Le bio et l’humour sont compatibles avec Stéphanie Jarroux : on l’aime comme elle est !

Aujourd’hui je vais vous présenter Stéphanie Jarroux qui incarne au départ le Bio féminin , mais maintenant l’humour.

Nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais nous échangeons régulièrement sur les réseaux sociaux et le fait qu’elle ait décidé de changer de vie m’interpelle. En plus passer d’un métier « sérieux » à celui de « saltimbanque » me séduit. Une « nouvelle humoriste » qui ne manque pas de sens de l’humour. Je me souviens dans nos échanges virtuels, elle avait interpellé la communauté d’amis  sur un personnage dont on est inquiet si l’on a pas de nouvelles.

Oui, oui je mesure mes mots….

Ce personnage c’est T’choupi! Et je me suis souvenu d’une émission sur la chaîne cryptée et une rubrique qu’avait faite Chris Esquerre et j’ai donc partagé avec Stéphanie qui a eu l’air vraiment d’apprécier et de « se marrer ».

 

Et j’ai donc continué d’échanger, plus régulièrement, car à partir ou quelqu’un me fait rire ou apprécie les choses qui me font rire je me dis que c’est important d’échanger avec optimisme.

Stéphanie va venir à Lyon pour présenter son spectacle le 18 Juillet 2015, donc j’irais la voir et je vous invite à faire de même mais en attendant je vous livre un interview qu’elle a bien voulu m’accorder.

Je vous laisse lire et vous comprendrez

 

 

STEPHANIE-JARROUX

 

 

Stéphanie pourrais-tu nous faire une brève description de ton parcours ?

J’ai passé presque 15 ans dans la communication « classique » et digitale, en France et en Belgique. J’ai fait mes armes auprès de belles personnes, j’ai beaucoup aimé les différents postes que j’ai occupés, poussée par la curiosité et l’envie de travailler au sein d’un groupe.

 

Comment se retrouve-t-on de Rédactrice en chef dans un magazine FemininBio à humoriste ?

Le projet de faire de la scène date de plus de 10 ans. J’ecrivais dans ma tête, ne me sentant pas légitime de franchir le pas. Ah nos croyances, elles ont tendance à bien s’accrocher, parfois ! Je prenais beaucoup de plasir à exercer le métier de rédac chef, je me réjouissais des rencontres que je pouvais faire, cela comblait des envies endormies….mais c’est après les un an de notre troisième fille que tout m’est apparu évident. Je me sentais accomplie dans ma vie professionnelle et personelle (3 petites filles, je ne pense pas aller plus loin !), une petite voix s’est faite de plus en plus forte, elle me disait  de ne pas abandonner un rêve, aussi fou soit-il.

Je pense que c’était le « bon » moment pour moi, j’étais prête à bouger les lignes, à sortir de ma zone de confort pour découvrir ce qui me faisait vraiment vibrer ! Une sorte de maturité avec un grain de folie, c’est cela mon apporche de la « presque » quarantaine !

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à « franchir le pas de la scène », à changer de vie ?

Quand j’ai su que je voulais changer, je n’ai pas tout de suite compris que c’était la scène qui me titillait ! Mais très rapidement et avec Caroline Carlicchi , coach, j’ai formulé mon voeu. Ce fut une délivrance, comme une belle révélation, je me souviens avoir ri à l’évocation de ce projet. Caroline a permis de rendre mon rêve possible en m’accompagnant dans le respect de mon choix.

Mon mari m’a d’emblée suivie, sans jugement, il m’a fait confiance dès le départ, il sait que je suis une bossseuse, que je suis endurante, il s’est donc attaché à regarder mes qualités. Il est extra ! Je ne suis pas la seule à être sortie de ma zone de confort, lui aussi et même si le changement de vie n’est pas une baguette magique, je trouve qu’il accepte la nouvelle situation avec beaucoup d’intelligence et d’ouverture ! C’est l’amour ?!
Mon entourage, d’une façon générale, n’a pas été surpris plus que cela à l’annonce de mon changement de vie, donc j’ai été (et suis) très soutenue. J’ai beaucoup de chance de recevoir autant d’amour (encore, mais je crois que c’est fondamental), j’en ai conscience et suis pleine de gratitude, cela me donne des ailes et des raisons de poursuivre !

Dans le milieu de la scène, je suis également très bien entourée : la rencontre avec René-Marc Guedj,

René-Marc Guedj, sur la scène de la Royale Factory.

RenéMarc Guedj Source Photo sur les nouvelles.fr 

 

mon metteur en scène, n’est pas le fruit du hasard, nos âmes ont été attirées par notre authenticité, malgré des parcours différents, nous nous comprenons et tout est fluide ! Les retrouvailles avec Cyrille de Lasteyrie, alias VinVin, ne sont pas banales non plus ! Dans une ancienne vie, il a été mon boss et aujourd’hui, il m’encourage (depuis le début) à me réaliser, je vais même monter sur scène avec lui pour son « one-man-conf » le 23 juin, au Grand Point Virgule, dans « Et il est où le bonheur (DTC) ? »
Ce sont de beaux exemples de loi d’attraction ! J’adore !

 

Quand tu étais bien dans ton métier de journaliste quels sont les « trucs » qui t’on fait rire, marrer, pouffer ?

Dans l’aventure depuis le début de FemininBio, j’en ai testé des trucs, j’en ai vu des choses et des gens ! Le bio n’était pas encore super démocratisé et seuls les écolos, les purs, ceux du Larzac, avaient le droit de nous donner des leçons ! Heureusement et avec le talent d’Anne Ghesquière, fondatrice du site, on a construit une image plus accessible du bio, on voulait donner envie, sans juger. Des crises de fou rire, on en a eu à la rédaction, quand on recevait des produits à tester, aux looks improbables ! Je me souviens qu’Anne nous proposait toujours une tasse de Yannoh, une boisson chaude, j’ai jamais pu en boire, maintenant, j’ose le dire : c’est pas bon !!!!

J’avais l’impression de tout découvrir, comme un enfant, tout était matière à comprendre, à interroger. J’ai beaucoup appris au sein de FemininBio. j’ai 3 filles et je n’ai allaité que la dernière…10 mois ! Je le dis avec beaucoup d’émotion, mais FemininBio m’a permis d’être en chemin. Je gadre cette posture du « en chemin », elle me va bien et me permet de me ré-interroger sans cesse, de venir questionner mon féminin, ma place dans le monde, les contributions que je peux apporter.

Des anecdotes à nous raconter à ce sujet d’ailleurs ?
Je pense à la première édition du salon Planète Durable, quand je tournais des petites vidéos ludiques autour de sujets très concrets comme les toilettes sèches, la piste de danse durable. Matyas Lebrun était derrière la caméra et moi je testais ! Autant dire qu’on a eu de belles crises de fou rire.
Idem avec la douche cosmique que j’ai découverte sur le salon Zen : les 2 pieds dans une bassine en cuivre et un type qui te tourne autour en te « versant » des vibrations « recueillies » en frappant un bol tibétain…Bon j’ai eu du mal à la prendre ma douche cosmique sans éclater de rire !

Aujourd’hui tu as un spectacle complet . En tant que « nouvelle humoriste », y-a-t-il des choses que tu as changé depuis la création ?

Si tu parles de la façon dont je vois la vie, oui certaines choses ont changé. Je crois que ce spectacle m’a permis de « descendre » en moi pour comprendre qui j’étais, quelle était ma mission de vie. Je commence à me comprendre et du coup à mieux comprendre les autres. En parallèle de la scène, j’ai commencé une formation en art thérapie. Pour moi, c’est fondamental, ma place est d’accompagner les personnes en souffrance physique et psychique ou en rupture du lien social. Le métier de la scène et celui d’accompagnateur sont très complémentaires dans l’approche des gens, dans les énergies demandées, j’aime beaucoup l’idée de passer de l’extravagance d’une salle de spectacle à la confidence d’une chambre d’un patient…

En revanche, je ne suis pas drôle tout le temps, quand faut faire les devoirs, faut faire les devoirs, mes filles n’y coupent pas 🙂
Faut que je travaille mon humour du quotidien pas que sur scène mais aussi à la maison !

Le public sur scène comme l’abordes-tu ? tu as le trac ou pas ?

J’aimerais rentrer sur scène comme lorsque j’étais petite et que nous faisons, mes frères et sœurs, des spectacles de fin de vacances pour la famille. Le cœur léger, une énorme envie de s’amuser. Mais mes débuts sur scène ne sont pas toujours très simples, j’ai beaucoup le trac et parfois peur. Je sais que plus on joue, mieux on arrive à « maîtriser » cette sensation.
Ce que je comprends au fur et à mesure que j’avance, c’est qu’il faut aimer les gens pour faire ce métier. Les aimer d’emblée pour les embarquer dans notre histoire. Je suis toujours très touchée par les spectatrices (ce sont plus souvent les femmes qui m’abordent), qui me confient avoir connu les mêmes situations que moi et du coup en rire ! Ça, c’est le kiff ! Je me dis que j’ai peut être « guéri » un truc chez elles. C’est du spectacle-thérapie brève !

 

Y-a-t-il des réactions différentes d’une ville ou d’une salle de spectacle à l’autre ?

 Je n’ai joué que sur Paris et Versailles, mais c’est certain que d’une salle à l’autre, l’énergie n’est pas la même, il faut rapidement s’adapter et oublier ce que tu as vécu auparavant. Tout est à refaire à chaque fois, car ce n’est ni la même salle, ni le même public, ni la même comédienne sur scène ! Le comédien ne joue pas de la même façon d’un soir à l’autre. Tout est à réinventer ! C’est ce qui donne un côté excitant et passionnant à ce métier.

 

Ton spectacle : tu nous en parles ?

 C’est un spectacle très personnel et intime, c’est souvent le cas des premiers spectacles ! Donc je me raconte avec beaucoup d’auto-dérision, de clownerie, mais aussi de poésie et d’authenticité. J’aborde des sujets qui me sont chers, bien entendu : mes filles, mes angoisses, mes fantasmes, mon ancien métier, mes galères capillaires, les bios, que j’ai pas mal fréquentés et que je fréquente toujours !
J’aimerais qu’une fois le spectacle terminé, les gens se disent après avoir ri un bon coup « tiens, elle a changé de vie, c’est possible, y a un truc qui me botte et comme elle, je vais le faire ». Proposer aux gens de trouver ce qui est juste pour eux-même.

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Les dates ou l’on peut voir Stéphanie Jarroux sur Scène
Mardi 23 juin 20h au Grand Point Virgule à Paris (Montparnasse) avec Cyrille de Lasteyrie dans « Et il est où le bonheur (DTC) ». Infos et réservations 

Mercredi 15 juillet 21h30 aux Feux de la Rampe à Paris (Grands Boulevards) dans son seule en scène « On t’aime comme tu es ». Réservations au 06 13 45 69 94

Et même à Lyon :

Samedi 18 juillet 18h au Bouiboui à Lyon dans son seule en scène « On t’aime comme tu es ». Réservations 

Un commentaire sur “Le bio et l’humour sont compatibles avec Stéphanie Jarroux : on l’aime comme elle est !”

  1. […] eu la chance d’interviewer Stéphanie Jarroux et Audrey Etner qui ont fait partie de ton équipe,  qu’est-ce qui t’a encouragée à leur […]

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