Des définitions vertes – Volume 1

Pendant PLANETE DURABLE nous avons rencontre un certain nombre de visiteurs et, de par leurs remarques et leur questions nous avons eu l’impression qu’ils étaient un peu perdus et qu’il y avait un certain nombre de confusions et d’amalgames qui étaient faits par ces mêmes visiteurs sur les initiatives de Développement Durable. Par ce billet nous allons tenter de débroussailler ce vaste sujet en donnant des définitions simples sur Le developpement durable, le « BIO », le commerce equitable, la mode ethique, le Greenwashing,  le Recyclage, l’Eco Construction, et l’Eco Habiitat Pour ce faire nous avons glanée la toile et puis certains des Eco-Informateurs qui sont plus pointus que nous, nous ont prêté leur plume et leur expertise. Les autres textes viennent de Wikipédia Nous allons commencer donc avec le développement durable : Le développement durable (traduction de Sustainable development) est un nouveau modèle de développement qui redéfinit l’intérêt public, et questionne la croissance économique afin de prendre en compte les aspects environnementaux généraux d’une planète globalisée. Selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le rapport Brundtland1, le développement durable est : « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion :

  • Le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité.
  • L’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et a venir »

  Pour illustrer le BIO, nous avons demandé a Laurence d’Aboneobio : concept d’abonnement pour des produits bio, de nous prêter sa plume : LE BIO non alimentaire A quelles conditions un produit non agricole et non alimentaire peut-il se présenter comme « bio » ?

  • Seul le composant agricole du produit doit être qualifié de bio : par exemple, ce n’est pas le tee-shirt mais le coton qui est bio ;
  • Le produit doit être composé d’une part significative d’ingrédients d’origine agricole certifiés biologiques ;
  • Le produit ne doit pas contenir ou contenir très peu de substances chimiques de synthèse.
  • En outre, l’entreprise ne doit pas minimiser le risque pour la santé ou l’environnement d’un produit qui serait classé parmi les substances et préparations dangereuses

Pour voir l’article complet de cette source cliquez-ici Un autre article sur l’agriculture bio intéressant GREENWASHING L’organisation CorpWatch  définit  Greenwashing (l’écoblanchiment0 comme suit :

  1. Le comportement d’entreprises nocives du point de vue social ou environnemental qui tentent de préserver et étendre leurs marchés en se présentant comme des amis de l’environnement et des leaders dans le combat pour éradiquer la pauvreté ;
  2. Blanchiment environnemental ou écoblanchiment ;
  3. Hogwash (=foutaises).

L’acte de faire de l’écoblanchiment est l’acte de transmettre au public des informations qui sont – dans le fond et dans leur expression – une présentation erronée des faits et de la vérité, dans le but d’apparaître socialement et/ou environnementalement responsable aux yeux d’un public ciblé. C’est un système de communication vaste et complexe destiné à faire passer une « mauvaise » donnée ou information pour une « bonne » COMMERCE EQUITABLE En 2001, quatre structures internationales de commerce équitable (FLO, IFAT, NEWS, EFTA) proposent une définition du commerce équitable : « Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel . » LA MODE ETHIQUE est inspirée du modèle du commerce équitable et des principes de l’éthique, avec deux types de préoccupations : sociales et environnementales. Dans le domaine environnemental, la mode éthique associe des créateurs qui cherchent à diminuer l’empreinte écologique de leur production, en utilisant des matières dites « écologiques », biologiques ou recyclées, et des processus  de fabrication moins consommateurs d’eau, d’énergie et de transports, toujours dans l’optique de réduire l’impact environnemental du produit, tout au long de son cycle de vie.Les aspects sociaux sont traités par le respecter des principes du commerce équitable dont un salaire décent, le respect des droits des travailleurs et l’interdiction du travail des enfants, le respect des conventions internationales de l’OIT et l’application d’une charte minimum de droit social. RECYCLAGE Le recyclage est un procédé de traitement des déchets (déchet industriel ou ordures ménagères) qui permet de réintroduire, dans le cycle de production d’un produit, des matériaux qui composaient un produit similaire arrivé en fin de vie, ou des résidus de fabrication. L’un des exemples qui illustre ce procédé est celui de la fabrication de bouteilles neuves avec le verre de bouteilles usagées. Le recyclage a deux conséquences écologiques majeures : •          la réduction du volume de déchets, et donc de la pollution qu’ils causeraient (certains matériaux mettent des décennies, voire des siècles, pour se dégrader) ; •          la préservation des ressources naturelles, puisque la matière recyclée est utilisée à la place de celle qu’on aurait dû extraire. Esra de Terra Cités qui  conçoivent et réalisent des projets d’éco-construction et de rénovation écologique en tant que promoteur (habitat collectif) et concepteur/maitre d’œuvre (habitat individuel). nous a écrit les deux définitions suivantes : ECO CONSTRUCTION L’éco-construction est la construction et la rénovation d’un bâtiment dans une recherche de respect de l’environnement : 1) en cours de construction (utilisation de matériaux à faible impact environnemental, énergies renouvelables, circuits courts, chantier propre) et 2) pendant la durée d’utilisation du bâtiment (approche bioclimatique, économie d’énergie, utilisation raisonnée de l’eau, traitement des déchets…). Dans cette optique, une maison « BBC basse consommation » n’est pas forcément éco-construite, dès lors qu’elle ne se concentre que sur la recherche d’une faible consommation d’énergie (cet objectif pouvant être atteint avec des matériaux non écologiques !). A l’heure actuelle, l’éco-construction se focalise encore très souvent uniquement sur le respect de l’environnement. Une approche plus élargie de l’éco-construction consiste également à prendre en compte le bien-être et la santé des Hommes, qu’il s’agisse des artisans ou des futurs occupants (qualité de l’air intérieur, matériaux sains…).   ECO HABITAT L’éco-habitat est un habitat réalisé dans une approche d’éco-construction. Ce terme s’applique autant à une rénovation qu’à une construction neuve.  L’éco-habitat est un habitat bioclimatique, c’est-à-dire qu’il s’intègre de manière douce dans son environnement en cherchant à bénéficier des apports naturels (soleil par ex), tout en s’en protégeant (vent par ex). Ce type d’habitat se doit également d’être basse énergie et réalisé à partir de matériaux écologiques, favorables à un intérieur sain. A noter qu’il s’agit d’une définition idéale : à l’heure actuelle, la plupart des constructions se focalisent uniquement sur la consommation d’énergie, sans réfléchir à la nature des matériaux et la santé des Hommes (artisans, occupants). Abi sur Vertissimmo vient d’ecrire un bel article : Un habitat sain, vert, durable, écologique, bioclimatique ou éco-énergétique ??? Un deuxieme billet sur les sujets ci-dessus paraîtra sous peu et sera plus mon avis sur ces differentes définitions.      

8 commentaires sur “Des définitions vertes – Volume 1”

  1. […] Retrouvez d’autres définitions vertes (  sur le blog de marronrrouge.com, au programme : le développement durable, le greenwashing, le bio, le commerce éthique ainsi que la définition « idéaliste » des termes éco-habitat & éco-construction par l’entreprise Terra Cités […]

  2. Bonjour Jean-Marc,
    Tu parles de « confusions et d’amalgames », c’est encore aujourd’hui « notre pain quotidien ». Sur notre métier, l’éco-habitat, nous pensions que le Grenelle de l’Environnement et la communication qu’il l’entourait, favoriseraient une meilleure compréhension de l’éco-construction. Et pourtant, après quelques années, nous réalisons à quel point le travail pédagogique est essentiel, auprès des particuliers, des décideurs… C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons un axe « Sensibilisation et Formation » chez Terra Cités !

  3. Jean-Marc dit :

    Esra,

    Oui c’est en effet notre pain quotidien, mais merci encore pour tes lumières et le deuxième volet de ces définitions vertes nous emmènera dans un univers plus personnel et plus humain. Merci pour votre excellent travail chez Terra Cités.

  4. Bonjour Jean Marc, voilà des précisions qui seront très utiles à bon nombre de consommateurs ! Après le dire c’est bien mais le faire c’est mieux…et là on les attend les clients ^^

  5. Rebecca dit :

    C’est vrai que nous qui sommes au quotidien dans ces sujets, les choses nous paraissent limpides mais il est important de temps en temps de revenir aux fondamentaux…

  6. Comme pour tout secteur relativement récent, on fait souvent l’amalgame entre plusieurs notions. On va ainsi mélanger éthique, responsable et équitable, ou encore produit bio et produit naturel.

    L’article est donc vraiment le bienvenue pour revenir aux fondamentaux (comme le dit Rebecca).

  7. Jean-Marc dit :

    @Abi – Bel article que tu nous a fait là sur http://www.vertissimmo.com
    @Laurence : C’est clair que le faire c’est mieux, mais on garde espoir
    @Rebecca : C’est pour ça que de temps à autre, il faut se remettre en question et expliquer et ré expliquer pourquoi on a choisi cette orientation
    @Daniel : Le mélange et l’amalgame que nous ressentons tous les jours, m’a un peu forcé la main pour écrire cet article, mais je ne regrette rien . Le volume 2 arrive surement semaine prochaine

  8. […] Tout est dans la manière de communiquer. Ce qui nous amène au prochain sujet qu’est le GREENWASHING.(voir définitions vertes Volume 1) […]

Laisser une réponse