le voeu d’éviter le côté obscur. Comme en matière de consommation Bio, je veux que la mode éthique soit populaire. Qu’elle parle au plus grand nombre. Pas pour autant une éthique au rabais. Que le sens soit fédérateur, que le sens devienne un étendard, une bannière sous laquelle recréer un modèle social. Utopie? Peut-être mais il en faut un peu, non?

 

En attendant, ma réalité est bien souvent éloignée de ce que je peux imaginer confortablement installée dans les réflexions moelleuses de mon canapé… La mode éthique est compliquée. Éthique environnementale, éthique sociale, éthique économique, les trois Mon Capitaine? Et puis elle est où la mode éthique? A Paris? Sur Internet? Moi qui ne suis qu’une provinciale, devant mon ordinateur, je vais, de pages en pages… mais le doute est là, acheter, sans avoir jamais pu toucher, sans que le désir ne soit amorcé par un contact réel? Alors de temps en temps, une pièce, un objet arrive dans ma boîte aux lettres. Mais l’expression de temps en temps sent l’anecdote, l’exceptionnel. J’en voudrais plus. Mais je ne veux pas mentir. J’ai juste envie. Vous aussi sans doute. L’avenir de la mode éthique est déjà beau de toutes nos envies réunies. Demain nous découvrirons des boutiques en capitale… et en province! Alors nous pourrons toucher du doigt la mode éthique. Je pourrai sans hésiter être vêtue de sens.

 

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