La source des femmes : le film

Je n’ai pas franchement l’habitude de vous faire partager mes moindres faits et geste mais là,  le sujet récurrent que j’affectionne particulièrement me fait partager ce billet avec vous : Les femmes

Je suis allé au cinéma ce 10 novembre en soirée pour aller voir « La Source des Femmes »  de Radu Mihaileanu.

L’histoire se passe  de nos jours dans un petit village, quelque part entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, comme il est dit dans le synopsis du film.

 

Dès le début du film, la caméra se concentre sur des détails (« l’infiniment petit ») en montrant à quel point c’est dur d’aller chercher de l’eau tous les jours dans la montagne, quand on est une femme et que l’on a un homme qui est assis à une terrasse de café toute la journée.

Ces femmes aiment leurs hommes, aiment faire l’amour, aiment le Coran, aiment leurs enfants, aiment rire et plaisanter ! L’une d’entre elles,  plus instruite, avec l’aide d’une femme plus âgée qui a vécu des choses qu’aucune femme ne supporterait,  décident de faire la grève de l’amour.  Le sevrage de sexe jusqu’à que leurs hommes bougent et les aident à avoir de l’eau sans avoir à la transporter ou de ces mêmes hommes la transportent et vont la chercher dans la montagne. Bref ce n’est pas gagné dans un pays ancré dans des traditions ancestrales, religieuses et traditionnelles.

 

Tout le film est rythmé de moments drôles, tendres et profondément humains. On ne vient pas voir un film intellectuel, on vient voir un film féminin mais pas féministe. On vient voir un film bourré de sentiments mais surtout pas à l’eau de rose. Ce film n’est pas pleurnichard bien au contraire  il est d’un optimiste comme on voit peu. C’est un film qui dépeint des conditions difficiles de la femme maghrébine ou même de la femme en général. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à toutes ces femmes indiennes et africaines que je côtoie et que j’ai côtoyées dans mes expériences actuelles et passées.

Souvent les situations sont décriées en chantant, vous entendez ces femmes chanter tout au long du film pour exprimer leurs sentiments et désarroi. La musique, les chants, les danses ne sont pas un ajout pour vous tirer une larme mais font partie intégrante de ce beau film.

Les acteurs sont tous très attachants, pour ne citer que certains :

Je ne peux que vous inciter à aller voir ce film, vous allez sortir de la salle revigoré et plein d’enthousiasme. Rien de vindicatif ni de méchant juste de l’humain et du bon sens, rien que ça !

 

Le réalisateur Radhu Mihailenau est le fils d’un journaliste juif roumain. En 1980, il quitte la Roumanie pendant la dictature Ceaușescu pour se réfugier en Israël, puis en France où il étudie le cinéma à l’IDHEC (ancien nom de la Fémis) puis exerce le métier d’assistant réalisateur durant les années 1980, notamment auprès de Marco Ferreri. (Source Wikipédia)

 

Ce n’est pas le premier film que je vais voir de ce réalisateur. Il a notamment fait deux autres excellents films :

  • Le concert qui raconte l’histoire folle d’ex musiciens du Bolchoï qui organisent un concert à Paris.
  • Va, vis et deviens : dans un camp de réfugiés, au Soudan une mère, chrétienne, pousse son fils à se faire passer pour Juif, afin de survivre.

 

Cliquez ici pour avoir tout le casting du film

 

Le site officiel du film 

 

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Et puis juste avant le film, j’ai eu la bonne surprise de voir ce clip très poétique sur le recyclage du papier


 

2 commentaires sur “La source des femmes : le film”

  1. hayatte dit :

    j ai envi de voir ce film dans quelle salle il joue merci

  2. Jean-Marc dit :

    Bonjour,

    Il suffit de voir par rapport à la ville ou vous habitez les salles de cinéma qui projettent ce film.

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