Des définitions vertes – Volume 2

Suite à Planète Durable et maintenant Valériane, je viens compléter aujourd’hui deux des  définitions vertes en y apportant plus mes réflexions et ma touche personnelle sur les initiatives du développement Durable.

 

Le BIO : Voilà un vaste sujet et je vais essayer de dépatouiller en tant que simple néophyte.

Tout d’abord une définition de l’agriculture biologique récupérée sur Wikipédia :

L’agriculture biologique est un système de production agricole basé sur le respect du vivant et des cycles naturels, qui gère de façon globale la production en favorisant l’agro système mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques.

Pour atteindre ces objectifs, les agriculteurs biologiques doivent respecter des cahiers des charges et des règlements qui excluent notamment l’usage d’engrais chimiques de synthèse et de pesticides de synthèse, ainsi que d’organismes génétiquement modifiés.

Au départ ce qui est bio c’est l’agriculture, et lorsque vous portez un Tee-shirt ou un vêtement bio c’est issu de l’agriculture et c’est le coton qui est biologique. Il est de même pour les légumes biologiques, lorsque vous allez dans un restaurant bio vous mangez des légumes issus de l’agriculture biologique ou parfois de la viande ou du poisson qui ont élevés de façons la saine possibles : sans engrais..

Il en est aussi de même pour les produits de beauté ou produits d’entretien ils sont à base d’éléments issus de l’agriculture biologique.

Pour plus d’informations sur ces sujets je vous invite à voir les sites et blogs de ABONEOBIO et de CUISINE SAINE

 

Après on ne peut pas avoir du bio à « toutes les sauces » .On nous a « reprochés » de faire recyclage donc de ne pas « faire » du bio. Sur un salon à force tendance bio où nous avons exposés nos produits, on nous a demandé quelle était notre démarche bio, alors que nous avions passés le comité de sélection des exposants. La question nous a surpris, et  c’est ça aussi qui nous a incité à faire ce billet sur ces définitions vertes il ne faut pas tout amalgamer. Il ne faut pas tout confondre, et ce n’est pas parce pas nous ne faisons du « bio » à proprement dit que notre démarche n’est pas environnementale et je dirais bien au contraire. Nous récupérons des matières ou matériels non bio dégradables et nous les réutilisons pour éviter de les enfouir ou de les détruire chimiquement. Nous ne sommes pas (encore) dans un monde ou tout est BIO : mon clavier n’est pas bio, la structure du stand de salon bio ou nous avons exposé est faites d’éléments qui ne sont pas bio.  Le comité de sélection de certains organisateurs de salons bio, refuse notre candidature en tant qu’exposant car recycler ce n’est pas bio…. !!!!, Et lorsque vous promenez sur le salon vous voyez partout qu’il faut trier et recycler…. Je ne reproche rien, c’est juste que parfois malgré toutes les démarches environnementales que nous tentons de faire petit à petit on nous « dresse  des procès » injustifiés . Le BIO c’est formidable, je ne le dirais jamais assez mais pas que.  Tout est dans la manière de communiquer. Ce qui nous amène au prochain sujet qu’est le GREENWASHING.(voir définitions vertes Volume 1)

Pour illustrer le Greenwashing j’ai fait appel à une experte Céline Réveillac qui tient un blog sur la communication et le Greenwashing

 

Quelques outils pratico-pratiques pour mettre en place une communication dite responsable

 

La communication responsable implique la prise en considération des problématiques environnementales, sociales et sociétales dans les moyens mis en œuvre et les messages élaborés.

Mais attention aux idées préconçues! Toute action ayant un impact écologique, l’idée n’est pas d’imprimer moins et faire plus d’Internet. Il s’agit surtout d’adapter les outils en fonction des objectifs visés (cible(s), message(s)…) tout en faisant en sorte que ces outils soient le plus éco-responsables possible à tous les niveaux: fabrication, diffusion, respect des parties prenantes …

L’UDA et Ethicity ont défini les 5 principes suivants :

1. Inscrire l’ensemble des prises de parole externes dans le cadre d’un code de communication responsable : intégrer en interne une charte de marketing et de communication responsables listant les principes que doivent respecter les communications en matière de contenu des messages, d’impact sur les cibles, etc.

2. Inciter les publics auxquels on s’adresse à des comportements responsables

3. Utiliser avec loyauté les données privées de ses clients finaux dans sa démarche marketing et commerciale

4. Engager un process interne permettant de valider les communications avant leur diffusion externe : créer un référentiel en adéquation avec les standards nationaux et internationaux (recommandations du BVP, de l’Ademe…).

5. Intégrer l’impact environnemental dans les critères de choix des supports de communication

 

En ce moment rien ne m’énerve plus que les nouveaux logos verts des grandes marques de la grande distribution. Les logos et les devantures des magasins sont-il fait à partir de peintures respectueuses de l’environnement, les moquettes sont elles exemptes de produits chimiques ?  Voilà un bel exemple de Greenwashing… Revoilà Laurence (ABONEOBIO) qui a fait un billet la semaine dernière qui illustre bien ce propos.

 

C’était quand même un « petit coup de gueule » mais je garde toujours ma bonne humeur et mon optimiste. Je vous retrouve sur ces définitions vertes avec un volume 3….

 

4 commentaires sur “Des définitions vertes – Volume 2”

  1. Ce qui surprend c’est que les personnes qui réclament du bio sur les stands et semblent surpris ne sont pas forcément celles qui ont enclenché justement un changement dans les pratiques, c’est comme une critique facile au 1er degré. Il faut avoir le temps d’expliquer que ce qu’on croit bon au premier abord n’est pas forcément la bonne solution, sauf que ce n’est pas toujours possible d’avoir ce temps d’échanges. Les entrepreneurs engagés se heurtent à une maturité du marché qui n’est pas là. Du coup ils doivent faire ce boulot « d’éducation » sauf qu’ils ne sont pas rémunérés pour cela et y consacrent malgré tout beaucoup de temps et d’énergie. Le retour sur investissement n’y est pas forcément. Le client s’informe et il a raison, mais papillonne…

  2. Jean-Marc dit :

    Laurence,
    Merci de cet avis que je partage.
    Je ne reproche rien au client bien au contraire, mais « l’éducation » devrait pas forcement venir d’acteurs engages comme nous, même si je le fais avec plaisir. Il est juste très frustrant que des organisateurs de salons bio nous acceptent en tant qu’exposant et nous rejettent en tant qu’acteurs tout court, du coup les consommateurs sont un peu perdus.

  3. […] Ce billet n’a ni la prétention de critiquer quelconque acteur,. […]

  4. […] Ce n’est pas de l’écologie dont on doit avoir peur, mais un d’un autre exemple flagrant de notre monde actuel le greenwashing ! (on veut nous faire  passer des vessies pour des lanternes). Je vous invite à lire ou relire le billet que j’avais fait sur le sujet […]

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