Jeudi de la mode éthique : Shi-Zen

Pour ce jeudi de la mode éthique l’arroseur arrose : le monde à l’ envers, on interview les journalistes et pas n’importe lesquels.  Je vais vous presenter trois drôles de dames et je vous rassure je ne m’appelle pas Charlie….Un magazine féminin mais pas que (Je le lis aussi) qui parle aussi et beaucoup de mode éthique.

 

Carol - Redactrice en Chef / Chief Editor Shi-Zen

Je n’ai pas eu la chance de rencontrer Carol, la rédactrice en chef,  en face a face mais je l’ai vue parler et défendre « son magazine » lors de l’anniversaire de SHI ZEN  a La Bellevilloise. En l’écoutant parler, je me suis dit qu’il y avait une force, une passion et une conviction rare mais que l’on retrouve souvent chez les femmes. Je me suis dit qu’il fallait a tout prix parler de ce magazine et de faire partager cette passion a plus d’un.

 

A Carol, rédactrice en chef de Shi-zen et initiatrice du projet, nous lui avons demandé pourquoi elle avait créé Shi-Zen :

« Je suis journaliste depuis plus de dix ans, mais aussi et surtout une lectrice déçue de la presse féminine, qui donne selon moi une image tronquée et peu valorisante de la femme. Alors que nous sommes de plus en plus conscients des enjeux environnementaux, la presse féminine reste campée sur des positions ultra-consuméristes, qui ne prennent pas en compte les préoccupations des lectrices.

En créant Shi-zen (« nature », en japonais), je voulais montrer que, de la même manière qu’on n’a pas réussi sa vie si on a une Rolex à 50 ans, être une femme épanouie, ce n’est pas nécessairement rêver de boire du champagne dans le spa d’un hôtel de luxe aux Maldives, ni porter une robe à 1600 euros. Le but de Shi-zen est aussi de montrer qu’on peut avoir une ligne éditoriale globalement responsable (en présentant exclusivement des marques éthiques, en donnant la parole à des anonymes engagés, en abordant des dossiers de fond qui donnent des clés pour agir à son niveau), tout en gardant la légèreté de ton et l’humour qui caractérisent la presse féminine.
Aujourd’hui, quand je vois que nous avons des sujets de réserve pour remplir 115 pages par mois pendant des mois et des mois, je suis persuadée qu’il manquait vraiment un magazine tel que Shi-zen dans l’offre de presse féminine. »

 

Juliette- Redactrice en chef Adjointe?Deputy Chief Editor - Shi-Zen

J’ai rencontre Juliette récemment pendant le Salon Pop’Up a la Porte de la Villette , et ca a tout de suite collé ; fille simple (et attention je n’ai pas dit simplette) ouverte, joviale et déterminée. Elle est non seulement la rédactrice adjointe  mais aussi chef de rubrique mode au sein de Shi-Zen. A priori elle croit en la mode éthique : « J’ai grandi avec l’idée que la mode était un art, que la création et l’artisanat étaient un postulat de départ, sine qua non pour avoir un produit de qualité. Pour me parler de mode, on m’a parlé imaginaire et liberté, histoire des arts, évolution des mœurs, mélange des cultures, estime et respect mutuel entre le créateur et les couturières.

J’ai toujours placé une frontière infranchissable entre ce monde-là et celui de la mode tel qu’on la conçoit habituellement. L’ultra-consumérisme, les diktats imposés par le marketing-roi, les marques qui toutes se ressemblent, qui n’inventent rien et le matraquage.

L’élevage en batterie de fashionnista hystéro – dont j’étais, il n’y a pas si longtemps. On a beau savoir que la qualité n’y est pas mais que le cynisme lui a pris sa place, c’est comme une drogue, c’est incontrôlable. Je connais, donc, et n’évolue pas dans une bulle du « savoir consommer »

Un jour je me suis recentrée : la qualité plus que la quantité, le vintage, et j’ai commencé à redécouvrir l’imaginaire : ha tiens, le vieux t-shirt du frangin fait une magnifique mini-robe !

Revenant vers la qualité, mon chemin a vite croisé celui de la mode éthique. Plus cher que Zar&M ? Bah oui. La qualité et le respect ont un prix, ou plutôt non : le non-respect et le manque de qualité rende fatalement l’objet moins cher.

Je respire. De la mode de qualité, sans prétention, créative et toujours en mouvement, avec savoir-faire et tellement riche ! D’une diversité sans pareil ! On ne devrait même pas parler de mode éthique, c’est trop réducteur. Les démarches, les matières premières, les philosophies, les égéries et les choix artistiques ou artisanaux sont tous différents et nous rappelle qu’on est tous, justement, différents, adaptables et que c’est ça qui est bien.

Quand on aime la mode, on aime ça. Si on s’en détourne, on ne fait pas partie de ceux qui aiment la mode, on fait partie de ceux qui aiment l’utiliser. La mode, la vraie, celle que le grand public ignore c’est ça. Et comme il l’ignore, Shi-zen leur propose de découvrir.

 

Regardez, c’est quand même loin de ce qu’on imagine de la mode « éthique » : pas de robe de bure ni de laine qui gratte. Pas de poncho beigeasse informe. L’avenir de la mode est là. On ne devrait pas dire « éthique », c’est mettre un qualificatif sur ce qui est normal. Nan mais. »

 

Florence Community Manager Shi-Zen

Enfin la troisième fille de Shi-Zen que j’ai eu l’honneur de rencontrer a plusieurs reprises, c’est Florence :community manager, journaliste, en charge de la rubrique Cuisine et de l’horoscope. Pour un magazine ethique et pas toc : il n’y a pas que la mode ethique. Qu’est-ce qui motive Florence a faire ce metier :

 

Pourquoi ce métier, qu’est-ce qui me motive?

 

« Je ne sais même pas si c’est vraiment un choix, je dirais que c’est plutôt une évidence.

A titre personnel, je voulais être journaliste pour dire, expliquer, partager ce qui se passe d’intéressant dans le monde. Je m’en suis éloignée pour tomber dans le web, outil merveilleux de partage et de rencontres.

Ajoutez à cela une sensibilité bien ancrée au développement, durable, à l’écologie, aux gens, bref au monde quoi!, et vous avez l’essence même de Shi-zen.

C’est ce qui nous réunit tous dans l’équipe, ce qui fait vivre Shi-zen : l’envie de découvrir, de creuser, de comprendre, d’être surpris, et de partager tout ça.

Dans l’équipe il y a des journalistes et des non-journalistes, parce que c’est plus un état d’esprit qu’une question d’étiquette, et c’est aussi ce qui fait la force du magazine, on s’est fixé nos propres codes, et ça c’est une aventure magnifique, qui suffit à nous faire vibrer (même quand il est 3h du matin et qu’il faut absolument finir son article) : faire ce qu’on veut, ce qu’on aime, produire tous les mois un magazine dont finalement nous sommes les premières lectrices ! »

 

Voila un magazine qui dégage de l’éthique. N’hésitez pas à vous abonner en ligne (c’’est en plus bien pour notre environnement).

Carol, Juliette, Florence trois des associes du beau projet Shi-Zen continuez et je confirme votre éthique est loin d’être du toc.

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6 commentaires sur “Jeudi de la mode éthique : Shi-Zen”

  1. Esra dit :

    C’est plaisant de découvrir le magazine comme ça aussi ! Beaux portraits pour une sacré greenteam 🙂

  2. ju_shi-zen dit :

    whouahou, le trio réuni dans un même article vraiment bien, merci bcp !!!
    Et merci Esra ça fait plaisir un chouette compliment de bon matin 🙂

    Sinon, nous avons publié l’intégralité du discours dont tu parles et il est ici : http://www.shizen-lemag.fr/blog/evenements/2011/04/shi-zen-a-un-an-la-soiree-a-la-bellevilloise

    Bonne lecture 🙂

  3. missTizia dit :

    Très jolis portraits. Très belle équipe !

  4. Abi dit :

    Je suis à quelques heures de l’envoi d’une déclaration d’amour aux créatrices & rédactrices de ce fameux magazine (découvert grâce à notre Erick adoré) – merci pour ce focus sur les filles Jean-Marc !

  5. Jean-Marc dit :

    @Esra : Découvrir un projet par les personnes qui font ce projet, c’est ce qui me plait le plus
    @Juliette : Le magazine est fait aussi de ce trio indisociable
    @Miss Tizia : Je confirme
    @Abi : Quand j’ai entendu Carol pour les un an de ShiZen , j’ai aussi craque

  6. […] vous souvenez du billet que j’avais fait sur ShiZen, et ben comme dit Rebecca Armstrong dans son dernier billet ShiZen est en train de tirer sa […]

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