Archive pour la catégorie ‘Nos coups de coeur’

Claude et Philippe Charbuillet, l’éthique ils vous en font un monde

jeudi 20 novembre 2014

Lors de la première participation à l’Ethical Fashion Show, j’ai rencontré Claude et Philippe Charbuillet qui étaient en train de « monter » un site de vente de chaussures éthiques. Ils se sont arrêtés malgré tout sur le stand de Marron Rouge et ont eu un déclic quand ils découvert que des « choses » se passaient aussi à Lyon.

Nous nous sommes vus par la suite , dans mon appartement , lorsque Marron Rouge était encore installé à mon domicile. Séduits par les collections de sacs en chambre à air, ils ont positionnés une première commande. Et puis le relationnel a commencé à se créer.

Deux vrais gentils, rigolos, humains, verts commencent a émerger. On se croise de temps à autre dans les rues de Lyon, on va boire un verre de temps à autre. On va voir une conférence de Pierre Rabhi ensemble. On se retrouve aux nuits sonores.

 

Ces deux « mecs » là je les aime bien : je me marre bien avec eux . le côté « professionnel » de nos relations a largement été dépassé. Ils se sont investis dans un Monde Éthique qui me plaît bien.Ils sont assez accrocs au recyclage et à l’upcycling par seulement pour la beauté des objets, mais cette protection de l’environnement

Mais découvrez-les, vous allez voir ils vont vous séduire aussi :

 

 

 

Bonjour Philippe et Claude, pouvez-vous nous faire un historique de votre parcours?

 Claude Charbuillet : Bonjour Jean-Marc, après des études en communication sur Lyon et Paris, j’ai voulu mettre à profit mon niveau d’Anglais en effectuant un séjour de 8 mois en Australie. Durant ce voyage, le mode de vie et les mentalités Australiennes ont renforcé mes convictions en matière d’écologie et m’ont incité à trouver ma voie dans ce domaine.

 Philippe Charbuillet : Après une courte expérience dans la mode, j’ai travaillé 15 ans dans le domaine bancaire, j’ai aussi tout comme Claude, eu envie de rapprocher mes convictions personnelles avec mon activité professionnelle. L’évolution du marché du travail, où compétitivité et profit à court terme sont la priorité, m’ont peu à peu éloigné de ce secteur.

 CLAUDE-PHILIPPE-CHARBUILLET

Claude et Philippe Charbuillet

 

Comment est née l’idée de Monde Ethique?

 En chœur : A l’été 2010, nous étions en vacances ensemble flânant dans les rues de Provence, quand une boutique colorée a attiré notre attention. Un magasin de sneakers contant l’histoire d’une famille Brésilienne, fabriquant artisanalement des baskets, tout en préservant la forêt Amazonienne.

Philippe : On ne peut pas parler de révélation, mais c’est sûrement l’étincelle qui a fait naître le projet de Monde éthique.

Claude : Quelques mois plus tard, nous te rencontrions à l’Ethical Fashion Show, ravis de voir un Lyonnais à Paris et de découvrir l’univers Marron Rouge.

 

Comment sélectionnez-vous les marques que vous commercialisez sur votre site?

 Claude : C’est justement dans les salons que nous avons sélectionné nos premières marques, aujourd’hui le commerce équitable restant un petit univers, nous connaissons aisément les protagonistes. Heureusement nous avons chaque année la joie de découvrir de nouvelles marques engagées, qui recyclent des matières toujours surprenantes.

PC : L’an dernier, nous avons craqué sur les vêtements Amaboomi issus du recyclage de Rpet, associant un projet de transformation du plastique dans le 7 ème continent. En cette fin d’année, nous sommes impatients de faire découvrir les sacs Marron Rouge en tissu de Sari Indiens.

 

 

L’écologie : un mode de vie, un combat, une nécessité?

 Claude : Si nous n’ambitionnons pas de contrer les multinationales de la mode, nous nous engageons à notre échelle pour des solutions respectueuses. Notre priorité : s’assurer que nos partenaires partagent notre éthique (bonnes conditions de travail et de rémunération, réutilisation de la matière, upcycling, bio..). Notre souhait est de sensibiliser le plus grand nombre et de faire évoluer les mentalités dans le bon sens.

Philippe : Pour moi, ce sont des convictions et un ressenti depuis le plus jeune age. C’est aujourd’hui un véritable mode de vie étant devenu végétalien par pure idéologie écologique. C’est un engagement de chaque instant et de beaux échanges au fil des rencontres dans diverses associations de défense de l’environnement.

En chœur : Mais c’est évidemment une nécessité et même une urgence, le rapport alarmant du GIEC cette année en est la preuve, s’il en fallait encore une.

 

 Vos sujets de prédilection ?

 Claude : Le sport est pour moi un moteur depuis mon plus jeune âge, j’ai commencé dès 5 ans avec le foot. Aujourd’hui je fais de nombreux trails, randonnées et sorties VTT, ils me permettent de combiner deux passions, la nature et le dépassement de soi. L’an dernier mon défi était le GR20 , randonnée considérée comme la plus difficile de France. La splendeur des paysages fait accepter plus facilement les difficultés. Pour 2014, je n’ai pas raté le Lyon Urban Trail, le Run in Lyon et je me prépare à présent en équipe pour la Sainté Lyon.

Philippe : De mon côté le sport est une découverte toute récente, je commence à courir cette année et éprouve un plaisir nouveau. Je fais également de l’IFly Yoga, qui se pratique dans un hamac en suspension. Mes connaissances en économie me font également m’intéresser aux problèmes actuels et aux solutions possibles, comme l’apparition de monnaies locales, je viens de découvrir le projet Lyonnais de La Gonette, dont tu devrais être prestataire je crois. Le véganisme et l’alimentation font également partie intégrante de ma vie.

 

 

Le monde de demain on le construit aujourd’hui. Comment le voyez-vous, l’imaginez-vous, le rêvez-vous?

 Philippe : Cette question philosophique m’interpelle, je suis sûr que le monde d’aujourd’hui est la conséquence des choix d’hier, cela m’apparaît donc comme une évidence. Je suis alors tiraillé entre les choix politiques et économiques qui laissent que peu d’espoir au monde de demain. Mais comme je suis d’un caractère optimiste je m’attache à lire et écouter des écrivains ou philosophes comme Edgar Morin, Jeremy Bentham, Stephane Hessel, Pierre Rabhi, en ce moment je lis Plaidoyer pour les animaux de Mathieu Ricard. Dans tous les domaines j’ai l’impression que les solutions sont à porté de main, que le citoyen ne se rend pas toujours compte du pouvoir qu’est le sien à travers ses choix et sa consommation. Pour beaucoup la tâche semble importante et je reconnais que l’on ne sait pas toujours par où commencer, mais chaque petit geste compte pour améliorer le quotidien de tous les habitants de la Terre en harmonie avec celle-ci.

Claude : J’ai quelques craintes sur le monde de demain en matière d’écologie, les mentalités d’autres pays, Australie, Nouvelle Zélande et Scandinavie sont unanimes sur les questions environnementales et paraissent bien en avance sur nos comportements. Seuls les catastrophes majeurs réveillent les consciences et sont vite relayées au second plan par des actualités futiles. J’espère que le réveil est pour bientôt et que futur sommet sur le climat, Paris 2015 sera enfin efficace. Je rêve pour demain que les initiatives locales renversent les mastodontes actuels.

 

Quel acteurs aimeriez vous y voir?

 En chœur : Nous sommes obligés de nous concerter (rires), nous pensons tous les deux que le citoyen doit retrouver sa place dans la cité, qu’il doit être au cœur de l’évolution, acteur du changement. Dans son immeuble, son quartier, sa ville, être force de proposition tout en s’inspirant des réussites vues ailleurs. Beaucoup de domaines sont pour nous à réinventer, l’éducation, la politique, la justice, le social et bien sur l’environnement. Personne ne doit être laissé au bord de la route et nous devons tous participer à cette évolution. Les nombreux engagements citoyens actuels, les associations, les ONG savent insuffler aujourd’hui un meilleur demain et rallier des foules, un tas de choses vont dans le bon sens, nous sommes juste parfois impatients.

 

Pourquoi cette aventure en famille? 

 Claude : Le déclic a vraiment été partagé, avec une envie de changement professionnel simultanée, commencer à deux était une première facilité, les étapes se sont enchaînées. J’ai en mémoire les longues heures de brainstorming familial sur le choix du nom de Monde éthique et de Lucien notre lémurien.

Philippe : Nous avons toujours été admiratifs tous les deux des choix de l’autre, l’idée de travailler ensemble au delà du confort était avant tout une envie de travail agréable en limitant les contraintes. Dans les faits aujourd’hui les tâches se sont réparties tout naturellement. Claude s’occupe plus de l’aspect visuel et moi rédactionnel sur le site. Pour le reste, nos décisions sont unanimes.

 

Autre chose à ajouter?

 « C’est quand chacun de nous attend que l’autre commence que rien ne se passe », une citation de l’Abbé Pierre qui résume bien les sujets que nous venons d’aborder.

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Autres portraits coups de coeur :  Fabien Nicolardot , Audrey Etner , Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Audrey Etner : féminine bio ou bio féminine?

mardi 4 novembre 2014

La première fois que j’ai été en contact avec Audrey Etner c’est au sein des Eco-Informateurs.

Les Eco-Informateurs est à l’initiative d’Anne Sophie Novel  une liste d’échanges  et de réflexion destinée à apporter des réponses rapides pour la rédaction de contenu sur les sujets lies au changement climatique, à la biodiversité, aux problèmes de développement, à l’écologie en général, aux modes de vie durables, aux questions politiques, etc…

J’ai rencontré en vrai Audrey sur le salon Planète Durable à Paris. Nous avons fait par suite fait des billets croisés sur des thématiques ayant trait à l’écologie, toujours au sein des Eco-Informateurs. Et puis Audrey est passée me voir à ses débuts chez Féminin Bio et nous avons commencé à mieux nous connaître et à apprécier nos engagements respectifs.

Audrey est une jeune femme qui arbore un sourire quasi permanent et qui vous le transmet pratiquement immédiatement. La tête sur les épaules,  de la fantaisie, de l’optimisme, de la « féminité » font que j’apprécie vraiment ce personnage. Elle a tenu une rubrique qui a tenu en haleine les lecteurs de Féminin Bio sur les personnalités qui changent de vie. Elle a porté cette série de portraits sans aucun parti pris sur les histoires de ces acteurs. J’ai eu la chance d’en faire partie et je l’en remercie aussi pour ça. Je suis ravi d’accueillir Audrey ici et de faire honneur cette belle personne pleine d’humanité. Elle a accepté de se confier et je vous laisse la découvrir.

 

AUDREY-ETNER-COPYRIGHT -MATHIEU-DUBOISAudrey Etner Photo de Mathieu Dubois

 

Bonjour Audrey, pourrais-tu nous faire une description de ton parcours?

École de commerce, finance, embauchée dès la sortie dans une grande entreprise… J’avançais « dans les clous », sans trop me poser de questions, heureuse d’acquérir un statut social, une autonomie financière. Pour mon entourage, je réussissais bien, j’étais « comme il faut ». Mon quotidien était agréable, confortable, peuplé de chouettes personnes, et d’autres moins chouettes, forcément.

En parallèle de cette existence tranquille, et finalement sans relief au niveau professionnel, j’ai découvert les blogs, à l’affut de recettes sans gluten au départ, car je venais d’être diagnostiquée cœliaque (intolérante au gluten). C’est grâce à ma rencontre avec Nathalie de Lignes et Papilles , Emilie de Griottes  et Karen de Cuisine Saine  , que j’ai fait mes premiers pas en tant que blogueuse. Sur Paris by light (aujourd’hui sur l’Express Styles), je racontais mes pérégrinations parisiennes à la recherche de restos sains et bons, de boutiques et créateurs engagés.

Et puis je suis devenue maman, sans aucun doute l’étape la plus importante de ma longue carrière 😉 L’occasion de mesurer toute la nouvelle dimension de mon existence, liée à celle de ce petit être dont la vie et la survie dépend de soi.

C’est pendant ce début de transformation intérieure que j’ai rencontré Anne Ghesquière et Michaël Amand, qui ont cru en moi, et m’ont laissé ma chance à la tête de la rédaction du magazine Femininbio.com  . Un pas décisif dans mon parcours, que je ne regrette pas d’avoir franchi ! Cette expérience intense m’a profondément transformée. Après tout, la baseline de FemininBio est : « Le féminin qui change la vie » !

L’écologie dans ta vie, un besoin, une nécessité ?

Disons que j’aimerai bien que cela puisse encore être un choix. Cela signifierait que la planète est en pleine forme, que la biodiversité se porte bien, que les cycles naturels sont respectés… Malheureusement ce choix n’existe plus pour nous. L’écologie, ou plutôt la conscience de faire partie d’un tout, d’une planète avec ses habitants (humains, animaux, végétaux) et de ne faire qu’UN avec ce TOUT, s’est imposée peu à peu à moi au cours de ces deux dernières années.

A partir de là, j’essaye d’être cohérente, même si je n’y arrive pas toujours. De nature optimiste et joyeuse, j’en ai fait un jeu au quotidien. Découvrir, tester, choisir… Pour le moment je suis passée au 100 % bio en cosmétique et ménage, j’ai pris la résolution de favoriser le train ou les transports en commun quand je me déplace, d’acheter moins et mieux, surtout pour la mode (Ekyog  j’adore !), je mange beaucoup moins de produits animaux qu’avant… Côté écologie de l’esprit, j’essaye de moins juger (pas toujours avec succès), d’être bienveillante envers moi-même et les autres, et je partage des infos plutôt positives sur les réseaux sociaux, histoire de ne pas entretenir l’énergie négative qui peut s’y installer rapidement si l’on n’y prend pas garde.

Enfin je tente, avec tout ça, de ne pas virer pénible pour mon entourage. Et oui, tout le monde n’avance pas sur le même chemin, et respecter la planète en étant invivable, ce n’est finalement pas très cohérent je trouve 🙂

Tes sujets de prédilection?

Aaaah j’en ai des tas ! C’est un peu l’avantage d’avoir été rédactrice en chef d’un média à la fois généraliste et engagé. Disons, dans le désordre : l’évolution de la conscience, la mode éthique, tout ce qui touche aux nouvelles façons de s’alimenter (vegan, sans gluten etc), la beauté green, l’éducation bienveillante (avec plus ou moins de succès dans l’application quotidienne) et des tas d’autres choses encore

Après deux ans consacrés à ma mission chez FemininBio, j’ai envie de reprendre du service sur Twitter https://twitter.com/AudritaPBL , Instagram http://instagram.com/audritapbl et peut-être aussi sur mon blog http://blogs.lexpress.fr/styles/paris-by-light/

Aujourd’hui tu quittes FemininBio , as-tu déjà une idée où l’on va pouvoir te retrouver ?

Et bien pas encore, même si quelques jolis projets sont en train de se profiler à l’horizon. Je suis une curieuse-née, piquée d’écriture, et je rêve d’être « dénicheuse de tendances », pourquoi pas à mon compte dans un premier temps, pour ensuite rejoindre un réseau d’entrepreneurs engagés ? Une chose est sûre, on pourra toujours me trouver aux côtés de tous les joyeux utopistes qui veulent changer le monde, et aussi sur les réseaux sociaux…. Mon côté hyperconnectée !

Le monde de demain on le construit aujourd’hui : comment vois-tu et rêves-tu du monde demain? quels « acteurs » aimerais-tu retrouver dans ce monde demain?

Vaste et difficile question ! La lame de fond est en marche, est c’est, comme tu le soulignes, aujourd’hui que le monde de demain se construit. Je n’ai pas spécialement de vision idéalisée du monde de demain, car ce serait projeter pour le futur une image construite à partir de mon référentiel actuel. Mais en tant que maman, je souhaite par dessus tout que mon enfant, et plus généralement les enfants d’aujourd’hui, puissent s’adapter à ce que sera alors ce monde. J’essaye donc d’incarner au mieux les valeurs qui sont les miennes, et d’être là pour ma fille, autant que possible.

Les « acteurs » importants pour demain sont déjà à l’œuvre ! Partout, des tas de solutions existent, lancées par des mouvements citoyens, basées sur le collectif. J’essaye de faire de mon mieux pour y participer, car je suis convaincue qu’il n’y a pas de petit pas pour chacun d’entre nous.

Autre chose à ajouter ?

Oui ! Un petit zoom sur deux mouvements initiés par des changeurs de monde géniaux, qui sont déjà en action dans toute la France :

La C2C Community  : si vous ne connaissez pas encore le Cradle-to-Cradle, l’économie circulaire à impact positif, je vous invite à faire quelques recherches sur le ouèb mondial ; vous découvrirez une nouvelle façon de penser les produits que nous fabriquons pour qu’ils soient réutilisés indéfiniment, évitant ainsi pollution et déchets à notre planète. Pour moi c’est l’avenir !

c2c-COMMUNITY

Le Printemps de l’éducation  : qui réunit parents, enseignants, éducateurs, grands-parents et enfants et organise des rencontres dans toute la France pour un renouveau de l’éducation. Parce que « Ce qui doit être au cœur de l’éducation, c’est l’enfant en tant qu’être à part entière ». Forcément, j’adhère !

PRINTEMPS EDUCATION

Autres portraits coups de coeur :  Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Shabnam Anvar : il y a (beaucoup) plus de solutions que de problèmes

mardi 21 octobre 2014

J’ai rencontré Shabnam Anvar , la première fois sur Maison et Objet. Elle était venue me voir sur mon stand pour me faire partager sa passion du recyclage, de l’être humain et des solutions de demain qui sont déjà entre nos mains aujourd’hui.

Nous nous suivions mutuellement sur nos réseaux communs et puis elle m’a parrainée sur une réunion à Paris pour rencontrer des acteurs du changement de monde de Demain. Cette soirée a eu lieu le 11 Juin 2013 et j’ai même rencontré d’autres personnalités qui avaient mon « admiration »

Christophe Chenebault, Anne Ghesquières, Cyril Dion, Isabelle Delannoy, … je ne pourrais tous les citer.

Nous sommes régulièrement en contact avec Shabnam et nos situations géographiques respectives font que nous nous voyons peu mais je ne perds pas espoir de mettre en place des événements avec Shabnam dans un avenir proche.

Vous aurez compris que Shabnam a mon respect et mon admiration pour ses engagements sans failles. Le monde de demain, elle le vit et le construit aujourd’hui.  « Une tisseuse de fils d’or » est vraiment un qualificatif qui lui va. Je l’ai toujours vu souriante, avec un regard plein de sollicitude sur les gens qu’elle croise et c’est une qualité rare aujourd’hui. Elle a accepté que je l’interroge afin que je partage avec vous.

 

shabnam anvar de Stefano Borghi.jpgPortrait de Shabnam Anvar par Stefano Borghi

 

Lisez vous serez conquis comme moi :

 

 Pourrais-tu nous faire une description de ton parcours?

 D’origine française et iranienne, je suis de cultures américaine et française. Je me suis imprégnée de l’environnementalisme aux Etats-Unis au début des années 80. J’ai fait des études de droit des affaires et de l’environnement pour acquérir le langage et les outils du monde des affaires tout en faisant mes stages chez PlaNet Finance, Alter Eco, et les Inrocks… Je suis rentrée dans une grande multinationale dès que j’ai pu pensant pouvoir changer les choses de l’intérieur. A 23 ans, c’était une utopie, mais très formateur.

 

J’ai rapidement changé de direction pour me rendre utile lorsque j’ai rencontré en 2002 deux agriculteurs qui m’expliquaient ne pas pouvoir échanger des semences. Spécialisée en libre circulation des marchandises, leur affirmation me paraissait incohérente. Mais en creusant le sujet, j’ai décortiqué un système qui ressemble à celui de la mise sur le marché des médicaments appliqué au vivant. Mon doctorat est en en libre accès pour aider tous ceux qui travaillent sur ce sujet.

 Depuis j’ai été directrice de deux organisations et aujourd’hui je travaille à mon compte avec mes différentes casquettes (spécialiste de la réglementation des semences, facilitatrice en intelligence collective, et passionnée des questions de gaspillage).

 

Je te connais car nous avons une passion commune qui est le recyclage, l’upcycling, l’économie circulaire. Pourrais-je te demander pourquoi cette passion et quelle en a été la genèse?

 Deux dictons m’accompagnent depuis longtemps :

  • Waste is only waste if you waste it : Un déchet n’est du gaspillage que si tu le gaspilles
  • Waste not want not : si tu ne gaspilles pas, tu ne seras pas dans le besoin

 Ayant grandi dans de très grandes villes (New York, Bangkok et Paris), entre un monde de nantis et un monde de besoins de subsistance, je suis très sensible aux disparités et au gaspillage des ressources. Depuis très très jeune, je limite ma consommation de ressources, je réutilise et je transforme. Je suis une boîte à idées ambulante pour trouver des alternatives au gaspillage. Sorte de don que j’ai développé au cours des années et qui m’anime.

Depuis 2007, j’ai commencé à partager toutes les idées positives et astuces pour réduire le gaspillage, principalement pour m’aider à classer la profusion d’idées et les partager avec ma sœur qui habite de l’autre côté de l’Atlantique (Ripe Green Ideas). De là, j’ai continué à créer des blogs dédiés à des thématiques plus spécifiques, en lien avec le gaspillage, et qui me tenaient à cœur :

 Aujourd’hui, j’allie ma passion à ma vie professionnelle. J’accompagne les organisations et initiatives que se focalisent sur la réduction des gaspillages : gaspillage de ressources, de déchets, mais aussi de temps et de potentiels humains, afin de réintégrer du sens et du respect dans notre relation à ces quatre éléments. J’ai recours notamment aux méthodes d’intelligence collective de groupes multipartites pour que ces groupes, eux-mêmes, identifient leurs problématiques ensemble, et co-créent les solutions pour y répondre, en prenant conscience individuellement et collectivement à travers ce parcours, de leurs responsabilités et de leur capacité à agir.

 

Dans les acteurs d’aujourd’hui de l’économie circulaire quels sont les projets que tu voudrais mettre en avant?

 Je vais aller à contre-courant de notre milieu qui prône l’économie circulaire dans toutes les conférences comme LA solution. L’économie circulaire est une belle idée et pratique : mais elle est difficilement accessible. C’est le somment de la montagne. Or, pour emmener le plus grande nombre avec nous, il nous faut d’abord commencer par gravir les pentes, comprendre quelles sont les sources de gaspillage et de déchets qui composent cette montagne.

 Je vous invite donc à vous mettre en jambe en découvrant la démarche Zero Waste (zéro déchet et zéro gaspillage) accessible à tous, abordable, et techniquement plus simple que l’économie circulaire : il y a l’incroyable équipe de Zero Waste France (ex-CNIID) ; Disco Soupe et son énergie infinie mise au service de la lutte contre le gaspillage alimentaire, les Repair Cafés, Commentreparer.com et l’infatigable Damien Ravé, …la liste est longue, et au fur et à mesure que je les rencontre, je les connecte dans un réseau que j’ai appelé Re-Solutions, où Marron Rouge participe depuis les débuts.. !

 

Sebastien Ravut t’a citée dans son interview et a dit à ton propos :  « tisseuse de fils d’or entre les gens ». Moi je suis assez d’accord mais toi tu en penses quoi?

Ça me touche toujours quand Sébastien le dit. C’est un travail invisible que je fais, mais si important à mes yeux. Je tisse car j’aime connecter de belles personnes, projets et initiatives, et ce sans jamais demander quoi que ce soit en retour. C’est ma manière de contribuer à la transition. J’ai une conviction personnelle qui est plus je contribue à tisser le réseau d’acteurs positifs, plus je contribue à tisser un filet invisible et indispensable qui permet de rattraper et d’aider chaque acteur à rebondir lorsqu’il trébuche. Nous trébuchons tous, car ce que nous faisons pour apporter des changements positifs est difficile. Mais c’est bien moins douloureux quand il y a ce filet solidaire qui nous relance pour retrouver notre élan. 

 SHABNAM- MARIE GABRIELLE FAVEPhoto de de Marie-Gabrielle Favé

 

Tu animes un certain nombre de conférences, et plutôt bien (à ce qu’on m’a dit). D‘où te vient ce désir d’animer?

 En toute honnêteté, je n’aime pas parler en public, et préfère travailler de manière très discrète. Mais à un moment, j’ai eu un certain ras-le-bol des conférences des « experts » sur l’estrade parlant à un public de thématiques qui ne laissaient pas la place à l’espoir et aux solutions qui existent. Vu que je suis une enthousiaste par nature et une connecteuse, je profite aujourd’hui des conférences qu’on me demande d’animer pour changer le format et faciliter des sessions où chacun peut être partie prenante. Je cherche aussi à connecter le public à des personnes et projets inspirants qu’il faut soutenir, tout en communiquant une envie contagieuse d’agir.

 SHABNAM ANVAR - UCKA IIOLOPhoto de Ucka llolo

 

 

Comment imagines-tu  ou rêves tu le monde de demain?

 Je rêve qu’il soit dans le respect de notre terre, de l’autre et de soi-même au service d’aventures qui nous font humainement grandir (comme mon couple !).

 

Autres portraits coups de coeur :  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Catherine Dauriac : la rousse, verte chez Marron Rouge

vendredi 3 octobre 2014

 Qu’on ne me dise pas que Facebook ce n’est que virtuel! Catherine est une « amie Facebook » au départ. Et puis nous avons des passions communes que sont l’écologie et l’être humain. Et puis un jour elle est venue me voir à une journée Presse à Paris., organisée par My Beautiful RP . C’est quand même beaucoup mieux de voir « les gens » et puis on a discuté autrement que sur Facebook où on se partageait des « j’aime »

Et bien justement chez Catherine :

J’aime ses engagements

J’aime ses coups de gueule

J’aime son implication

J’aime sa gentillesse

J’aime sa clairvoyance

J’aime sa façon dont elle se prend pas au sérieux

J’aime ses découvertes en terme de mode design déco

J’aime ses partages

J.aime le regard doux qu’elle pose sur les autres

….

 On se voit régulièrement sur les salons, ou autres événements parisiens  malgré un emploi du temps surchargé. Elle court , elle court mais elle arrive toujours à point nommé. Bref vous avez compris je suis convaincu par cette rousse Verte! J’ai plaisir à discuter et travailler avec elle, car la langue de bois elle ne connaît pas.

Plutôt que lui adresser des compliments, lisez là et vous verrez.

 

 

 

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Bonjour Catherine pourrais tu nous faire une présentation de ton parcours?
On te connaît en tant que journaliste mais quels sont les supports et journaux pour lesquels tu écris? Pourquoi ces choix?

En 2003, quand j’ai tourné la page de la communication mode, il n’était pas question d’arrêter de défendre la création émergente, ses savoir-faire, ses efforts pour préserver une certaine éthique. Ecrire m’a semblé le chemin le plus court pour continuer un combat de terrain devenu dérisoire dans la presse magazine. C’est l’année où j’ai découvert les « blogs », venus des Etats-Unis. Je me suis lancée dans l’aventure dès 2004 avec « Dreamdreamer » un magazine en ligne où je racontais mes rencontres artistiques. La plateforme qui l’hébergeait a explosé en vol… En 2005, j’ai lancé mon blog green Cityzencats, un carnet de bord qui mêle écologie et bonnes pratiques, mode éthique, design et art contemporain. En 2007, j’ai eu le bonheur de rencontrer Anne-Sophie Novel qui venait tout juste d’ouvrir Ecoloinfo.com, un blog engagé et collaboratif pour lequel j’écris toujours. En partenariat avec la librairie Mollat, nous écrivons aussi des dossiers et chroniques sur des livres traitant d’écologie, d’alimentation et beauté bio, de biodiversité et de développement soutenable. Déjà 7 ans !
Et 7 ans également pour Boutique2mode, un mag professionnel édité en format papier et dédié aux multimarques francophones avec des sujets pratiques, des portraits de créateurs, des success-stories d’indépendants et la découverte d’histoires de mode. L’année suivante, j’ai rejoint l’équipe de la Confédération européenne du lin et du chanvre, nos fibres naturelles, locales et lancées dans l’innovation post-pétrole. Et ça fera 7 ans en 2015 . 

Mode, design, écologie, innovations… Mes sujets de prédilection ! Toutes ces aventures cohabitent avec bonheur.

Tu es en fait touche-à-tout à part le journalisme. Tu as des domaines de compétences variés. Peux-tu nous en parler ?

Au départ, pour être archéologue, j’ai étudié le dessin et la photographie, l’histoire de l’art, l’archéologie biblique et les civilisations précolombiennes. Puis, en 88, j’ai monté un bureau de presse mode ! Cherchez l’erreur… J’en retiens de belles rencontres, notamment avec Hortensia de Hutten, auprès de qui j’ai travaillé pendant 7 ans (décidément, le chiffre 7). En 1993, elle a révolutionné le marché en donnant la parole aux très petites maisons de mode, avec son salon Workshop.

Ce qui me porte aujourd’hui, c’est l’écologie et toutes les green-innovations, technologies que nous voyons naître (les moocs qui mettent le savoir à la portée de tous, une certaine prise de conscience de l’industrie textile, guidée – par Greenpeace – vers plus d’« honnêteté », les imprimantes 3D, la biomimicry, les teintures à base de bactéries et sans eau, la fibre de lin en renfort des composites, etc)… Les nouvelles pratiques collaboratives me passionnent, la puissance des réseaux sociaux également. Ma micro agence Cityzencat développe des projets web (social media, contenu éditoriaux, créations de blogs) grâce à un réseau de spécialistes, graphistes, photographes, rédacteurs, community managers.

Il y a un an, j’ai rejoint l’équipe du nouveau salon de mode, déco et beauté écologique, Green Orange Fashion Fair (GOFF). Il a lieu 2 fois par an à Amsterdam. A partir de la session de janvier, le salon entre dans l’économie circulaire. Les exposants ne paient plus leurs stands, en échange de quoi ils offrent un discount aux acheteurs qui, eux, paient un ticket d’entrée. Un vrai challenge. Demain est à portée de main. Nous en sommes les acteurs.

 

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Engagée et militante, tu l’es, c’est indéniable. Pourquoi tous ces engagements écologiques, politiques, humains ?

Mon arrière grand-père alsacien a fait deux guerres « malgré lui ». Ouvrier tanneur, il a construit sa maison avec mon arrière grand-mère, couturière et modiste. Ils cultivaient potager et verger, et une belle roseraie. En 36, ils se sont battus ardemment pour des droits. Un peu plus tard, certains proches on disparu dans les camps. Ma mère féministe a fait le reste… Nous avons un devoir de mémoire. De résistance. Et de solidarité avec les plus pauvres, les plus faibles. Contre les barbaries.

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Le portrait de mes arrières grands-parents avec ma grand-mère et son petit frère en 1914, avant le départ de mon grand-père (en tenue de soldat) sur le front de l’est (l’Alsace était Allemande alors…)
 

 

 

Comment imagines-tu le monde demain et quels acteurs voudrais-tu y voir, (toi y compris)

Le monde de demain est déjà là et ses acteurs bien vivants. Les solutions viennent de la société civile, les initiatives pullulent… En quelques années, tout a changé. Nouvelles monnaies locales, économie symbiotique, crowdfunding, partages tout azimut, engagements citoyens bénévoles, comme Action Froid, une jeune association qui vient en aide aux sans-abris … Il faudra (con)vaincre encore les réticents, les sceptiques. Expliquer encore et encore (l’humour marche très bien pour ça). Laisser passer quelques nuages noirs. Et toujours voir le verre à moitié plein (si l’on ne sait toujours pas qui le remplit, nous avons une idée de qui le vide…).

Tu te reposes quand?

Sur mon île, le plus souvent possible. En ville, essayons la méditation.

Autre chose à ajouter?

« Je m’intéresse à l’avenir, car c’est là que j’ai décidé de passer le reste de mes jours » (Woody Allen)

 

Liens  de Catherine :

Le blog de Catherine  http://cityzencats.blogspot.com

Pinterest : http://www.pinterest.com/cityzencat/

Twitter : @cityzencat

Veille Scoop.it : http://www.scoop.it/u/Cityzencat

 Blog du lin et du chanvre européens http://europeanlinenandhempcommunity.eu

 

Autre coup de cœur chez Marron Rouge : Sebastien Ravut le citoyen qui ne vous fait pas marcher

Sebastien Ravut : le citoyen qui ne vous fait pas marcher

vendredi 19 septembre 2014

Je connais Sébastien Ravut pratiquement depuis les débuts de Marron Rouge (Juillet 2010). Je l’avais contacté pour faire partie de l’annuaire LE MARCHE CITOYEN et à l’époque ce n’était point possible car nous n’avions de lieu de vente physique et il m’avait alors dirigé vers ECO SAPIENS chez lesquels nous étions déjà référencés.

Et puis Marron Rouge a intégré le Village des Créateurs et là LE MARCHE CITOYEN pouvait nous accueillir. Nous avons même commencé une campagne de communication dès 2011. Nous avons depuis fait trois nouvelles campagnes, qui chaque fois donnent d’excellents résultats en termes de fréquentation sur le site de Marron Rouge.

J’ai rencontré Sébastien à plusieurs reprises et notamment une première fois sur l’avant dernière session de l’Ethical Fashion Show au Caroussel du Louvre. Je suis ses actualités régulières sur les réseaux sociaux.

C’est un homme dont j’ai plaisir à faire l’interview car il partage des valeurs qui me sont chères : humanité, humour, compétence, simplicité, partage.  Il est engagé pour des causes qui me vont droit au cœur : l’humain ! Il ne manque pas d’humour en partageant ses fous rires sans une once de vulgarité même quand les sujets sont limites.  Il a toujours été d’un bon conseil sur mes campagnes de communication. Il vous dit les choses simplement sans détours met sans aucune once de méchanceté ou d’agressivité. Il n’hésite pas à partager ses réseaux, idées, doutes.

 

Maintenant lisez ce qu’il m’a confié et vous découvrirez un Citoyen.

 

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Sébastien, pourrais-tu nous faire une brève présentation de ton parcours.

Après des études d’économie, qui m’avaient permis de découvrir Internet (en 1996 :-), j’ai démarré ma carrière dans le Service du développement économique de Montreuil. J’ai réalisé là que les entreprises n’étaient pas toutes pareilles, que les « patrons » n’avaient pas tous le même objectif. En plus de leur chiffre d’affaires, certains se souciaient de social et d’écologie. J’ai aimé ça et déjà geek dans l’âme, j’ai eu l’idée de créer Le Marché Citoyen, un annuaire web pour valoriser ces entrepreneurs là. Mais j’ai été entraîné dans la fièvre du web et j’ai rejoint l’équipe de BeCitizen, fondé par Maximilien Rouer, pleine d’ambition, de chiffres et de têtes bien faites. La bulle Internet a explosé et notre portail web du Développement durable comme sa startup ont été envoyés par le fonds. Enfin non c’est devenu une société de conseil florissante. Après les startup-builders, j’ai rejoint une agence de com en SCOP, Incidences. Là j’étais plutôt chez les militants de l’économie sociale. J’ai continué à développer des sites, des CD-ROM (si ça existait), des applications… et à m’intéresser au développement durable avec des gens inspirants comme Elisabeth Laville ou Elisabeth Pastor-Reiss. Puis en 2006, je me suis lancé en indépendant pour réaliser mon rêve.

Aujourd’hui on te connaît à travers Les Marchés Citoyens mais ce n’est qu’un aspect de ton métier. Peux-tu nous parler de tes domaines de compétences et les organisations qui les portent?

Je gère l’agence Les Marchés Citoyens, qui accompagne aujourd’hui les entrepreneurs de demain dans leur stratégie et leurs médias web. Conseil stratégique, formation web 2.0 et RSE, conception de site et d’applications web sont notre quotidien. L’agence assure également la gestion du Marché Citoyen, l’annuaire. « LE », « LES », je sais ça prête à confusion, mais disons qu’après avoir exploré LE marché des commerces locaux bio, équitables et solidaires, de nouveaux marchés citoyens s’offraient à l’agence. Ca va c’est clair là ? 😉

 

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Je connais ton engagement sur l’écologie, les colibris, les acteurs du changement du monde de demain …., mais pourrais-tu nous en dire un petit plus sur ces engagements?

Je suis coordinateur du collège des partenaires de Colibris, fondé par Pierre Rabhi, Isabelle Desplat et mon ami Cyril Dion. J’anime ce réseau d’entreprises qui se reconnaissent dans Colibris et l’aide à monter de petits ou de grands projets, de communication notamment : Sidièse, SMOL, Université du nous, Outils réseaux…
Il y a 2 mois et demi Cyril Dion m’a demandé de lancer et animer la campagne de crowdfunding du film Demain qu’il réalise avec Mélanie Laurent. Je me suis dit que l’objectif de 200 000 € était un peu fou mais j’ai plongé. En 3 jours, l’objectif était atteint, et la campagne s’est terminée à 440 000 € ! C’est bien sûr Cyril, Mélanie, tous leurs réseaux, notamment Colibris, qui ont permis cette explosion d’enthousiasme et de dons. Le teaser, qui augure d’un film super émouvant, a aussi beaucoup joué. Et puis l’équipe que j’ai animé, avec Anne-Sophie et Nicolas, Céline et Grégory de Colibris, Charles et Adrien de KissKissBankBank, on a tous fait le job, bien organisé, en mode collaboratif, dans la joie, comme j’aime.

 

 

 

 

Quels sont aujourd’hui les projets que tu soutiens et pourquoi?
J’ai de gros clients institutionnelles ou des PME innovantes et engagées et cela me permet de m’engager sur d’autres projets à titre bénévole, ou je dirais plutôt dans une démarche de « bénévolat intéressé » car je crois en leur potentiel : il y a Mes Sages Musicaux  fondé par Vincent David, un vrai tisseur de réseaux « dans la vraie vie » ou open-solutions.info fondé par Shabnam Anvar, elle aussi tisseuse de fils d’or entre les gens.

 

Comment aimerais-tu le monde de demain? Quels acteurs aimerais-tu y voir, dans ce monde de demain (toi y compris)?
J’ai été vraiment touché par l’idée de Cyril Dion dans Demain, inspirée par Nancy Huston, celle de raconter ensemble une nouvelle histoire pour ce monde, et pas celle des pieds dans l’eau de banquise fondue, mais celle à laquelle on aspire vraiment, constituée des solutions qui existent aujourd’hui. Ce monde, je le vois plein d’entrepreneurs, de gens qui construisent et se racontent mutuellement de belles histoires. Car je ne suis pas là sur cette terre pour râler contre le monde tel qu’il tourne. Je suis là pour être heureux et contribuer à la transformation, comme le Colibri dans la légende amérindienne.

 

Tu n’es pas dénué de sens de l’humour est-ce qu’il y a truc (ou plusieurs) trucs qui te font rire en ce moment?
J’adore le Gorafi. J’ai l’impression que des Pierre Desproges et autres humoristes de l’époque (la mienne) revivent en version 2.0 à travers ce site. Il analyse l’actualité d’une manière tellement sarcastique, sans finalement être sinistre. Si j’osais, je dirais que l’approche de ces journalistes est poétique !?
J’aime aussi certains textes, vidéos, images… qu’on partage sur les réseaux sociaux et qui me font bien marrer dans la journée. Avant les réseaux, on avait que rarement l’occasion de rigoler en dehors des repas ou des soirées. A propos des réseaux, j’aime bien partager l’idée que ce sont avant tout des réseaux sociaux, donc humains. Ils ne sont pas du tout virtuels. Les émotions qui y transitent sont bien réelles. C’est ce que je tente aussi de transmettre dans mes formations en entreprises. Le web est maintenant ouvert aux humains, et plus seulement aux professionnels de la com (médias, blogueurs) ou aux robots (Google). J’aime.

 

Le mot de la fin, quelque chose à ajouter?
J’aime cette idée de Vincent Houba, un ami expert en communication non violente et en « transition » dans les entreprises : plutôt que de vouloir changer le monde, tentons de contribuer au monde, ce sera déjà formidable.

Ombeline et Mathieu : Les Eco Globe Trotters En Pleine Ere!!

jeudi 3 juillet 2014

J’a’ découvert ce projet en me promenant sur Facebook et j’ai immédiatement adhéré.

C’est le projet de deux jeune tourtereaux qui non seulement veulent « casser » leur routine mais aussi faire un break pour être un acteur à temps plein de notre mode de demain.

J’ai rencontré Mathieu à Paris il y a quelques années sur le salon Planète Durable et nous avons été par la suite régulièrement en contact via le groupe des Eco-Informateurs. Mathieu est un homme engagé pour la survie de notre planète et il ne manque pas de sens de l’humour. Je n’ai pas eu la chance de rencontrer Ombeline.

Ils vont  donc se « transformer » en Eco Globe Trotter, non seulement pour eux mais aussi pour nous. Ils vont nous faire partager leurs découvertes, relever des pratiques intéressantes et aller à la rencontre d’êtres humains sur tout le continent américain du Nord Au Sud.

J’ai eu la chance de visiter un certain nombre de pays qu’ils vont traverser : Le Canada, Les Etats-Unis, Le Guatemala, Le Costa Rica, La Bolivie  et je les envie de visiter tous ces autres pays que je ne connais pas.

 

Je ne peux qu’applaudir ce projet, car quel courage et quelle humanité se cache derrière toute cette démarche.

Je vais suivre leurs aventures et vous invite à faire de même.

 

On peut aussi les aider voir à la fin de l’interview qu’ils mont accordé.

 

Bon vent

Bon voyage

 

 

 

 

– En quelques mots, pouvez-vous vous présenter brièvement ? (votre parcours, vos aspirations)

 

Ombeline :

 

J’ai grandi à Nantes. Chez mes parents, on mangeait bio, on croquait les fruits du jardin, on prenait soin des plantes qui nous soignaient à leur tour… Bref, j’ai eu la chance d’être à bonne école pour adopter les gestes essentiels à une santé en béton armé. Plus tard, je me suis installée en région parisienne où j’ai tâché de travailler en harmonie avec mes valeurs, et j’aime autant vous dire que ça n’a pas toujours été une mince affaire ! J’étais chargée de communication le jour et blogueuse sans langue de bois la nuit ! Ce nouveau projet répond à un besoin, celui de me sentir utile, autrement que derrière mon ordinateur. Si je suis engagée au quotidien pour un mode de vie plus sain, j’ai à coeur de partager tout ce que j’ai appris… Et continuer d’apprendre en retour, évidemment ! Disons que ce projet s’inscrit dans une “quête de cohérence” si j’ose dire, dans laquelle je me suis lancée depuis quelques mois maintenant…

 

Mathieu :

J’ai grandi au coeur de la Dordogne, plus souvent perché dans les arbres que sur la terre ferme. Tout petit déjà, j’ai pris conscience que cette nature environnante m’était indispensable :  l’observer stimulait mon imagination, ma sensibilité, ma capacité d’analyse… et que j’en étais totalement dépendant, dans mon assiette et dans tout produit que je consommais ! A l’âge de choisir, je me suis orienté très naturellement vers des études en environnement. Mon diplôme en poche, j’ai été gérant d’une entreprise spécialisée en éco-construction. Aujourd’hui, l’envie de mettre les mains dans le terreau et de participer à un mode de vie alternatif à notre société d’hyperconsommation m’a violemment rattrapé ! Je pars à la recherche d’initiatives positives ! Pour voyager, évidemment, et surtout pour proposer des actions concrètes et duplicables par tous.

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– Est-ce indiscret de savoir comment vous vous êtes rencontrés ?

 

Ombeline :

C’était en 2012. Dans le cadre d’un Green Twitt Apéro. On a du discuter une ou deux fois… De Paris, je suis retournée à Nantes et j’ai fini par m’envoler pour Montréal où je suis restée 2 mois. Nous sommes restés en contact, et puis un jour, on a commencé à parler “projet”, sur le ton de la plaisanterie… Sauf qu’à mon retour, tout s’est concrétisé !

 

– Expliquez ce qui se cache derrière ce projet/voyage ?

 

Ombeline :

L’objectif sous-jacent de ce projet, c’est l’autonomie. Pétrir son pain ou préparer ses propres cosmétiques, c’est un bon début, mais ce n’est qu’une infime partie de tout ce que l’on voudrait faire seuls ! Participer à des projets d’éco-volontariat, c’est le cadre idéal pour s’initier : permaculture, éco-construction mais aussi protection des animaux et de la biodiversité…

 

Mathieu :

Tout est basé sur l’échange : nous intégrons des pratiques au côté de nos hôtes, que nous adaptons, de sorte à ce qu’elles façonnent le quotidien des internautes, qui seront donc à leur tour, acteurs du changement ! En proposant des solutions, nous allons au-delà de la simple diffusion d’informations, nous sommes bel et bien dans l’action !

– Quels pays allez-vous visiter et pourquoi ces pays ?

 

Ombeline :

Le point de départ, c’est Montréal. Parce que c’est là-bas que tout a commencé et que c’est aussi là-bas que vit ma sœur ! Ensuite, on envisage de traverser tout le Canada, sillonner l’Ouest américain, puis le Mexique (où vit mon autre sœur !) et tous les pays d’Amérique Centrale. Après une halte chez mon frère, qui habite le Salvador, nous descendrons jusqu’en Colombie, puis Équateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine… et partout où les projets nous porteront, pour finir au Brésil, ou peut-être au Venezuela ! C’est le voyage d’une vie, nous n’avons aucune contrainte de temps, notre seul leitmotiv repose sur l’envie de sensibiliser, autant que possible, à l’importance d’une consommation responsable, tout en démontrant que limiter son empreinte carbone en voyage, c’est possible !

 

Mathieu :

Pour le guacamole ! Parait que l’avocat, c’est une super source de magnésium !

 

– Qu’est-ce qui vous a décidé à faire ça et ensemble ?

 

Ombeline :

L’amour, pardi ! 😀

 

Mathieu :

Un gros ras le bol de la routine ! Et l’envie de s’émerveiller d’un rien, comme quand on était enfant !

 

– Est-ce un projet auto-financé ou y-a-t-il des sponsors, ou du financement participatif ?

 

Ombeline & Mathieu :

Nous avons bouclé la majeure partie du budget avec nos économies respectives. Pour clôturer la phase des préparatifs, il nous manque encore quelques deniers, c’est pourquoi nous avons décidé de lancer notre projet sur Kiss Kiss Bank Bank… 

 

Nous n’avons aucun sponsor mais nous avons la chance d’être soutenus par FemininBio.com, Kaizen Magazine, Treez (le bracelet qui plante des arbres), Mélanie du blog Vert-Citron (que je vous recommande chaudement !) et Ôna de Super Naturelle, l’atelier de cuisine bio et végétale ! On ne vous en dira pas plus, mais à votre place, je garderais un oeil sur le site, on vous y réserve de sacrées surprises !

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– De quoi allez-vous avoir besoin ?

 

Ombeline :

De vous !Nous avons mis en place des défis carbone pour que les gens ne soient pas seulement lecteurs du blog, mais acteurs au quotidien. C’est toute une ribambelle de cadeaux qui attend les personnes les plus impliquées ! Tous leurs gestes nous permettront d’alléger notre empreinte carbone, et puisque nous sommes joueurs, nous relèverons aussi tous les défis qui nous seront lancés, peu importe la thématique !

 

Mathieu :

Je fais aussi beaucoup de photos, je vais donc avoir besoin de compléter mon matos pour que vous puissiez voyager avec nous… Et il va aussi nous falloir de quoi filmer et monter les vidéos que l’on aura faites… D’où la collecte !  

 

– Autre chose à ajouter ?

 

Ombeline & Mathieu :

On nous demande souvent s’il y aura un livre ou un documentaire au terme de notre voyage… Sûrement ! Mais de là à préciser une date… Aucune idée !

 

Ce voyage n’est pas une improvisation et ils ont même établi une Charte de l’Eco-Gobe-Trotter

 On pourra suivre leurs aventures  sur leur site/blog et sur Facebook et Twitter

SITE EN PLEIN ERE

 

SIGLE-FBSIGLE-TWITTER

 

 

 

Marron Rouge : l’un de nos coups de coeurs pour Christine Ollier directrice d’Oletal

lundi 2 juin 2014

Marron Rouge m’amène à rencontrer beaucoup de monde et le hasard de la vie fait que je sois mis en contact avec Christine Ollier.

Christine Ollier est la dirigeante de la société OLETAL qui est située à Lyon.

OLETAL est un grossiste en fournitures pour les commerces et depuis quelques années OLETAL produit des sacs en papier personnalisés ou personnalisables.

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Rendez-vous avec Christine OLLIER, j’arrive dans la boutique et je m’annonce en disant que j’avais rendez-vous. Un homme me reçoit et me dit avec une extrême gentillesses je la préviens et il se dirige dans l’arrière boutique.

Quelques minutes plus tard une femme vient me retrouver en arborant un large sourire.

 

En prenant connaissance de l’histoire de Marron Rouge , elle me propose de venir faire une présentation de mes produits dans sa boutique pour tous ses clients (qui pourraient aussi être les miens). Je trouve cette proposition très généreuse et sutout qu’à priori c’est une première dans sa boutique. Bien entendu j’accepte la proposition et rendez-vous le 16 juin, 2014 chez OLETAL.

 

Mais je laisse le soin à Christine de se présenter car je lui ai posé quelques questions.

 

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Jean-Marc : Bonjour Christine Ollier. Vous êtes la dirigeante de la Société Olétal, que beaucoup de commerçants connaissent.  Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes et nous présenter votre société?

Christine Ollier : Bonjour Jean-Marc,

Oletal est une société familiale créée par mon beau père en 1962 et que je dirige depuis janvier 2005. Je suis maman de 3 enfants. Mon parcours est atypique et diriger l’entreprise est une passion sans cesse renouvelée.

Olétal est une entreprise à double activité, sur deux sites de 500m2.

–         Show room rue Pierre Corneille : Nous sommes grossistes en fournitures pour le commerce depuis 1962 : emballages (sacs papier, plastique, papiers cadeaux, pochettes…) mannequins, cintres, affichage, décorations de vitrine, étiquetage…). Nous nous positionnons comme partenaire, conseiller de nos clients.

–         Depuis 1995, nous avons développé un site de production de sacs papier imprimés en flexographie ou en dorure à chaud. Notre offre se positionne sur une large gamme de sacs et nous imprimons à partir de petites quantités (200 sacs). Nos délais sont très courts.

 

 

JM : Votre société rayonne en région Rhône Alpes mais pas seulement. Le site web rayonne dans toute la France?

CO : En effet, notre notoriété est forte dans la région et le site web nous permet d’étendre notre offre à toute la France et même à l’étranger. Il nous apporte d’excellents contacts et de nouveaux clients fidèles au fil du temps.

JM: Quelle est aujourd’hui la force d’Olétal?

CO : Notre choix est une force mais aussi notre connaissance du métier qui nous permet d’accompagner le client dans ses recherches. Nous avons un excellent « sourcing »     et pouvons faire fabriquer de nombreux produits correspondants à des demandes particulières.

Vous avez aujourd’hui un service complet pour l’espace commercial des commerces. Quels sont les commerces les plus présents chez vous?

Nous développons sans cesse notre service : livraison, stockage, écoute, conseil… Historiquement, les commerçants en prêt à porter se fournissent chez Olétal, mais aussi, les chausseurs, bijoutiers, parfumeurs, magasin de décoration, accessoires de mode, lingerie… En fait tous les commerces peuvent être intéressés par notre offre, même alimentaires puisque depuis 6 mois nous avons élargi notre gamme à l’emballage alimentaire. Nous fournissons également les agences de com, les administrations, musées, chaînes et enseignes nationales.

 

JM : Pouvez-vous nous présenter votre équipe?

CO : Henri, Christelle, Marilyne et Thomas forment l’équipe de vente, sédentaire ou itinérante. Mon assistante, Christelle gère également nos revendeurs sur la France. Fabien et Massoud sont à la production.

 

JM : Auriez-vous une anecdote « rigolote » au sujet d’une demande client « farfelue » que vous avez réalisée?

CO : Farfelue n’est peut être pas le terme, mais inhabituelle oui. Nous avons décoré une voiture pour un soir de match à l’OL. Nous vendons parfois des mannequins à des artistes qui prennent plaisir à les découper pour réaliser une œuvre.

Les impressions sur sacs peuvent être surprenantes : des messages amoureux (notamment pour les mariages), des logos originaux…

 

 

JM : Le 16 juin 2014, vous allez accueillir Marron Rouge dans vos locaux pendant toute une matinée. Qu’est-ce qui vous a décidé à accepter notre présence? A priori c’est la première fois que vous faîtes ce genre d’opération?

CO : J’ai avant tout un coup de cœur pour les produits de Marron Rouge, et je trouve intéressant que mes clients puissent rencontrer de jeunes créateurs. Ils sont eux-mêmes à la recherche de produits différenciant. Créer des moments conviviaux de rencontre au sein d’Olétal me semble tout à fait cohérent avec notre culture.

JM : Autre chose à ajouter?

CO : Bienvenue à Marron Rouge

 

JM : Une dernière question qui concerne plus Marron Rouge. Nous sommes spécialisés dans le design et le recyclage. Qu’est-ce qu’évoque pour vous ces mots pêle-mêle, environnement, écologie, recyclage, développement durable?

CO : Avant tout, mon imprimerie de sacs, puisqu’à la création de cette activité, en 1995, Richard Ollier a fait le choix avant-gardiste à l’époque, d’investir dans une machine d’impression à base d’encres à l’eau, dans le respect de l’environnement.

En ce qui concerne le recyclage, nous proposons de plus en plus de sacs recyclés et recyclables, en papier ou plastique. Nous comptons bien apporter notre pierre dans la chaîne du développement durable.

Toute démarche de nos fournisseurs dans ce sens, par l’innovation, retient notre attention.

 OLETAL-DEVANTURE

Rendez-vous le 16 juin de 9h00 à 14h00, pour les commerçants de la région dans la boutique d’Oletal 9, rue Pierre Corneille 69006 Lyon – 04 78 52 01 30 www.oletal.com 

 

Christine Ollier est lauréate du Prix Rebond des Entrepreneurs organisé par Les Acteurs de l’Economie – La Tribune 

Lionel Astruc, La Fondation Ekibio et le Festival La Bio dans les Etoiles

mardi 25 mars 2014

Depuis que j’ai décidé de « changer de vie », je rencontre pas mal de gens qui sont « dans mon cas » et qui décident d’œuvrer pour une vie meilleure dans un monde meilleur et plus vert.

Une des dernières personnes que j’ai été amené à rencontrer, Lionel Astruc qui va vous parler de son parcours et des ses engagements passés et actuels.

LIONEL_ASTRUC

 

Au sein de la fondation EKIBIO, il organise le prochain festival LA BIO DANS LES ETOILES le 11 avril, 2014 à Davezieux dans l’Ardèche.

 

Mais reprenons les choses dans l’ordre 

Lionel Astruc se « confie » à Marron Rouge 

 « Je me suis intéressé à la Responsabilité Sociale et Environnementale en réalisant des enquêtes de terrain sur les produits de grande consommation venus de pays lointains. Ces reportages au Cambodge, en Inde, au Brésil et dans de nombreux pays dont la France étaient publiés dans la presse (L’Express, Libé , La Vie etc…) et ont ensuite fait l’objet de livres. Faire connaître les idées de ceux qui ont expérimenté des solutions écologiques et sociales est devenu une sorte de spécialité. J’ai donc rédigé un programme complet avec les Colibris en 2012 : « (R)évolutions pour une politique en actes » (Actes Sud). Je suis également devenu le biographe de Vandana Shiva avec qui je prépare actuellement un second livre.

Etudier ce ballet de matières premières à travers la planète m’a passionné, tout particulièrement dans le domaine de l’alimentation. 

Mais je voulais agir de manière plus directe et active qu’à travers l’écriture. Cette envie a coïncidé avec la rencontre de la Fondation Ekibio à qui j’ai proposé quelques idées. Je suis devenu directeur et la Fondation s’est axée sur le thème des bonnes pratiques alimentaires. Pourquoi ? Parce que l’évolution de nos habitudes dans ce domaine est à la fois la manière la plus simple de sauver la planète, mais aussi la plus économique et la meilleure pour la santé. 

C’est donc incontestablement le changement le plus évident à mettre en oeuvre dans nos quotidiens. Outre la préférence pour les circuits courts, les produits de saison et bio, certains choix offrent un levier considérable. La réduction des portions carnées dans nos repas permet par exemple de manger sain et bio à budget constant, tout en améliorant notre santé protéines végétales. Mais pour opérer ce changement il faut nous remettre en cuisine. C’est donc une révolution épicurienne et pleine de bonne humeur que la Fondation veut mener ! 

Pour cela nous organisons le festival « La Bio dans les Etoiles », mais nous organisons aussi des interventions culinaires, des ateliers qui permettent d’apprendre cette « cuisine alternative » qui ne met plus la protéine animale au centre du repas. Les participants s’amusent beaucoup et adoptent de nouvelles pratiques. Nous préférons ce mode de transmission qui évite d’ajouter de l’information à la surinformation ambiante qui désoriente souvent les citoyens. L’idéal pour mieux découvrir nos activités est de venir faire la fête et cuisiner avec nous à la Bio dans les Etoiles ou les grandes voix de l’écologie viennent chaque année rencontrer le public. »

Beau parcours de Lionel et bel engagement que voilà. En plus d’être un homme à l’écoute nous avons une passion commune de l’Inde. J’ai été ravi de faire connaissance avec cet homme engagé et généreux

Allez lire l’interview qu’il a donné sur Féminin bio, c’est très inspirant 

 

 

 FONDATION EKIBIO

La Fondation EKIBIO : La Fondation, à travers les actions qu’elle soutient et ses propres initiatives, a pour mission de sensibiliser les citoyens à l’influence de l’alimentation sur la protection de l’environnement, de la santé et la restauration de la biodiversité agricole et du lien de solidarité entre producteurs et consommateurs. 

Allez visiter leur site pour en savoir un peu plus sur leurs actions, les projets qu’ils soutiennent en faveur de notre alimentation.

 

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Enfin réservez votre journée du 11 avril, 2014 pour assister au Festival la BIO DANS LES ETOILES, dont le thème sera donnons du sens à notre alimentation.

Le festival se déroulera sur deux lieux distincts à Davézieux (Ardèche) dont voici le programme :

 

Espace Jean Monnet de Davézieux

  • Exposition : DES JARDINS CONNECTÉS À NOTRE ASSIETTE
  • Exposition : Jihyun Ryou (Corée) l’éco-design au service de la conservation des aliments
  • CONFÉRENCE : LE RETOUR DES CIRCUITS COURTS
  • REPAS : BUFFET BIO (Participation de 10,00 €/5,00 €)
  • CONFÉRENCE : FAUT-IL ÊTRE VÉGÉTARIEN ?
  • DÉGUSTATION DE VIN
  • Dégustation de poule grise du Vercors
  • CONFÉRENCE : MÉTRO BOULOT ECO-CUISINE
  • REPAS : Disco Soupe (Repas gratuit)
  • DÉDICACES

 

Espace Montgolfier de Davézieux

 

 

  • Projection gratuite de TANTE HILDA
  • Projection de NOTRE POISON QUOTIDIEN, suivie d’une rencontre avec la réalisatrice du film Marie-Monique Robin.
  • CONFÉRENCE : LA CUISINE EN QUÊTE DE SENS

 

Des intervenants  de marque dont

Cyryl Dion 

En 2007, il a co-fondé l’ONG Colibris avec Pierre Rabhi . Ce mouvement est une plateforme de rencontre ou d’échange pour tous ceux qui veulent agir pour une société plus juste en développant des solutions alternatives.  En 2010, il a co-produit avec Colibris le film de Coline Serreau “Solutions locales pour un désordre global”.  Il est par ailleurs le directeur de la rédaction du magazine Kaizen, qu’il a co-fondé. Il prépare actuellement un nouveau film dont il est l’auteur et le co-réalisateur avec Mélanie Laurent.

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 Bref le 11 avril 2014, venez à Davézieux et vous m’y retrouverez aussi ! Je veux comprendre quels sont les enjeux liés à mon alimentation, et ce festival orchestré par des experts m’aidera à comprendre un peu mieux et surtout à faire mes propres choix en matière d’alimentation, et tout ceci avec optimisme .

Maison 12 de Frédéric Quinonéro, mon dernier livre coup de coeur

lundi 2 septembre 2013

Je vais vous parler du denier  livre pour lequel j’ai eu un  « coup de cœur ». Et c’est comme ça qu’il faut lire ce billet qui parle d’un coup de cœur. Loin de moins l’idée d’écrire une critique littéraire au sens propre du terme.

Frédéric QUINONERO est une rencontre faite grâce à Facebook. Rien ne me destinait à rencontrer Frédéric QUINONERO et encore moins lire un de ses livres. Frédéric est un écrivain  biographe sur des artistes populaires français et romancier dont MAISON 12  que j’ai totalement dévoré en  un week-end.

MAISON12

 

Le résumé que vous trouvez-au dos de l’ouvrage ne vous dévoile qu’une infime partie de ce joli livre : « Une nuit d’été, Thomas Paradis, 43 ans, se tue au volant de sa voiture. Suite à l’enquête menée autour de l’accident, la police retient la thèse d’un crime prémédité. Cet événement réveille une histoire vieille de plus de vingt ans. Trois voix s’entremêlent. Chacune restitue un passé soudainement resurgi et raconte sa version des faits. Les sentiments sont au cœur d’une histoire qui soulève de vieilles passions, ravive des rancœurs enfouies, des blessures, mais aussi la nostalgie d’un temps révolu, l’insouciante légèreté de l’adolescence. Plus de vingt ans après, qui pouvait en vouloir à mort à Thomas Paradis ? Et pourquoi ? La réponse est-elle entre les murs de la Maison 12 ? »

L’histoire est racontée par trois des personnages qui « font »  cette histoire. On a vraiment l’impression qu’ils se confient à vous et vous délivrent des secrets qu’ils avaient enfouis et ils se libèrent petit à petit. Je suis rentré dans le livre quasi immédiatement et je me suis attaché aux personnages rapidement. Etant un amoureux de la musique sans aucune frontière de genre, les morceaux choisis dans ce roman  correspondent  à « mes débuts musicaux » forgés par mes frères qui écoutaient plutôt de la soul , mais aussi les Beatles, et les Stones. Je me suis senti  proche des personnages car ils ont vécu des tranches de vies similaires à la mienne, tout du moins des époques auxquelles je peux m’identifier et ce grâce à la musique.

Ce que je trouve réussi c’est cette écriture romanesque et la prouesse de transformer ce roman en roman policier.  

La manière dont les trois personnages vous narrent ce récit, vous font entrer dans cette histoire et vous avez envie de savoir ce qu’ils vont vous raconter. J’ai trouvé les personnages vraiment attachants : pas une once de méchanceté, de sentiments débordants, un optimisme et une jeunesse débordants. Une belle écriture vous suit tout au long de ce roman.

Comme vous l’aurez compris j’ai vraiment aimé ce livre et je vous le recommande.  Quand j’ai fini le livre j’avais fait le plein d’optimisme, comme j’aime à partager avec vous  Je n’en suis pas resté là et j’ai voulu en savoir plus sur Frédéric et vous trouverez un interview ci-dessous qu’il a bien voulu m’accorder.

 

FREDERIC QUINONERO - copyright Elise Ballet

Frédéric QUINONERO – Copyright Elise Ballet 

JM :Frédéric Quinonero tu es écrivain et jusqu’à présent la plupart de tes écrits sont des biographies  sur des artistes populaires français. Ta première biographie porte sur Johnny Hallyday qui a été éditée en 2006, et ta dernière date de 2013 sur Michel Sardou . Qu’est-ce qui te motive  à écrire sur les artistes français populaires ?

 FQ : J’ai toujours aimé écrire et je suis passionné de chanson depuis l’enfance. Et aussi de cinéma. Devenir biographe a été pour moi une façon d’unir ces passions. Cela s’est présenté tout à fait par hasard. Je tenais sur un forum de discussion consacré à Sylvie Vartan une rubrique quotidienne, une éphéméride, et un ami journaliste m’a proposé de me présenter son éditeur. Celui-ci souhaitait publier un livre consacré à Johnny Hallyday – ça tombait plutôt bien puisque Johnny est mon idole absolue ; il m’a demandé de lui soumettre un projet original. Ce fut « L’éphéméride ». Ensuite, j’ai profité de cette aubaine pour m’imposer durablement. Ma principale motivation est donc la passion.   

 

JM : Je suppose que les artistes choisis tu  les aimes et y en a-t-il un ou plusieurs qui « sortent du lot », et pourquoi ?

 FQ : Au départ, il est évident que j’ai choisi d’écrire sur des artistes qui ont marqué ma vie. Mais curieusement je me suis rendu compte récemment que je pouvais prendre autant, voire davantage de plaisir, à écrire sur des personnages moins connus ou moins proches de moi, affectivement parlant. Ce fut le cas, par exemple, de Sardou que je ne portais pas particulièrement dans mon cœur à l’adolescence, en raison de ses engagements politiques (j’étais plutôt un mec de gauche, et le suis resté).

VOX POPULI

 

J’ai décidé d’écrire « Vox populi » suite à ses récentes déclarations sur l’exil fiscal et le mariage gay. Et je ne l’ai pas regretté. Ce livre m’a permis d’analyser sa carrière, son répertoire, sans me censurer jamais comme j’ai parfois tendance à le faire avec d’autres artistes. Et j’ai réussi je crois – car c’était le but que je m’étais fixé – à rendre le personnage sympathique. Les fans, qui m’ont aidé à illustrer le livre et avec qui j’ai eu un excellent contact, en ont d’ailleurs témoigné. Là est ma conception de la biographie : je ne l’aborde jamais dans l’intention de nuire ; je suis comme un romancier qui s’attache à ses personnages, quels qu’ils soient.

 

JM : Personnellement je découvre ton œuvre à travers ton  second roman « Maison 12 » que j’ai littéralement dévoré en un week-end.Outre les personnages de ce roman sur lesquels on va revenir, les artistes français sont souvent cités. Ce roman représente-t-il « une autobiographie » en toute ou partie ?

­­­FQ :  Il y a toujours une part autobiographique dans un roman, dans la mesure où l’on fait généralement appel à ses propres références, ses centres d’intérêt, des lieux et des situations qu’on a connus. L’intérêt du roman, cependant, et le plaisir qu’on éprouve à ce genre d’écriture consistent à se détacher du domaine du vécu pour laisser place à l’imaginaire, d’autant qu’il s’agit ici d’une histoire à suspense et qu’il était indispensable de tenir le lecteur en haleine. Il fallait que les personnages aient quelque chose d’extraordinaire, au sens littéral du terme, qu’il leur arrive des aventures peu communes. En même temps, mon ambition était de faire surgir des passions enfouies, des amitiés et des amours d’adolescence, des sentiments et des situations auxquels le lecteur puisse s’identifier. C’est en ce sens que le livre n’est pas tout à fait un polar, même si la fin est construite selon la technique du genre.

 

JM : Comment passe-t-on de la biographie au roman et de surcroît avec une intrigue policière ?

FQ : On y passe de façon tout à fait naturelle. Par désir de livrer quelque chose de plus personnel. Tout genre littéraire fait appel à une technique particulière. Celle de la biographie est assez pointue, qu’elle soit traitée de façon chronologique ou non. Elle a ceci de frustrant que l’auteur doit s’effacer afin de faire toute place à son sujet et de ne jamais déborder d’un cadre précis. Et à l’arrivée, le lecteur s’attachera davantage au fond qu’à la forme. Or, pour un auteur, le style d’écriture compte tout autant, sinon plus. D’où le besoin, en alternance si possible, de cette liberté-là de s’aventurer dans la fiction. Comme un effet de compensation, une sorte de défouloir. Le choix de l’intrigue policière participe de cela, elle oblige à dépasser encore plus le cadre de l’ordinaire ; il y a quelque chose de forcément jubilatoire à décrire la violence des sentiments et à raconter un meurtre.

 

JM : Au fur et à mesure de la lecture de « Maison 12 », j’avais des images qui défilaient dans ma tête, j’étais en train de « voir » le film de ton livre. Je verrais bien ce livre adapté au cinéma. Est-ce c’est quelque chose qui t’a effleuré dans l’écriture de ce livre ?

FQ :  Quand j’étais plus jeune, ma passion pour le cinéma m’a incité d’abord à m’inscrire dans une école de théâtre, puis à suivre une formation en réalisation audiovisuelle où je me suis découvert un attrait particulier pour le montage. J’ai sans doute été exercé par cette expérience de plusieurs années en tant que monteur image à l’écriture filmique. Et quand j’écris, j’ai tendance à visualiser d’abord la situation, de donner un visage à mes personnages, de me figurer le lieu dans lequel ils évoluent, les odeurs, le climat. Il m’est arrivé de penser à des acteurs connus pour interpréter tel ou tel personnage. Donc oui, c’est quelque chose qui m’a effleuré. Parce que j’ai cette expérience-là et cette passion du cinéma. Mais on entre là dans le domaine du rêve ! Pour l’instant, ce livre n’a même pas un éditeur, alors…

 

JM : Ton premier roman Le chemin d’enfance (retour en Cévennes)  édité en 2009 de quoi parle-t-il et comment l’as-tu abordé ?

 ­FQ :  « Le Chemin d’enfance » est un roman autobiographique. Je tenais à cette formulation de « roman », car toute œuvre littéraire est forcément romanesque, on dépasse toujours le cadre de la réalité, car l’auteur donne sa propre vision d’une situation ou d’un événement. Ce livre est le témoignage d’une période heureuse de ma vie, mon enfance, passée entre Corbès et Anduze, en Cévennes. C’est aussi le livre de mes parents, de ma famille ; c’est notre mémoire. Il était indispensable que je l’écrive, mais aussi qu’il soit publié pour que, en trouvant peut-être une sorte d’universalité (puisqu’au fond, chacun a connu dans son enfance des émotions semblables), il se détache un peu de moi et me déleste de cette nostalgie parfois pesante. Je n’ai pas cherché à planifier, à construire quelque chose de précis, ce livre est sorti de moi presque d’un seul jet, avec l’émotion brute, comme un lourd bagage qu’on porte et dont on se défait. Il a donc les défauts de ses qualités. Mais c’est cette émotion, d’après les témoignages que j’ai reçus, qui a su toucher les lecteurs.

 LE CHEMIN D'ENFANCE

JM : Enfin une  des dernières questions : Des projets de romans ou biographies sur les prochaines années, sachant que 2013 est une belle année d’écriture avec la sortie de deux ouvrages.

FQ :  Oui, des projets. L’un est signé (une grosse biographie – 600 pages environ – de Johnny Hallyday), les autres pas.

 

JM : Et enfin la dernière question : Si je te parle de recyclage et, plus généralement, de développement durable ça t’évoque quoi ?

FQ : L’écologie, la sauvegarde de la planète. C’est un vaste sujet qui me parle beaucoup, une urgence : il faut apprendre à vivre autrement, ensemble, envisager une économie plus sociale et solidaire, et préserver nos ressources naturelles. 

 

 

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 Quelques biographies écrites par Frédéric Quinonero

  

 JOHNNYVARTAN

PIAF

BINOCHESHEILA

MARCEAU

We Demain le magazine, le supplément Initiative, le manifeste

samedi 2 février 2013

 

Depuis quelques mois vous pouvez voir chez votre marchand de journaux, ou votre libraire préféré, un nouveau Magazine 
WE DEMAIN

Il y a déjà deux numéros de publiés et le n° 3 sort ce 7 février 2013. L’ambition de ce magazine est une « revue pour changer d’époque ». Au programme tous les sujets sont abordés en incluant, la santé, le développement durable, la culture, les initiatives de partage, les « beaux exemples » du vivre autrement…. Ce nouveau venu dans la paysage de la presse est à l’initiative des deux frères  Jean-Dominique et François Siegel qui étaient co-directeurs de la revue VSD fondée par leur père Maurice Siegel.

 

Le format du magazine, ou plutôt du « mook »   et la mise en page affichent de suite une différence. Les photos et reportages sont de belle qualité.

Le sommaire du numéro 2 présente les  sous-titres suivants :
Déchiffrer
Vivre 
Respirer
Inventer
Regarder 
Ralentir 
Savourer 
Découvrir 
Partager  

 

Le supplément Initiative est joint au magazine principal et il se définit comme « le magazine des entrepreneurs qui inventent le monde de demain ». Dans le numéro de Février 2013, le supplément Initiative vous présente « Les 100 qui font la France de demain ».  Et ces « 100 » on signé un Manifeste publié par le magazine

 

C’est même un peu plus que 100, 104 hommes, femmes, entreprises, organisations, associations ont signé le Manifeste WE Demain.


Et je l’ai signé ce manifeste.
Le magazine vous dresse un portrait des 104 signataires.

 
 

1er Article sur Stratégies.fr traitant du même sujet 
2nd Article sur Stratégies.fr traitant du même sujet