Archive pour la catégorie ‘nos « belles personnes »’

Avec Alexis Kryceve et Treez vous êtes sûr d’être bien planté

mardi 27 janvier 2015

Aujourd’hui je vais vous présenter un véritable amoureux de la nature. C’est sûr qu’il ne vous plantera pas avec son amour des arbres et son désir d’en planter plein sur notre planète : Alexis Krycève le fondateur de Treez. 

Une belle idée d’Alexis, replanter des arbre et engager un processus de reforestation, un peu partout dans le monde. 

Nous étions au départ « amis » sur Facebook et puis un jour j’ai décidé de venir voir Alexis. Je me souviens c’était un vendredi, ou j’étais venu à Paris juste avant de partir en Inde. Lorsque je pars en Inde je suis toujours dans un climat de plénitude et de sérénité, dans une ville comme Paris ou j’ai vécu 25 ans de ma vie.

Donc nous avons passés une petite heure ensemble ou nous sommes racontés « en vrai » nos projets respectifs. Je suis sorti de notre rencontre rempli d’optimisme, j’avais rencontré une nouvelle « belle personne ». Au delà d’avoir un projet écologique qui est superbe, c’est un être humain et quoi de mieux aujourd’hui que de l’être

 

Il a m’a accordé un interview et voyez pourquoi je trouve ce mec bien :

 
alexis

Bonjour Alexis pourrais-tu nous faire une présentation de ton parcours ?

J’ai 36 ans, je suis marié et j’ai deux garçons de 5 et 2 ans. Pendant ma scolarité à HEC, j’ai été fortement marqué par un stage humanitaire au Népal en fin de première année, et par ma dernière année où j’ai découvert l’entrepreneuriat. Après l’école, j’ai rencontré Tristan Lecomte, un entrepreneur qui avait créé Alter Eco et dont la vision me parlait : Il considérait qu’il fallait cesser d’opposer utilité sociale et efficacité économique, pour réussir à réellement faire bouger la société. Je l’ai rejoint dans cette aventure et ai passé 6 ans, jusqu’en 2008, à la tête de cette jeune société un peu folle cherchant à développer le commerce équitable. J’y ai énormément appris. En 2009, après un intermède où je me suis beaucoup consacré à ma passion pour la musique (j’ai composé et écrit des chansons, ai fait quelques concerts…), j’ai participé avec Tristan et d’autres entrepreneurs sociaux à la création de Pur Projet, un collectif dédié au développement de projets de reforestation et d’agro-foresterie autour du monde. J’ai créé ma société de conseil, AK2C, pour accompagner les entreprises dans la transition vers de nouveaux modèles mieux adaptés au monde actuel et futur. 

Enfin, en 2014, j’ai créé la société « Gifts for Change » qui commercialise la marque Treez, des petits bracelets tendance qui contribuent à la reforestation. Le principe est simple, un bracelet vendu, c’est un arbre planté dans un projet de reforestation quelque part dans le monde, que le détenteur d’un bracelet Treez peut retrouver sur internet; Chaque couleur de bracelet correspond à un projet de reforestation, et les bracelets sont vendus soit en direct (sur notre site), soit via les réseaux des cadeaux d’affaires. 

 

Treez est installé aujourd’hui dans les mêmes locaux que Pur Projet ? Est-ce un hasard ?

Non ça n’est pas un hasard car je suis cofondateur de Pur Projet, et Treez est une sorte de « Spin Off » de Pur Projet. Partager les locaux des autres organisations qui constituent le collectif Pur Projet est un véritable atout. D’abord, parce que cela me permet d’avoir un accès direct et permanent à l’information sur les projets de reforestation que nous finançons via Treez, mais également parce que nous avons tous une ambition commune et des valeurs fortes. Il en résulte une émulation et des échanges humains riches, bénéfiques à tous. On regarde tous dans la même direction. 

 

Comment est née l’idée de Treez ? Qu’est-ce qui t’a motivé pour la reforestation de notre planète ?

Je suis « venu » à la reforestation, sous l’impulsion de Tristan, dans la continuité de ce que nous faisions chez Alter Eco. Nous commercialisions des produits issus des 4 coins du monde, achetés selon les principes du commerce équitable et avons souhaité trouver une solution pour réduire et compenser notre empreinte carbone. Plutôt que de financer des projets de compensation carbone situés dans les pays dits du Nord (projets d’énergies vertes, d’efficacité énergétique etc..), nous avons pensé qu’il y avait quelque chose à faire avec nos coopératives partenaires. Il y a 4,5 milliards d’agriculteurs dans le monde, qui pour la plupart ont 1 à 3 hectares de surface cultivée. Ils ont très peu de ressources et une source de revenus unique, via la vente de leur production. Les arbres, outre qu’ils offrent la propriété de séquestrer du carbone, génèrent un nombre de bénéfices sociaux et environnementaux incroyable. Plus je « pratique » les arbres, plus je les admire. Ce sont des régulateurs du cycle de l’eau, du climat, des fertilisants naturels, des remparts contre les aléas climatiques, contre les nuisibles, ils offrent le gite et le couvert à des auxiliaires de culture, etc… Combinés avec les cultures agricoles, les arbres sont des alliés exceptionnels et permettent d’augmenter significativement les revenus des producteurs. 

 

Les entreprises sont devenues les premiers financeurs de nos projets de reforestation. Mais pour moi, qui suis convaincu que le pouvoir est entre les mains et que nous pouvons tous être des acteurs du changement, il me manquait le contact direct avec les clients finaux. J’ai donc commencé à gamberger à la création d’une marque qui pourrait directement clamer « Aux Arbres, citoyens! », et leur proposerait d’agir simplement et concrètement tout en leur donnant de la joie, de la fierté. J’ai réfléchi un temps à des objets qui pourraient être pertinents pour incarner cette marque. Il fallait qu’ils puissent être à la fois des étendards, en même temps rester accessibles, ne pas être trop impactants sur l’environnement et pouvoir toucher le plus grand nombre ! 

L’idée m’est venue de lancer des bracelets, je ne sais plus exactement à quel moment, mais j’avais gardé dans un coin de ma tête l’exemple des bracelets en silicone qui aident à financer des causes, ainsi que des bracelets à mémoire de forme qui cartonnaient à l’époque dans les cours de récré. Poussé par mes collègues de Pur Projet, je souhaitais toutefois concevoir un bracelet le plus exigeant possible d’un point de vue socio-environnemental, et en faire une sorte de pied-de-nez aux bracelets en « pétrole » et « made in China » qui inondaient le marché telle une marée noire…

Le nom Treez est venu assez vite. Les bracelets des récré s’appelaient les « Bandz », j’ai emprunté le « z » final et l’ai accolé tout simplement au mot arbre en anglais. Comme une rencontre entre ce qu’il y a de plus noble, les arbres, et ce qu’il y a de plus « gadget », les bracelets à la mode qui ne servent à rien. 

Treez était née, une marque de bracelets « Futiles comme la mode et Utiles comme la reforestation ». Une marque qui ambitionne de marier des contraires et qui aime les arbres.

 arbre 1

Comment sont aujourd’hui choisis les sites de reforestation ? Les connais-tu tous ?

Je connais tous les projets mais ne les ai pas tous visités. Je sélectionne, parmi les projets développés par Pur Projet, ceux qui sont les plus solides et permettent de fournir une traçabilité complète sur les arbres plantés. C’est important notamment pour permettre aux clients de géo-localiser leurs arbres sur le site www.treez.fr et de connaître les essences plantées, les noms des producteurs etc. Egalement pour avoir toutes les garanties nécessaires pour les clients qui contribuent à ces projets. J’essaye également d’avoir des projets un peu partout, sous toutes les latitudes, car les arbres apportent des bénéfices multiples et complémentaires selon l’écosystème où ils vivent. 

Je connais bien le projet du Treez rose « Kuapa Kokoo », développé par les producteurs de cacao ghanéens à qui j’avais rendu visite en 2003 ou 2004, car ils étaient déjà les fournisseurs de cacao d’Alter Eco à l’époque. J’ai également visité récemment le projet « Dhamma Rakhsa » en Thaïlande (Treez jaune), développé par des petits producteurs de riz dans l’Est et dans le Nord. J’ai visité plusieurs projets en France, financés par les Treez bleus. Je n’ai en revanche toujours pas été au Pérou, où nous avons les projets les plus ambitieux et les plus avancés développés par Pur Projet, en Amazonie. J’ai hâte de les connaître tous ! 

 

 

Comment est née l’idée  du bracelet ? Comment s’est faite la rencontre avec Reine-mère, Stéphane Clivier ?

Comme je le disais, après avoir eu l’idée de « bracelets qui plantent des arbres », j’ai souhaité avoir une grande cohérence. Ca n’aurait eu aucun sens de lancer un produit au bilan environnemental désastreux et fait dans des conditions sociales difficiles à tracer, tout ça pour planter des arbres. Je suis également attaché à l’idée du « Leave no trace », le fait de ne pas laisser de trace, donc je voulais à la fois un objet léger, qui n’impacte presque pas l’environnement (et qui soit en tout cas clairement « net-positif »). L’objet est également une sorte d’allégorie dans cette histoire. Il existe mais il doit s’effacer au profit de l’arbre qu’il incarne, qui est sa raison d’être. C’est pour cela qu’il est écrit, sur les bracelets, « Ceci est un arbre ! ». 

 TREEZ BRACELETTREEZ BRACELET 2

J’ai donc recherché un partenaire qui serait en mesure de créer l’objet tout en comprenant mon ambition et nos valeurs. Après quelques recherches, je suis « tombé » sur Stéphane Clivier et sa maison Reine Mère. J’ai su tout de suite que je tenais la perle rare que je recherchais. Ses collections allient une vraie « patte » en matière de design, un goût pour les matières et notamment pour la noblesse du bois, avec une forte exigence sociale et environnementale. Il connaît et enseigne l’éco-conception et est habitué à travailler avec des ESAT, entreprises d’insertion employant du personnel handicapé. C’est lui qui m’a proposé l’innovation géniale consistant pour le client à « casser » lui meme le médaillon qu’il va porter au poignet, un geste symbolique qui s’apparente à la signature d’un contrat, au baptème d’un bateau et qui permet de marquer l’entrée des clients Treez dans notre communauté d’amoureux des arbres, utopistes-réalistes qui agissent autant qu’ils rêvent. 

 

 

De qui est composée l’équipe de Treez ?

Treez fédère une équipe interne et externe (partenaires) aux compétences complémentaires; Stéphanie gère une grosse partie des aspects opérationnels, du commercial à la gestion des productions et à la communication. Stéphane Clivier est directeur artistique. Jean-Luc Girard, un ancien directeur de production en ESAT, une sorte de Géo Trouvetou de la fabrication, a la lourde tâche de gérer la production et la qualité avec nos partenaires, principalement des ESAT. J’ai également des partenaires et freelances pour le site web, les relations presse, et bien sûr Pur Projet pour la gestion et le suivi des projets de reforestation que nous finançons. 

IMG_8755 Stéphanie 

Les projets de Treez ? 

En 2015, nous avons pour ambition d’accélerer le mouvement. Nous avons permis le financement de presque 20.000 arbres à date, mais ambitionnons d’en planter 1 million d’ici fin 2017. Nous avons tout développé avec nos petits bras jusqu’à maintenant, mais j’ai désormais besoin d’un peu de financements pour permettre d’accélérer notre développement. C’est pour y parvenir que j’ai lancé une campagne de financement participatif sur www.bluebees.fr/treez. Tout le monde peut prêter de 20€ à 1000€, et sera remboursé avec un taux de 2% par an. L’objectif est d’atteindre 50.000€ de prêt d’ici fin février. Passez le mot ! 😉

Parmi les autres projets, nous souhaitons lancer de nouveaux produits en 2015, mais je ne peux pas trop en dire à ce stade. 

 

Aujourd’hui je considère que la mission que t’es « imposée » contribue au monde de demain. Le monde de demain, comment le vois-tu ? l’imagines-tu, le rêves-tu ? Quels acteurs aimerais tu y voir ?

Je suis un incurable optimiste. Je sais que le monde de demain sera plus harmonieux, plus équilibré, plus pérenne et plus juste que celui d’aujourd’hui. C’est la seule voie possible. Non pas pour faire plaisir aux petits oiseaux, mais parce que l’Homme est doué d’une chose qui ne peut que le mener sur cette voie : l’instinct de survie. 

 

Je ne sais pas exactement de quoi le monde de demain sera fait et je ne suis pas sûr qu’on y parvienne sans passer par quelques crises politiques. J’espère qu’on limitera la casse. Ce que je sais en revanche, c’est qu’il y aura un temps où nos descendants nous regarderont comme des hommes préhistoriques : « Comment ont ils pu vivre selon un modèle qui menaçait leur propre survie ?? quels sous-développés les Hommes de cette époque étaient ils ! »

Et de fait, nous sommes aussi primitifs que les lapins de l’ile de Canna, en Ecosse, qui se reproduisent trop vite et menacent de faire disparaître toute cette ile de 11km2 … et de s’auto-détruire. C’est exactement ce que nous faisons ! 

 Faut-il être con, pardon, pour n’avoir rien trouvé de mieux qu’un modèle linéaire où il faut extraire des matières disponibles en quantités limitées, à l’aide d’énergie elle même issue de ressources limitées, pour fabriquer des biens aux durées de vie de plus en plus limitées, transportés à l’aide d’énergies limitées, et mis au rebut le plus vite possible alors que leurs composants sont encore exploitables, … Est ce tout ce que le génie de l’Homme a réussi à créer après tant d’années de « développement » et de transmission du savoir ? Ne sommes nous pas capables d’un peu plus d’ingéniosité ? 

 

En bref, je n’ai rien inventé, mais le monde demain sera circulaire, collaboratif, réciproque, respectueux des autres et du vivant dans son ensemble, plus harmonieux, plus équilibré, réconcilié… Il génèrera une valeur mieux répartie.

 Il verra des ennemis d’hier marcher main dans la main : Technologie et environnement / Profit et bien-être / Individu et collectif / Homme et Nature / Partage et Enrichissement etc…

 

Il n’y a pas d’autre voie : Soit l’Homme vivra en harmonie avec la Nature. Soit la Nature vivra en harmonie… sans l’Homme ! La Nature, elle, n’a pas besoin de l’Homme 😉

 

Une anecdote drôle que tu voudrais partager avec nous ?

 » Lorsque j’ai lancé Treez, j’ai trouvé le nom parfaitement adapté au projet. La rencontre des arbres (Trees) en anglais, et le « z » qui inscrit le mouvement dans la modernité, dans l’objectif final de reforestation, et en référence aux bracelets pour enfants à la mode qui s’appelaient à l’époque les « Bandz » et polluaient les cours de récré.
Je parle anglais, mais pas assez bien le Slang (argot) américain pour connaître l’autre sens de Treez… IL m’a donc complètement échappé qu’il s’agit d’un des noms utilisés par les connaisseurs pour désigner … le cannabis. A chaque fois que je fais des recherches sur le mot « Treez » pour voir qui parle de nous sur les réseaux sociaux, je me retrouve devant des dizaines de photos toutes plus belles les unes que les autres d’énormes sacs d’herbe, de joints, de fumeurs etc…
Faites le test vous serez pas déçus !
J’attends maintenant qu’un matin, la CIA vienne frapper à ma porte !
Et j’ai aussi hâte de développer Treez aux Etats-Unis, car je suis sûr que je n’échapperai pas à la question du nom à toutes les interviews que je donnerai. Dans le fond, c’est un accident mais ça me fait plutôt rigoler. Je ne changerai de nom pour rien au monde ! »

 

Autre chose à ajouter ?

Et aussi merci Jean-Marc ! Rencontrer des gens comme toi est un des incomparables bénéfices qu’il y a à choisir la douce vie d’entrepreneur …

 

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Autres portraits coups de coeur : Anne-Sophie Novel,Claude et Philippe CharbuilletFabien Nicolardot , Audrey Etner , Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Anne Sophie Novel : une voix d’espérance

mardi 20 janvier 2015

En 2015, j’ai décidé de me remettre à écrire de manière plus régulière sur le blog de Marron Rouge. En ce début d’année, 2015 le terrorisme ayant occupé pas mal la scène en France il est plus que nécessaire et vital de présenter les « belles personnes » de notre société, et je vais vraiment m’y atteler. J’avais commencé en 2014 toute une séries de portraits et d’interviews et bien cela va continuer de plus belle en 2015.

 

Le premier portrait de cette année , je suis vraiment fier et content de vous présenter Anne-Sophie Novel, que je connais depuis les débuts de Marron Rouge. Je l’ai connu à travers un groupe de discussion  les Eco-Informateurs et puis au fur à mesure j’ai découvert Anne Sophie, et ses engagements qui me plaisent .

Elle est l’une  de ces rares personnes que « j’admire » :  les messages qu’elle diffuse à travers ses différentes « interventions » ,  sont limpides et transparents. Elle a regard juste sur l’actualité avec  humilité. Bien entendu je suis sensible au développement durable et à l’écologie ce qui me rend plus à l’écoute des ses écrits, mais l’humanité avec laquelle Anne Sophie « traite » ses sujets est  tellement présente que l’on ne peut être que séduit. Quand vous verrez son parcours vous comprendrez pourquoi elle « m’impressionne ».

J’ai eu la chance de rencontrer Anne Sophie lors d’une journée presse et j’en suis ravi. J’étais comme un petit garçon tout timide.

 Je vous laisse la découvrir sans plus attendre. Je la remercie  pour cet interview et du temps qu’elle a bien voulu nous consacrer.

 

Bonjour Anne Sophie pourrais-tu nous faire un résumé de ton parcours ?

Mon parcours professionnel est assez conventionnel côté études : bac s, prépa Lettres et Sciences Sociales, magistère d’économie et finances internationales, doctorat en économie du terrorisme… C’est en 2006 alors que j’étais en seconde année de thèse que j’ai commencé à écrire sur les blogs concernant les sujets qui m’étaient chers dans mon cursus académique mais qu’on voyait peu dans les médias. Ayant toujours eu une passion pour les médias mais refusant de faire du journalisme sans spécialité et carrière préalable, le blog était un bon espace d’échange et d’apprentissage pour moi… J’ai rencontré nombre de personnes formidables ainsi, puis ma connaissance du web écolo et la découverte d’un petit logiciel permettant de partager des favoris m’a conduit à créer Ecolo-Info en 2007, devenu association en 2008, avec tous les amis que je m’étais fait sur le web… Une belle aventure qui continue aujourd’hui, et qui m’a fait venir au social media management avec des premières demandes d’accompagnement et de formation en 2010, puis au journalisme bien plus tôt que prévu 🙂 Aujourd’hui je vis essentiellement de l’écriture, via les articles ou les livres, mais aussi avec des formations, des conférences et expertises. J’ai la chance pour l’instant de pouvoir me consacrer à ce qui me passionne, ça n’est pas donné à tout le monde.

 ANNE SOPHIE NOVEL - COPYRIGHT-FORMATBLOG

Anne-Sophie Novel – Photo de Julien Panie

 

Tu es une femme « touche-à-tout » mais toujours sur un fil conducteur qui va de l’écologie en passant par les alternatives durables, l’innovation sociale et l’économie collaborative . Comment est née cette passion pour cet engagement sans failles.

 Mon intérêt a été aiguisé lors de mes classes préparatoires, j’avais une passion pour la question des inégalités et la justice sociale, les théories de Rawls, etc. Le sujet n’est jamais tombé lors des concours blancs, mais il est tombé le jour des concours, la chance 🙂 Je n’ai pas eu mes concours pour autant, et je suis allée à la fac plutôt que de faire une troisième année de prépa. De quoi découvrir le monde de la finance internationale et du trading de matières premières, que j’ai détesté, puis le monde du commerce international. J’ai étudié de près les questions de préférences commerciales, les mécanismes de l’Organisation Mondiale du Commerce, j’ai écrit un mémoire sur la place des pays en développement à l’OMC, organisé une conférence internationale sur le sujet pour l’Institut Français des Relations Internationales… avant de me lancer dans une thèse sur l’économie du terrorisme car à 20 ans j’étais encore sidérée, en 2001, que l’homme en arrive encore à ce genre de conflits au XXIème siècle… Bref, entre 2005 et 2009 j’ai regardé les attentats terroristes touchant les Etats-Unis depuis 1960… et me suis rendue compte que de nombreuses violences étaient une fois encore liées à la question des ressources… en préambule de ma thèse, soutenue en juin 2009, j’annonce clairement que je dédierais la suite de ma carrière aux questions de développement durable.

 

 

Journaliste, Auteur (mais on y reviendra plus tard), Conférencière, Formatrice comme t’y retrouves-tu pour « exercer tous ces métiers » ? Y-a-t-il une des activités que tu préfères par-dessus-tout ?

 

 

Anne Sophie Novel à la conférence Ted de Nantes

 

Ces métiers se nourrissent les uns les autres. J’aime faire des recherches, investiguer, prendre le temps d’explorer ce qui m’intrigue, aller dans le fond des choses. Avec l’envie d’expliquer au plus grand nombre ce qui se passe, vulgariser, que cela ait une utilité sociale. Donner des formations et accompagner en social media management m’a longtemps permis d’acheter du temps pour effectuer des recherches et écrire les livres que je voulais écrire sur les sujets qui me parlaient et que je ne voyais pas traités autre part. De fait je suis une journaliste spécialisée, mais comme je n’aime pas avoir la sensation de tourner en rond j’aime renouveler la pensée et me dire que ce que j’ai appris peut servir de nouvelles thématiques de réflexions… Lors des conférences que je donne ou que j’anime je me régale aussi car les rencontres, le terrain et la controverse sont de formidables occasions d’échanges et d’apprentissage.

Bref… j’aime tout ce que je fais, je manque seulement parfois de temps pour prendre le temps, et c’est de là que naissent mes frustrations… mais en 2015 j’ai décidé de régler ça 🙂

 

 

Tu écris dans des journaux prestigieux : Le Monde, l’Express et plus récemment dans le 1 Hebdo. Sens-tu aujourd’hui un changement d’attitude auprès des rédactions de ces journaux, qui ne sont pas tous « engagés », plus qu’un intérêt pour le « développement durable » ?

 J’ai de la chance de travailler avec ces rédactions en effet, et j’apprends beaucoup de cela. J’ai compris avec le temps que la majorité des journalistes ne se posent qu’en témoins de la réalité, ils sont là pour raconter ce qu’ils observent, témoigner, analyser. Avec le défaut de certains médias que de faire de la surenchère, surtout à la TV, sur de l’actualité qui fait audience, mais sans forcément faire sens (Nabila vs climat par exemple). Mais comme beaucoup de professions les journalistes sont formatés, et il est difficile de leur demander d’avoir une grille de lecture « verte » du monde. C’est donc surtout une affaire de personnes qui, dans les rédactions, dont plus sensibles et alertes que d’autres sur ces questions. Il existe de nombreux journalistes sensibles et engagés dans ces sujets, et ils font tout pour parler de ces questions. Au Monde c’est ce que j’essaye de faire sur les alternatives de vie durable, à L’Express c’est avec Isabelle Hennebelle la rédactrice en chef du hors série Business et Sens que nous pouvons proposer ces contenus différents. Et au 1 c’est Eric Fottorino qui m’a demandé de rejoindre l’équipe en tant qu’économiste spécialiste de ces sujets. Je me régale à travailler avec ces trois rédactions qui avancent toutes à leur manière. Une chose est sûre: en 2015, tous les médias se préparent pour la couverture de la COP21, et c’est une bonne chose !

 

 

Ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est Anne Sophie Novel L’AUTEUR : Tu as déjà écrit Le guide du Locavore, Vive la Co Révolution, La Vie Share Mode d’emploi. Tu as révisé l’édition 2012 du Chant de la Terre sur la vie de Pierre Rabhi. Et puis cette année avec 10 « grands témoins » tu as donné ton témoignage à Olivier Le Naire pour NOS VOIES d’ESPERANCE * qui fera aussi l’objet d’un billet séparé sur mon blog dans les mois qui suivent

Nos voies d'espérance

 

Comment s’est faite la rencontre avec Olivier Le Naire ? As-tu dit oui tout de suite lorsqu’on t’a fait la proposition de participer en tant que témoin à ce livre et pourquoi ?

 Nous nous sommes rencontrés lors d’une séance photo pour Canal Plus, pour la promotion du documentaire Global Partage. Je ne l’avais jamais rencontré mais nous étions en contact dans le cadre d’une conférence sur laquelle nous étions tous les deux attendus quelques semaines plus tard lors du festival Atmosphère, sur la question des Fab Lab. Nous avons commencé à sympathiser ainsi, il m’a parlait de son projet de livre que j’ai tout de suite trouvé génial, et c’est peu après qu’il m’a sollicitée comme témoin. J’ai été fort flattée et ravie d’y participer, forcément ! Il voulait que je témoigne pour cette frange de la jeunesse qui essaye d’agir autrement, et que j’explique pourquoi on peut refuser de bosser à Bercy pour choisir l’écologie, donc forcément je ne pouvais pas refuser. Puis Olivier a un don: simplifier le propos, rendre l’écologie intelligible pour le plus grand nombre. Cela lui demande beaucoup, il est très exigeant et tatillon, mais il n’y a pas de secret!! Puis cela m’a permis de revoir Pierre Rabhi, Nicolas Hulot, Cynthia Fleury, de rencontrer Frédéric Lenoir, Erik Orsenna, Malik, Dominique Meda et Pierre Henri Gouyon… que des personnalités formidables, très peu dans l’ego, très à l’écoute. Un vrai bonheur !

 

 

 

Nos voies d’Espérance : quel beau titre sur un livre optimiste tel que celui-ci : le titre du livre était-ce un travail collectif ou c’est Olivier Le Naire qui l’avait d’emblée ?

Nous l’avons décidé ensemble parmi plusieurs propositions, avec les maisons d’édition, le terme « espérance » nous a fait débattre un peu, nous avions peur qu’il soit perçu comme une référence religieuse.

 

 

A quel moment tu as découvert les 9 autres témoignages ?

Au fur et à mesure, le mien est l’un des derniers à avoir été rédigé, Olivier a travaillé dur pour rassembler cette matière, l’écrire, la réécrire…! Mais je n’ai vu l’agencement des témoignages et découverts trois d’entre eux qu’à la réception du livre seulement.

 

Enfin à part ton témoignage y-a-t-il dans le livre des écrits, des citations, des passages qui t’ont touchées plus que d’autres ?

J’ai trouvé celui de Cynthia Fleury très clair, j’ai adoré celui de Pierre Henri Gouyon, limpide et très pédagogue. Puis de manière générale je me sentais un peu à la maison avec tous les autres que je lis et suis depuis si longtemps :))

 

De Moins en Mieux le site d’Anne-Sophie Novel

* NOS VOIES d’ESPERANCE : Les dix intervenants ont abandonné aux Restos du Cœur la totalité de leurs droits d’auteur sur ce livre.

 

Autres portraits coups de coeur : Claude et Philippe CharbuilletFabien Nicolardot , Audrey Etner , Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Claude et Philippe Charbuillet, l’éthique ils vous en font un monde

jeudi 20 novembre 2014

Lors de la première participation à l’Ethical Fashion Show, j’ai rencontré Claude et Philippe Charbuillet qui étaient en train de « monter » un site de vente de chaussures éthiques. Ils se sont arrêtés malgré tout sur le stand de Marron Rouge et ont eu un déclic quand ils découvert que des « choses » se passaient aussi à Lyon.

Nous nous sommes vus par la suite , dans mon appartement , lorsque Marron Rouge était encore installé à mon domicile. Séduits par les collections de sacs en chambre à air, ils ont positionnés une première commande. Et puis le relationnel a commencé à se créer.

Deux vrais gentils, rigolos, humains, verts commencent a émerger. On se croise de temps à autre dans les rues de Lyon, on va boire un verre de temps à autre. On va voir une conférence de Pierre Rabhi ensemble. On se retrouve aux nuits sonores.

 

Ces deux « mecs » là je les aime bien : je me marre bien avec eux . le côté « professionnel » de nos relations a largement été dépassé. Ils se sont investis dans un Monde Éthique qui me plaît bien.Ils sont assez accrocs au recyclage et à l’upcycling par seulement pour la beauté des objets, mais cette protection de l’environnement

Mais découvrez-les, vous allez voir ils vont vous séduire aussi :

 

 

 

Bonjour Philippe et Claude, pouvez-vous nous faire un historique de votre parcours?

 Claude Charbuillet : Bonjour Jean-Marc, après des études en communication sur Lyon et Paris, j’ai voulu mettre à profit mon niveau d’Anglais en effectuant un séjour de 8 mois en Australie. Durant ce voyage, le mode de vie et les mentalités Australiennes ont renforcé mes convictions en matière d’écologie et m’ont incité à trouver ma voie dans ce domaine.

 Philippe Charbuillet : Après une courte expérience dans la mode, j’ai travaillé 15 ans dans le domaine bancaire, j’ai aussi tout comme Claude, eu envie de rapprocher mes convictions personnelles avec mon activité professionnelle. L’évolution du marché du travail, où compétitivité et profit à court terme sont la priorité, m’ont peu à peu éloigné de ce secteur.

 CLAUDE-PHILIPPE-CHARBUILLET

Claude et Philippe Charbuillet

 

Comment est née l’idée de Monde Ethique?

 En chœur : A l’été 2010, nous étions en vacances ensemble flânant dans les rues de Provence, quand une boutique colorée a attiré notre attention. Un magasin de sneakers contant l’histoire d’une famille Brésilienne, fabriquant artisanalement des baskets, tout en préservant la forêt Amazonienne.

Philippe : On ne peut pas parler de révélation, mais c’est sûrement l’étincelle qui a fait naître le projet de Monde éthique.

Claude : Quelques mois plus tard, nous te rencontrions à l’Ethical Fashion Show, ravis de voir un Lyonnais à Paris et de découvrir l’univers Marron Rouge.

 

Comment sélectionnez-vous les marques que vous commercialisez sur votre site?

 Claude : C’est justement dans les salons que nous avons sélectionné nos premières marques, aujourd’hui le commerce équitable restant un petit univers, nous connaissons aisément les protagonistes. Heureusement nous avons chaque année la joie de découvrir de nouvelles marques engagées, qui recyclent des matières toujours surprenantes.

PC : L’an dernier, nous avons craqué sur les vêtements Amaboomi issus du recyclage de Rpet, associant un projet de transformation du plastique dans le 7 ème continent. En cette fin d’année, nous sommes impatients de faire découvrir les sacs Marron Rouge en tissu de Sari Indiens.

 

 

L’écologie : un mode de vie, un combat, une nécessité?

 Claude : Si nous n’ambitionnons pas de contrer les multinationales de la mode, nous nous engageons à notre échelle pour des solutions respectueuses. Notre priorité : s’assurer que nos partenaires partagent notre éthique (bonnes conditions de travail et de rémunération, réutilisation de la matière, upcycling, bio..). Notre souhait est de sensibiliser le plus grand nombre et de faire évoluer les mentalités dans le bon sens.

Philippe : Pour moi, ce sont des convictions et un ressenti depuis le plus jeune age. C’est aujourd’hui un véritable mode de vie étant devenu végétalien par pure idéologie écologique. C’est un engagement de chaque instant et de beaux échanges au fil des rencontres dans diverses associations de défense de l’environnement.

En chœur : Mais c’est évidemment une nécessité et même une urgence, le rapport alarmant du GIEC cette année en est la preuve, s’il en fallait encore une.

 

 Vos sujets de prédilection ?

 Claude : Le sport est pour moi un moteur depuis mon plus jeune âge, j’ai commencé dès 5 ans avec le foot. Aujourd’hui je fais de nombreux trails, randonnées et sorties VTT, ils me permettent de combiner deux passions, la nature et le dépassement de soi. L’an dernier mon défi était le GR20 , randonnée considérée comme la plus difficile de France. La splendeur des paysages fait accepter plus facilement les difficultés. Pour 2014, je n’ai pas raté le Lyon Urban Trail, le Run in Lyon et je me prépare à présent en équipe pour la Sainté Lyon.

Philippe : De mon côté le sport est une découverte toute récente, je commence à courir cette année et éprouve un plaisir nouveau. Je fais également de l’IFly Yoga, qui se pratique dans un hamac en suspension. Mes connaissances en économie me font également m’intéresser aux problèmes actuels et aux solutions possibles, comme l’apparition de monnaies locales, je viens de découvrir le projet Lyonnais de La Gonette, dont tu devrais être prestataire je crois. Le véganisme et l’alimentation font également partie intégrante de ma vie.

 

 

Le monde de demain on le construit aujourd’hui. Comment le voyez-vous, l’imaginez-vous, le rêvez-vous?

 Philippe : Cette question philosophique m’interpelle, je suis sûr que le monde d’aujourd’hui est la conséquence des choix d’hier, cela m’apparaît donc comme une évidence. Je suis alors tiraillé entre les choix politiques et économiques qui laissent que peu d’espoir au monde de demain. Mais comme je suis d’un caractère optimiste je m’attache à lire et écouter des écrivains ou philosophes comme Edgar Morin, Jeremy Bentham, Stephane Hessel, Pierre Rabhi, en ce moment je lis Plaidoyer pour les animaux de Mathieu Ricard. Dans tous les domaines j’ai l’impression que les solutions sont à porté de main, que le citoyen ne se rend pas toujours compte du pouvoir qu’est le sien à travers ses choix et sa consommation. Pour beaucoup la tâche semble importante et je reconnais que l’on ne sait pas toujours par où commencer, mais chaque petit geste compte pour améliorer le quotidien de tous les habitants de la Terre en harmonie avec celle-ci.

Claude : J’ai quelques craintes sur le monde de demain en matière d’écologie, les mentalités d’autres pays, Australie, Nouvelle Zélande et Scandinavie sont unanimes sur les questions environnementales et paraissent bien en avance sur nos comportements. Seuls les catastrophes majeurs réveillent les consciences et sont vite relayées au second plan par des actualités futiles. J’espère que le réveil est pour bientôt et que futur sommet sur le climat, Paris 2015 sera enfin efficace. Je rêve pour demain que les initiatives locales renversent les mastodontes actuels.

 

Quel acteurs aimeriez vous y voir?

 En chœur : Nous sommes obligés de nous concerter (rires), nous pensons tous les deux que le citoyen doit retrouver sa place dans la cité, qu’il doit être au cœur de l’évolution, acteur du changement. Dans son immeuble, son quartier, sa ville, être force de proposition tout en s’inspirant des réussites vues ailleurs. Beaucoup de domaines sont pour nous à réinventer, l’éducation, la politique, la justice, le social et bien sur l’environnement. Personne ne doit être laissé au bord de la route et nous devons tous participer à cette évolution. Les nombreux engagements citoyens actuels, les associations, les ONG savent insuffler aujourd’hui un meilleur demain et rallier des foules, un tas de choses vont dans le bon sens, nous sommes juste parfois impatients.

 

Pourquoi cette aventure en famille? 

 Claude : Le déclic a vraiment été partagé, avec une envie de changement professionnel simultanée, commencer à deux était une première facilité, les étapes se sont enchaînées. J’ai en mémoire les longues heures de brainstorming familial sur le choix du nom de Monde éthique et de Lucien notre lémurien.

Philippe : Nous avons toujours été admiratifs tous les deux des choix de l’autre, l’idée de travailler ensemble au delà du confort était avant tout une envie de travail agréable en limitant les contraintes. Dans les faits aujourd’hui les tâches se sont réparties tout naturellement. Claude s’occupe plus de l’aspect visuel et moi rédactionnel sur le site. Pour le reste, nos décisions sont unanimes.

 

Autre chose à ajouter?

 « C’est quand chacun de nous attend que l’autre commence que rien ne se passe », une citation de l’Abbé Pierre qui résume bien les sujets que nous venons d’aborder.

 Logo-news-nov-2014

 

Autres portraits coups de coeur :  Fabien Nicolardot , Audrey Etner , Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Fabien Nicolardot : grace à l’écologie il vous fait le buzz

jeudi 13 novembre 2014

Je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer Fabien Nicolardot, mais  nous nous sommes beaucoup parlé ces temps derniers et quelques « ressentis » m’ont encouragé à inviter Fabien sur le blog de Marron Rouge.

Je connaissais bien entendu le blog BUZZECOLO que je parcoure de temps à autre et j’aime cette ligne éditoriale, simple, concise et résolument optimiste.

L’actualité de Buzzecolo fait que nous nous sommes rapprochés et les différents échanges téléphoniques, démontrent un homme déterminé mais aussi à l’écoute et quand on découvre le parcours de Fabien, on comprend cette ouverture et cette détermination.

Un homme vert (non ce n’est pas Hulk!) plein de belles pensées et qui avance et quel optimisme. En tous cas je suis content de vous faire découvrir ce nouveau portrait .

 

FABIEN-NICOLARDOT

 

 

Bonjour Fabien, pouvez-vous nous faire une description de votre parcours.
Pour me présenter je commence souvent par le début, c’est-à-dire mon enfance, une période de ma vie riche en voyages. Car l’une des premières questions que l’on pose à une personne que l’on rencontre pour la 1ere fois est bien souvent : d’où tu viens ? Une question à laquelle il m’a toujours été difficile de répondre clairement … Né au Brésil lors d’une expatriation de mes parents, j’ai passé la majeure partie de mon enfance à l’étranger (Brésil, Nigeria, Corée du sud, Thaïlande).
Une période dont je garde un très bon souvenir et qui a forgé la personne que je suis maintenant. Voyager, découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux environnements … permet de nombreux apprentissages. Et cela m’a en tous les cas, permis de garder un esprit ouvert et avide de découvertes.
Le reste de mon parcours est sans doute plus classique, j’ai un diplôme en commerce et affaires international et je travail aujourd’hui en tant que salarié, consultant, dans une société de conseil aux entreprises (dans le domaine des hautes technologies, de l’énergie …). Une activité salariée que j’exerce en parallèle de mes activités avec BuzzEcolo, à moins que ça ne soit l’inverse ;o).

 

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Buzzecolo qu’est-ce que c’est ?
Une aventure qui a commencé un peu par hasard, sur une envie d’écrire, de blogger, de partager et d’échanger sur des thèmes liés à l’écologie, le développement durable, l’environnement …Des thèmes qui m’intéressent depuis très longtemps, et des problématiques sur lesquelles je souhaitais intervenir, à ma façon et d’une manière ou d’une autre.
L’objectif de BuzzEcolo est simple, parler de tous ce qui gravite autour de l’écologie, du développement durable et de l’environnement, de manière décontractée. On parle de tendances, de lyfestyle, d’eco-design, d’art, de technologie, de mobilité durable … On réalise à l’occasion des dossiers sur des problématiques particulières, ou des articles conseils pour aider nos lecteurs à faire de bons choix dans certains cas de figures …
Mais de manière générale le principe est de ne pas se positionner en tant que grand gourou de l’écologie, moralisateur et détenteur du savoir. Nous souhaitons inviter à la réflexion, montrer que l’écologie est partout, accessible à tous et à tous les niveaux.
Nous sommes tous, ou nombreux, à la recherche de plus de cohérence dans ce domaine. BuzzEcolo est simplement une pierre à l’édifice.

Buzzecolo c’est une histoire de famille à priori, non? Pouvez-vous nous présenter les autres membres fondateurs?
BuzzEcolo a rapidement rencontré un certain succès, pour poursuivre l’aventure, faire évoluer le projet, je me suis donc tourné naturellement vers mes proches.
Mon frère principalement, avec qui nous partageons le projet dorénavant. Lui s’occupe de la partie technique, moi de la partie éditoriale. Il dispose de connaissances dont je ne jouis pas, nous sommes donc devenu très complémentaires sur ce projet que l’on partage et espérons faire perdurer et amener le plus loin possible.
Plus ponctuellement, d’autres membres de ma famille, comme mon père, son intervenus sur la partie MAG en tant que rédacteurs, mais aussi des amis et connaissances.

christophe & fabien-blog

 

L’écologie, un besoin, un mode de vie, une nécessité ?
Un peu tous ca à la fois, non ? J’aime beaucoup cette phrase que l’on prête à Antoine de Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »
Il me semble que cela résume bien la problématique, l’écologie n’est pas là pour simplement se faire plaisir : C’est une nécessité pour assurer l’avenir de nos enfants. Un besoin de faire quelque chose et de ne pas rester immobile face à une société qui s’égare parfois. Un mode de vie qu’il nous faut tous les jours remettre en question.
Je pense être comme beaucoup, perpétuellement à la recherche de plus de cohérence dans ma vie de tous les jours, j’essaye d’inculquer les bonnes valeurs à mon fils tous en les mettant en pratique autant que faire ce peu …

Le monde de demain on le construit aujourd’hui. Comment l’imaginez-vous et le rêvez-vous? Quels acteurs aimeriez-vous y voir?
Le monde de demain je l’espère plus responsable ! Mais il ne faut pas se bercer d’illusions, nous sommes les principaux acteurs de la société de demain, notre génération a un devoir de prise de conscience. Si nous souhaitons que nos enfants ne réitèrent pas les erreurs du passé, nous devons déjà en tirer les conséquences et leur donner la voie à suivre.
Une société idéale serait certainement un monde où l’on puisse se reconnecter à la nature, à son rythme. Un endroit où l’individualisme ne serait plus la règle. Un univers plus harmonieux, où la vie serait évaluée à sa juste valeur, qu’elle soit animale ou humaine …
J’ai envie d’être optimiste, un avenir utopiste dans lequel j’ai envie de croire, ne serait-ce que pour mon fils.
Buzzecolo : des projets?
Nous venons de lancer la boutique Buzzecolo, un projet que l’on avait dans les cartons depuis un moment et que nous avons pris le temps de préparer. Pour résumer, la boutique offre une sélection d’objets de décoration, de meubles et d’accessoires de modes originaux, durable, éthiques, conçus et fabriqués en respectant l’environnement.
Dans la continuité du MAG, nous souhaitons donc maintenant offrir la possibilité à nos internautes de se faire plaisir en privilégiant des produits responsables.
C’est le gros projet du moment ! Et qui devrait nous occuper un bon moment. Pour rester connecté et connaitre les évolutions à venir, je ne peux que vous inviter à nous rejoindre sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter où nous partageons régulièrement des infos en exclusivité.

Autre chose à ajouter?
Merci pour cette opportunité de m’avoir permis de présenter BuzzEcolo dans sa globalité !

fabien-bis

Autres portraits coups de coeur :  Audrey Etner , Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Audrey Etner : féminine bio ou bio féminine?

mardi 4 novembre 2014

La première fois que j’ai été en contact avec Audrey Etner c’est au sein des Eco-Informateurs.

Les Eco-Informateurs est à l’initiative d’Anne Sophie Novel  une liste d’échanges  et de réflexion destinée à apporter des réponses rapides pour la rédaction de contenu sur les sujets lies au changement climatique, à la biodiversité, aux problèmes de développement, à l’écologie en général, aux modes de vie durables, aux questions politiques, etc…

J’ai rencontré en vrai Audrey sur le salon Planète Durable à Paris. Nous avons fait par suite fait des billets croisés sur des thématiques ayant trait à l’écologie, toujours au sein des Eco-Informateurs. Et puis Audrey est passée me voir à ses débuts chez Féminin Bio et nous avons commencé à mieux nous connaître et à apprécier nos engagements respectifs.

Audrey est une jeune femme qui arbore un sourire quasi permanent et qui vous le transmet pratiquement immédiatement. La tête sur les épaules,  de la fantaisie, de l’optimisme, de la « féminité » font que j’apprécie vraiment ce personnage. Elle a tenu une rubrique qui a tenu en haleine les lecteurs de Féminin Bio sur les personnalités qui changent de vie. Elle a porté cette série de portraits sans aucun parti pris sur les histoires de ces acteurs. J’ai eu la chance d’en faire partie et je l’en remercie aussi pour ça. Je suis ravi d’accueillir Audrey ici et de faire honneur cette belle personne pleine d’humanité. Elle a accepté de se confier et je vous laisse la découvrir.

 

AUDREY-ETNER-COPYRIGHT -MATHIEU-DUBOISAudrey Etner Photo de Mathieu Dubois

 

Bonjour Audrey, pourrais-tu nous faire une description de ton parcours?

École de commerce, finance, embauchée dès la sortie dans une grande entreprise… J’avançais « dans les clous », sans trop me poser de questions, heureuse d’acquérir un statut social, une autonomie financière. Pour mon entourage, je réussissais bien, j’étais « comme il faut ». Mon quotidien était agréable, confortable, peuplé de chouettes personnes, et d’autres moins chouettes, forcément.

En parallèle de cette existence tranquille, et finalement sans relief au niveau professionnel, j’ai découvert les blogs, à l’affut de recettes sans gluten au départ, car je venais d’être diagnostiquée cœliaque (intolérante au gluten). C’est grâce à ma rencontre avec Nathalie de Lignes et Papilles , Emilie de Griottes  et Karen de Cuisine Saine  , que j’ai fait mes premiers pas en tant que blogueuse. Sur Paris by light (aujourd’hui sur l’Express Styles), je racontais mes pérégrinations parisiennes à la recherche de restos sains et bons, de boutiques et créateurs engagés.

Et puis je suis devenue maman, sans aucun doute l’étape la plus importante de ma longue carrière 😉 L’occasion de mesurer toute la nouvelle dimension de mon existence, liée à celle de ce petit être dont la vie et la survie dépend de soi.

C’est pendant ce début de transformation intérieure que j’ai rencontré Anne Ghesquière et Michaël Amand, qui ont cru en moi, et m’ont laissé ma chance à la tête de la rédaction du magazine Femininbio.com  . Un pas décisif dans mon parcours, que je ne regrette pas d’avoir franchi ! Cette expérience intense m’a profondément transformée. Après tout, la baseline de FemininBio est : « Le féminin qui change la vie » !

L’écologie dans ta vie, un besoin, une nécessité ?

Disons que j’aimerai bien que cela puisse encore être un choix. Cela signifierait que la planète est en pleine forme, que la biodiversité se porte bien, que les cycles naturels sont respectés… Malheureusement ce choix n’existe plus pour nous. L’écologie, ou plutôt la conscience de faire partie d’un tout, d’une planète avec ses habitants (humains, animaux, végétaux) et de ne faire qu’UN avec ce TOUT, s’est imposée peu à peu à moi au cours de ces deux dernières années.

A partir de là, j’essaye d’être cohérente, même si je n’y arrive pas toujours. De nature optimiste et joyeuse, j’en ai fait un jeu au quotidien. Découvrir, tester, choisir… Pour le moment je suis passée au 100 % bio en cosmétique et ménage, j’ai pris la résolution de favoriser le train ou les transports en commun quand je me déplace, d’acheter moins et mieux, surtout pour la mode (Ekyog  j’adore !), je mange beaucoup moins de produits animaux qu’avant… Côté écologie de l’esprit, j’essaye de moins juger (pas toujours avec succès), d’être bienveillante envers moi-même et les autres, et je partage des infos plutôt positives sur les réseaux sociaux, histoire de ne pas entretenir l’énergie négative qui peut s’y installer rapidement si l’on n’y prend pas garde.

Enfin je tente, avec tout ça, de ne pas virer pénible pour mon entourage. Et oui, tout le monde n’avance pas sur le même chemin, et respecter la planète en étant invivable, ce n’est finalement pas très cohérent je trouve 🙂

Tes sujets de prédilection?

Aaaah j’en ai des tas ! C’est un peu l’avantage d’avoir été rédactrice en chef d’un média à la fois généraliste et engagé. Disons, dans le désordre : l’évolution de la conscience, la mode éthique, tout ce qui touche aux nouvelles façons de s’alimenter (vegan, sans gluten etc), la beauté green, l’éducation bienveillante (avec plus ou moins de succès dans l’application quotidienne) et des tas d’autres choses encore

Après deux ans consacrés à ma mission chez FemininBio, j’ai envie de reprendre du service sur Twitter https://twitter.com/AudritaPBL , Instagram http://instagram.com/audritapbl et peut-être aussi sur mon blog http://blogs.lexpress.fr/styles/paris-by-light/

Aujourd’hui tu quittes FemininBio , as-tu déjà une idée où l’on va pouvoir te retrouver ?

Et bien pas encore, même si quelques jolis projets sont en train de se profiler à l’horizon. Je suis une curieuse-née, piquée d’écriture, et je rêve d’être « dénicheuse de tendances », pourquoi pas à mon compte dans un premier temps, pour ensuite rejoindre un réseau d’entrepreneurs engagés ? Une chose est sûre, on pourra toujours me trouver aux côtés de tous les joyeux utopistes qui veulent changer le monde, et aussi sur les réseaux sociaux…. Mon côté hyperconnectée !

Le monde de demain on le construit aujourd’hui : comment vois-tu et rêves-tu du monde demain? quels « acteurs » aimerais-tu retrouver dans ce monde demain?

Vaste et difficile question ! La lame de fond est en marche, est c’est, comme tu le soulignes, aujourd’hui que le monde de demain se construit. Je n’ai pas spécialement de vision idéalisée du monde de demain, car ce serait projeter pour le futur une image construite à partir de mon référentiel actuel. Mais en tant que maman, je souhaite par dessus tout que mon enfant, et plus généralement les enfants d’aujourd’hui, puissent s’adapter à ce que sera alors ce monde. J’essaye donc d’incarner au mieux les valeurs qui sont les miennes, et d’être là pour ma fille, autant que possible.

Les « acteurs » importants pour demain sont déjà à l’œuvre ! Partout, des tas de solutions existent, lancées par des mouvements citoyens, basées sur le collectif. J’essaye de faire de mon mieux pour y participer, car je suis convaincue qu’il n’y a pas de petit pas pour chacun d’entre nous.

Autre chose à ajouter ?

Oui ! Un petit zoom sur deux mouvements initiés par des changeurs de monde géniaux, qui sont déjà en action dans toute la France :

La C2C Community  : si vous ne connaissez pas encore le Cradle-to-Cradle, l’économie circulaire à impact positif, je vous invite à faire quelques recherches sur le ouèb mondial ; vous découvrirez une nouvelle façon de penser les produits que nous fabriquons pour qu’ils soient réutilisés indéfiniment, évitant ainsi pollution et déchets à notre planète. Pour moi c’est l’avenir !

c2c-COMMUNITY

Le Printemps de l’éducation  : qui réunit parents, enseignants, éducateurs, grands-parents et enfants et organise des rencontres dans toute la France pour un renouveau de l’éducation. Parce que « Ce qui doit être au cœur de l’éducation, c’est l’enfant en tant qu’être à part entière ». Forcément, j’adhère !

PRINTEMPS EDUCATION

Autres portraits coups de coeur :  Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Shabnam Anvar : il y a (beaucoup) plus de solutions que de problèmes

mardi 21 octobre 2014

J’ai rencontré Shabnam Anvar , la première fois sur Maison et Objet. Elle était venue me voir sur mon stand pour me faire partager sa passion du recyclage, de l’être humain et des solutions de demain qui sont déjà entre nos mains aujourd’hui.

Nous nous suivions mutuellement sur nos réseaux communs et puis elle m’a parrainée sur une réunion à Paris pour rencontrer des acteurs du changement de monde de Demain. Cette soirée a eu lieu le 11 Juin 2013 et j’ai même rencontré d’autres personnalités qui avaient mon « admiration »

Christophe Chenebault, Anne Ghesquières, Cyril Dion, Isabelle Delannoy, … je ne pourrais tous les citer.

Nous sommes régulièrement en contact avec Shabnam et nos situations géographiques respectives font que nous nous voyons peu mais je ne perds pas espoir de mettre en place des événements avec Shabnam dans un avenir proche.

Vous aurez compris que Shabnam a mon respect et mon admiration pour ses engagements sans failles. Le monde de demain, elle le vit et le construit aujourd’hui.  « Une tisseuse de fils d’or » est vraiment un qualificatif qui lui va. Je l’ai toujours vu souriante, avec un regard plein de sollicitude sur les gens qu’elle croise et c’est une qualité rare aujourd’hui. Elle a accepté que je l’interroge afin que je partage avec vous.

 

shabnam anvar de Stefano Borghi.jpgPortrait de Shabnam Anvar par Stefano Borghi

 

Lisez vous serez conquis comme moi :

 

 Pourrais-tu nous faire une description de ton parcours?

 D’origine française et iranienne, je suis de cultures américaine et française. Je me suis imprégnée de l’environnementalisme aux Etats-Unis au début des années 80. J’ai fait des études de droit des affaires et de l’environnement pour acquérir le langage et les outils du monde des affaires tout en faisant mes stages chez PlaNet Finance, Alter Eco, et les Inrocks… Je suis rentrée dans une grande multinationale dès que j’ai pu pensant pouvoir changer les choses de l’intérieur. A 23 ans, c’était une utopie, mais très formateur.

 

J’ai rapidement changé de direction pour me rendre utile lorsque j’ai rencontré en 2002 deux agriculteurs qui m’expliquaient ne pas pouvoir échanger des semences. Spécialisée en libre circulation des marchandises, leur affirmation me paraissait incohérente. Mais en creusant le sujet, j’ai décortiqué un système qui ressemble à celui de la mise sur le marché des médicaments appliqué au vivant. Mon doctorat est en en libre accès pour aider tous ceux qui travaillent sur ce sujet.

 Depuis j’ai été directrice de deux organisations et aujourd’hui je travaille à mon compte avec mes différentes casquettes (spécialiste de la réglementation des semences, facilitatrice en intelligence collective, et passionnée des questions de gaspillage).

 

Je te connais car nous avons une passion commune qui est le recyclage, l’upcycling, l’économie circulaire. Pourrais-je te demander pourquoi cette passion et quelle en a été la genèse?

 Deux dictons m’accompagnent depuis longtemps :

  • Waste is only waste if you waste it : Un déchet n’est du gaspillage que si tu le gaspilles
  • Waste not want not : si tu ne gaspilles pas, tu ne seras pas dans le besoin

 Ayant grandi dans de très grandes villes (New York, Bangkok et Paris), entre un monde de nantis et un monde de besoins de subsistance, je suis très sensible aux disparités et au gaspillage des ressources. Depuis très très jeune, je limite ma consommation de ressources, je réutilise et je transforme. Je suis une boîte à idées ambulante pour trouver des alternatives au gaspillage. Sorte de don que j’ai développé au cours des années et qui m’anime.

Depuis 2007, j’ai commencé à partager toutes les idées positives et astuces pour réduire le gaspillage, principalement pour m’aider à classer la profusion d’idées et les partager avec ma sœur qui habite de l’autre côté de l’Atlantique (Ripe Green Ideas). De là, j’ai continué à créer des blogs dédiés à des thématiques plus spécifiques, en lien avec le gaspillage, et qui me tenaient à cœur :

 Aujourd’hui, j’allie ma passion à ma vie professionnelle. J’accompagne les organisations et initiatives que se focalisent sur la réduction des gaspillages : gaspillage de ressources, de déchets, mais aussi de temps et de potentiels humains, afin de réintégrer du sens et du respect dans notre relation à ces quatre éléments. J’ai recours notamment aux méthodes d’intelligence collective de groupes multipartites pour que ces groupes, eux-mêmes, identifient leurs problématiques ensemble, et co-créent les solutions pour y répondre, en prenant conscience individuellement et collectivement à travers ce parcours, de leurs responsabilités et de leur capacité à agir.

 

Dans les acteurs d’aujourd’hui de l’économie circulaire quels sont les projets que tu voudrais mettre en avant?

 Je vais aller à contre-courant de notre milieu qui prône l’économie circulaire dans toutes les conférences comme LA solution. L’économie circulaire est une belle idée et pratique : mais elle est difficilement accessible. C’est le somment de la montagne. Or, pour emmener le plus grande nombre avec nous, il nous faut d’abord commencer par gravir les pentes, comprendre quelles sont les sources de gaspillage et de déchets qui composent cette montagne.

 Je vous invite donc à vous mettre en jambe en découvrant la démarche Zero Waste (zéro déchet et zéro gaspillage) accessible à tous, abordable, et techniquement plus simple que l’économie circulaire : il y a l’incroyable équipe de Zero Waste France (ex-CNIID) ; Disco Soupe et son énergie infinie mise au service de la lutte contre le gaspillage alimentaire, les Repair Cafés, Commentreparer.com et l’infatigable Damien Ravé, …la liste est longue, et au fur et à mesure que je les rencontre, je les connecte dans un réseau que j’ai appelé Re-Solutions, où Marron Rouge participe depuis les débuts.. !

 

Sebastien Ravut t’a citée dans son interview et a dit à ton propos :  « tisseuse de fils d’or entre les gens ». Moi je suis assez d’accord mais toi tu en penses quoi?

Ça me touche toujours quand Sébastien le dit. C’est un travail invisible que je fais, mais si important à mes yeux. Je tisse car j’aime connecter de belles personnes, projets et initiatives, et ce sans jamais demander quoi que ce soit en retour. C’est ma manière de contribuer à la transition. J’ai une conviction personnelle qui est plus je contribue à tisser le réseau d’acteurs positifs, plus je contribue à tisser un filet invisible et indispensable qui permet de rattraper et d’aider chaque acteur à rebondir lorsqu’il trébuche. Nous trébuchons tous, car ce que nous faisons pour apporter des changements positifs est difficile. Mais c’est bien moins douloureux quand il y a ce filet solidaire qui nous relance pour retrouver notre élan. 

 SHABNAM- MARIE GABRIELLE FAVEPhoto de de Marie-Gabrielle Favé

 

Tu animes un certain nombre de conférences, et plutôt bien (à ce qu’on m’a dit). D‘où te vient ce désir d’animer?

 En toute honnêteté, je n’aime pas parler en public, et préfère travailler de manière très discrète. Mais à un moment, j’ai eu un certain ras-le-bol des conférences des « experts » sur l’estrade parlant à un public de thématiques qui ne laissaient pas la place à l’espoir et aux solutions qui existent. Vu que je suis une enthousiaste par nature et une connecteuse, je profite aujourd’hui des conférences qu’on me demande d’animer pour changer le format et faciliter des sessions où chacun peut être partie prenante. Je cherche aussi à connecter le public à des personnes et projets inspirants qu’il faut soutenir, tout en communiquant une envie contagieuse d’agir.

 SHABNAM ANVAR - UCKA IIOLOPhoto de Ucka llolo

 

 

Comment imagines-tu  ou rêves tu le monde de demain?

 Je rêve qu’il soit dans le respect de notre terre, de l’autre et de soi-même au service d’aventures qui nous font humainement grandir (comme mon couple !).

 

Autres portraits coups de coeur :  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Sebastien Ravut : le citoyen qui ne vous fait pas marcher

vendredi 19 septembre 2014

Je connais Sébastien Ravut pratiquement depuis les débuts de Marron Rouge (Juillet 2010). Je l’avais contacté pour faire partie de l’annuaire LE MARCHE CITOYEN et à l’époque ce n’était point possible car nous n’avions de lieu de vente physique et il m’avait alors dirigé vers ECO SAPIENS chez lesquels nous étions déjà référencés.

Et puis Marron Rouge a intégré le Village des Créateurs et là LE MARCHE CITOYEN pouvait nous accueillir. Nous avons même commencé une campagne de communication dès 2011. Nous avons depuis fait trois nouvelles campagnes, qui chaque fois donnent d’excellents résultats en termes de fréquentation sur le site de Marron Rouge.

J’ai rencontré Sébastien à plusieurs reprises et notamment une première fois sur l’avant dernière session de l’Ethical Fashion Show au Caroussel du Louvre. Je suis ses actualités régulières sur les réseaux sociaux.

C’est un homme dont j’ai plaisir à faire l’interview car il partage des valeurs qui me sont chères : humanité, humour, compétence, simplicité, partage.  Il est engagé pour des causes qui me vont droit au cœur : l’humain ! Il ne manque pas d’humour en partageant ses fous rires sans une once de vulgarité même quand les sujets sont limites.  Il a toujours été d’un bon conseil sur mes campagnes de communication. Il vous dit les choses simplement sans détours met sans aucune once de méchanceté ou d’agressivité. Il n’hésite pas à partager ses réseaux, idées, doutes.

 

Maintenant lisez ce qu’il m’a confié et vous découvrirez un Citoyen.

 

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Sébastien, pourrais-tu nous faire une brève présentation de ton parcours.

Après des études d’économie, qui m’avaient permis de découvrir Internet (en 1996 :-), j’ai démarré ma carrière dans le Service du développement économique de Montreuil. J’ai réalisé là que les entreprises n’étaient pas toutes pareilles, que les « patrons » n’avaient pas tous le même objectif. En plus de leur chiffre d’affaires, certains se souciaient de social et d’écologie. J’ai aimé ça et déjà geek dans l’âme, j’ai eu l’idée de créer Le Marché Citoyen, un annuaire web pour valoriser ces entrepreneurs là. Mais j’ai été entraîné dans la fièvre du web et j’ai rejoint l’équipe de BeCitizen, fondé par Maximilien Rouer, pleine d’ambition, de chiffres et de têtes bien faites. La bulle Internet a explosé et notre portail web du Développement durable comme sa startup ont été envoyés par le fonds. Enfin non c’est devenu une société de conseil florissante. Après les startup-builders, j’ai rejoint une agence de com en SCOP, Incidences. Là j’étais plutôt chez les militants de l’économie sociale. J’ai continué à développer des sites, des CD-ROM (si ça existait), des applications… et à m’intéresser au développement durable avec des gens inspirants comme Elisabeth Laville ou Elisabeth Pastor-Reiss. Puis en 2006, je me suis lancé en indépendant pour réaliser mon rêve.

Aujourd’hui on te connaît à travers Les Marchés Citoyens mais ce n’est qu’un aspect de ton métier. Peux-tu nous parler de tes domaines de compétences et les organisations qui les portent?

Je gère l’agence Les Marchés Citoyens, qui accompagne aujourd’hui les entrepreneurs de demain dans leur stratégie et leurs médias web. Conseil stratégique, formation web 2.0 et RSE, conception de site et d’applications web sont notre quotidien. L’agence assure également la gestion du Marché Citoyen, l’annuaire. « LE », « LES », je sais ça prête à confusion, mais disons qu’après avoir exploré LE marché des commerces locaux bio, équitables et solidaires, de nouveaux marchés citoyens s’offraient à l’agence. Ca va c’est clair là ? 😉

 

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Je connais ton engagement sur l’écologie, les colibris, les acteurs du changement du monde de demain …., mais pourrais-tu nous en dire un petit plus sur ces engagements?

Je suis coordinateur du collège des partenaires de Colibris, fondé par Pierre Rabhi, Isabelle Desplat et mon ami Cyril Dion. J’anime ce réseau d’entreprises qui se reconnaissent dans Colibris et l’aide à monter de petits ou de grands projets, de communication notamment : Sidièse, SMOL, Université du nous, Outils réseaux…
Il y a 2 mois et demi Cyril Dion m’a demandé de lancer et animer la campagne de crowdfunding du film Demain qu’il réalise avec Mélanie Laurent. Je me suis dit que l’objectif de 200 000 € était un peu fou mais j’ai plongé. En 3 jours, l’objectif était atteint, et la campagne s’est terminée à 440 000 € ! C’est bien sûr Cyril, Mélanie, tous leurs réseaux, notamment Colibris, qui ont permis cette explosion d’enthousiasme et de dons. Le teaser, qui augure d’un film super émouvant, a aussi beaucoup joué. Et puis l’équipe que j’ai animé, avec Anne-Sophie et Nicolas, Céline et Grégory de Colibris, Charles et Adrien de KissKissBankBank, on a tous fait le job, bien organisé, en mode collaboratif, dans la joie, comme j’aime.

 

 

 

 

Quels sont aujourd’hui les projets que tu soutiens et pourquoi?
J’ai de gros clients institutionnelles ou des PME innovantes et engagées et cela me permet de m’engager sur d’autres projets à titre bénévole, ou je dirais plutôt dans une démarche de « bénévolat intéressé » car je crois en leur potentiel : il y a Mes Sages Musicaux  fondé par Vincent David, un vrai tisseur de réseaux « dans la vraie vie » ou open-solutions.info fondé par Shabnam Anvar, elle aussi tisseuse de fils d’or entre les gens.

 

Comment aimerais-tu le monde de demain? Quels acteurs aimerais-tu y voir, dans ce monde de demain (toi y compris)?
J’ai été vraiment touché par l’idée de Cyril Dion dans Demain, inspirée par Nancy Huston, celle de raconter ensemble une nouvelle histoire pour ce monde, et pas celle des pieds dans l’eau de banquise fondue, mais celle à laquelle on aspire vraiment, constituée des solutions qui existent aujourd’hui. Ce monde, je le vois plein d’entrepreneurs, de gens qui construisent et se racontent mutuellement de belles histoires. Car je ne suis pas là sur cette terre pour râler contre le monde tel qu’il tourne. Je suis là pour être heureux et contribuer à la transformation, comme le Colibri dans la légende amérindienne.

 

Tu n’es pas dénué de sens de l’humour est-ce qu’il y a truc (ou plusieurs) trucs qui te font rire en ce moment?
J’adore le Gorafi. J’ai l’impression que des Pierre Desproges et autres humoristes de l’époque (la mienne) revivent en version 2.0 à travers ce site. Il analyse l’actualité d’une manière tellement sarcastique, sans finalement être sinistre. Si j’osais, je dirais que l’approche de ces journalistes est poétique !?
J’aime aussi certains textes, vidéos, images… qu’on partage sur les réseaux sociaux et qui me font bien marrer dans la journée. Avant les réseaux, on avait que rarement l’occasion de rigoler en dehors des repas ou des soirées. A propos des réseaux, j’aime bien partager l’idée que ce sont avant tout des réseaux sociaux, donc humains. Ils ne sont pas du tout virtuels. Les émotions qui y transitent sont bien réelles. C’est ce que je tente aussi de transmettre dans mes formations en entreprises. Le web est maintenant ouvert aux humains, et plus seulement aux professionnels de la com (médias, blogueurs) ou aux robots (Google). J’aime.

 

Le mot de la fin, quelque chose à ajouter?
J’aime cette idée de Vincent Houba, un ami expert en communication non violente et en « transition » dans les entreprises : plutôt que de vouloir changer le monde, tentons de contribuer au monde, ce sera déjà formidable.

Morgan Martinez et M’Kee’S : une marque de mode qui a du sens

mardi 2 septembre 2014

J’ai rencontré Morgan fin mai 2014 ou j’étais invité par des amis communs à participer à un défilé pour le lancement de nouvelles voitures dans une concession d’une grande marque automobile.

Une première réunion préparatoire ou nous définissions les rôles de chacun et les ordres de passage pendant ce défilé.

Lors du défilé, les accessoires de Marron Rouge étaient prévus avec Richard Borg qui préparait les mannequins. Morgan est venu me voir quelques heures avant le défilé et m’a aussi demandé d’accessoiriser tous ses mannequins.

Je ne connaissais pas la marque M’Kee’s et comme je suis curieux de nature, je suis allé voir ou je pouvais trouver des infos sur  cette marque, et j’ai trouvé une marque de vêtements avec une « âme. »

Mais qu’est-ce une marque de vêtements avec une âme? Un homme, une équipe qui prend soin de l’être humain dans son projet d’entreprise. 

M’KEE’S LE FAIT

Logo M'Kee'S

J’aime ce projet, j’aime ses valeurs, j’aime cet enthousiasme, j’aime cette implication. Loin des sentiers battus du domaine de la Mode, M’KEE’S construit et bâtit un joli environnement qui m’a séduit.

 

Plutôt qu’un long discours je laisse Morgan parler, ce jeune homme est jovial, entrepreneur et social. 

 

 

En premier lieu, Morgan, pourrais tu te présenter brièvement et parler de ton parcours.

Je m’appelle Morgan, 33 ans, marié, 3 enfants, autodidacte et co-créateur, avec mon frère et ma sœur, en 2012 de la marque familiale lyonnaise de prêt à porter : M’Kee’S, dont je m’occupe à côté de mon activité principale. Un univers plutôt atypique et différent, puisqu’ une partie des bénéfices de nos ventes est d’ordre caritatif. A côté de cela, mon métier n’a strictement rien à voir puisque je travaille dans un grand groupe du secteur de l’énergie.

 

Morgan Kelly Sullivan (de gauche à droite)

Morgan Kelly Sullivan (de gauche à droite)

M’Kee’S est née à l’initiative commune de 3 membres d’une même famille.  Au delà de l’aspect mode quelle a été la motivation première pour créer M’Kee’S?

Suite au décès de notre regretté grand-père en 2010, nous avons souhaité lui rendre hommage à notre manière. Tous les trois, depuis tout petit, nous avons baigné, de par notre papa, dans l’univers de la mode et du prêt à porter. Nous nous sommes donc dit pourquoi ne pas créer, en son hommage, un projet dans ce domaine, et c’est comme cela qu’est née M’Kee’S. Le nom aux initiales de nos trois prénoms, a été trouvé par notre maman : un beau défi et un bel hommage pour notre grand père. M’Kee’S signifie: Morgan Kelly Sullivan.

 

M’Kee’S est une jeune marque née en 2012 et vous avez pris le pari de vous faire connaître par des événements successifs : défilés, concours de miss. Pourquoi ce mode de communication qui demande beaucoup d’énergie et de disponibilité?

 

Quand on aime on ne compte pas.

Tout a débuté le 20/04/2012, grâce à un établissement qui nous a fait confiance pour notre premier défilé, le Genas Bowling, et de fil en aiguilles, nous avons su mettre en place un climat de confiance au travers des différents projets avec d’autres partenaires et collaborateurs depuis 2012. Pour exemple, nous avons présenté nos collections lors d’élections de miss locales, participer à des soirées caritatives pour récolter des fonds pour différentes associations comme Les Amis de Léonard, l’association Les Ladies, et plus récemment habiller les prétendantes au titre de Miss Lyon pour l’ouverture de l’élection 2014. Actuellement nous avons organisé ou participé à environ une vingtaine d’événements sur Lyon et sa région depuis la création de M’Kee’S.

 

S’ouvrir aux autres, partager et avancer ….

Pourquoi ? La réponse est composé de trois mots clés : Le style, la mode et le caritatif. Tout cela réuni nous permet de sensibiliser les gens très simplement. Et à vrai dire, cela fonctionne plutôt bien puisque beaucoup de personnes nous suivent, nous font confiance et nous les en remercions, modèles, comités, photographes, maquilleurs, coiffeurs etc….

 

Equipe M'Kee'S

Equipe M’Kee’S

Comment recrutez-vous vos modèles pour vos défilés?

Lors du lancement de la marque en 2012 et pour le premier défilé au Genas Bowling, nous avons fait appel à des personnes expérimentées, d’autres peu voir pas du tout. Nous voulions mélanger les expériences. Puis au fil des événements, et par le biais des réseaux sociaux, nous procédons toujours de la même manière. Donner l’opportunité d’être sous le feu des projecteurs, le temps d’un défilé. Nous essayons de réaliser les rêves de ceux qui n’osent pas franchir le cap de ce monde parfois tant décrié.

 « We are M’Kee’S » si différents pourtant tous pareils.

 

Qui dessine ou conçoit vos modèles, et quel est le processus de fabrication?

Nos pièces sont issues de différents fournisseurs à l’international, sur lesquelles, une fois les produits commandés, nous apposons par broderie ou autre technique d’impression, notre logo, ou lettrage de la marque, ou nos dessins. Dès la rentrée, de nouvelles surprises sont prévues, mais je n’en dirais pas plus pour l’instant.

 Produite porté 5

Une des choses qui m’a séduite sur la marque c’est l’aide qui est apportée à des projets sociaux et caritatifs. Pourquoi? Pourquoi ces associations?

L’élément déclencheur fut le concept M’Kee’S Globetrotter : photos de nos clients/ambassadeurs à travers la planète avec un vêtement M’Kee’S, des photos prises sur les quatre coins de la planète comme Ushuaia, le Groenland, l’Australie, le Japon et j’en passe….

L’une des premières personnes à nous avoir proposé des photos, lors de ses voyages fut Clifford, membre fondateur de l’Association Bala. Par la suite, en découvrant l’Association Bala, nous avons été touchés par ce projet : venir en aide, à notre échelle, à des enfants défavorisés et participer entre autre à l’amélioration de leur éducation, et de leur vie.

Nous impliquons donc nos clients de par leurs achats, en reversant une partie de nos bénéfices, depuis 2012, à l’association Bala, afin de venir en aide à ces enfants, situés dans l’état le plus pauvre d’Inde. Nos clients se sentent davantage impliqués car ils contribuent et s’engagent de manière  caritative à notre projet en achetant des articles M’Kee’S.

Comme je le précisais précédemment, M’Kee’S ne s’arrête pas là puisque nous participons aussi à des événements/soirées caritatives dans la région lyonnaise, en apportant notre modeste expérience. Comme pour l’Association des Amis de Léonard où nous avons participé en ce début d’année, à un projet scolaire de quatre étudiantes, qui était d’organiser un défilé afin de récolter des fonds pour cette association. Un très beau moment humain et plein d’espoir tout au long de cette soirée. M’Kee’S est aussi partenaire de l’association des Ladies, association qui défend les droits des femmes et des enfants en France.

Pourquoi ? C’est très simple, nous retrouvons toujours le même but : les enfants. Je suis papa de trois magnifiques petits bouts qui vivent et participent aussi à tous ces projets. En tant que père et sachant l’importance de rendre les enfants heureux, mais aussi en tant qu’homme il était logique que nos engagements se tournent vers les enfants.

 Albert Einstein disait : « La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir »

 

Comment vois-tu l’évolution de M’Kee’S à court et moyen terme?

Il est difficile de répondre à cette question, car personne ne peut pas prédire l’avenir. Je pars du principe qu’il faut profiter de chaque instant et en faire ressortir le meilleur comme tous les évènements que nous avons vécu jusqu’à aujourd’hui. Le plus beau des résultats que nous pouvons récolter, c’est de voir le sourire sur les visages des gens satisfaits d’avoir passé un bon moment lors de nos évènements.

A court terme, de nouveaux projets, pour entre autre des associations qui nous ont contacté pour cette fin d’année et également pour 2015 sur le moyen terme. Pour la suite….. Profitons !!!!!

 

Peter Drucker disait «  La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer»

 

Autre chose à ajouter?

Un grand merci à toutes les personnes qui nous suivent et nous encouragent, nos clients, nos amis, et plus particulièrement ma femme, mes enfants, ma famille, mes parents qui nous soutiennent et nous aident dans les bons comme les moins bons moments.

Merci aussi à toi Jean-Marc, de nous avoir donné cette belle opportunité de partager cette superbe aventure qu’est M’Kee’S et de parler de ce parcours depuis 2012.

Pour terminer, juste une phrase qui a beaucoup de sens dans cette belle aventure: Vivre ses rêves et non rêver sa vie.

 

Enfin dernière question : si je te parle de recyclage, d’environnement ou de développement durable, ça t’évoque quoi?

Mon travail tout simplement, puisque mon activité quotidienne est en relation directe avec tous ces termes cités. Je travaille dans le domaine de l’Eco Efficacité Energétique, et contribue à la réduction durable des consommations d’énergies des consommateurs. C’est-à-dire proposer des moyens d’améliorer et de maîtriser la production et l’utilisation de l’énergie tout au long du cycle de vie des produits. Cette notion est cruciale car, jusqu’à aujourd’hui, la consommation d’énergie croît en même temps que les populations et les économies : ce modèle n’est pas durable. Les efforts en matière d’éco-efficacité énergétique visent à résoudre la contradiction actuelle entre développement économique et baisse de l’impact sur l’environnement. En particulier, la lutte contre le réchauffement climatique, priorité des pays industrialisés, passe par la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui sont directement liées à l’utilisation des énergies fossiles et donc à la consommation d’énergie. C’est pourquoi il faut respecter l’environnement par de petits gestes durables pour notre avenir et celui des nos enfants.

 Grégory Bateson disait « La source de la plupart de nos problèmes réside dans l’écart entre le mode de pensée de l’homme et le mode de fonctionnement de la nature. »

 

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Lionel Astruc, La Fondation Ekibio et le Festival La Bio dans les Etoiles

mardi 25 mars 2014

Depuis que j’ai décidé de « changer de vie », je rencontre pas mal de gens qui sont « dans mon cas » et qui décident d’œuvrer pour une vie meilleure dans un monde meilleur et plus vert.

Une des dernières personnes que j’ai été amené à rencontrer, Lionel Astruc qui va vous parler de son parcours et des ses engagements passés et actuels.

LIONEL_ASTRUC

 

Au sein de la fondation EKIBIO, il organise le prochain festival LA BIO DANS LES ETOILES le 11 avril, 2014 à Davezieux dans l’Ardèche.

 

Mais reprenons les choses dans l’ordre 

Lionel Astruc se « confie » à Marron Rouge 

 « Je me suis intéressé à la Responsabilité Sociale et Environnementale en réalisant des enquêtes de terrain sur les produits de grande consommation venus de pays lointains. Ces reportages au Cambodge, en Inde, au Brésil et dans de nombreux pays dont la France étaient publiés dans la presse (L’Express, Libé , La Vie etc…) et ont ensuite fait l’objet de livres. Faire connaître les idées de ceux qui ont expérimenté des solutions écologiques et sociales est devenu une sorte de spécialité. J’ai donc rédigé un programme complet avec les Colibris en 2012 : « (R)évolutions pour une politique en actes » (Actes Sud). Je suis également devenu le biographe de Vandana Shiva avec qui je prépare actuellement un second livre.

Etudier ce ballet de matières premières à travers la planète m’a passionné, tout particulièrement dans le domaine de l’alimentation. 

Mais je voulais agir de manière plus directe et active qu’à travers l’écriture. Cette envie a coïncidé avec la rencontre de la Fondation Ekibio à qui j’ai proposé quelques idées. Je suis devenu directeur et la Fondation s’est axée sur le thème des bonnes pratiques alimentaires. Pourquoi ? Parce que l’évolution de nos habitudes dans ce domaine est à la fois la manière la plus simple de sauver la planète, mais aussi la plus économique et la meilleure pour la santé. 

C’est donc incontestablement le changement le plus évident à mettre en oeuvre dans nos quotidiens. Outre la préférence pour les circuits courts, les produits de saison et bio, certains choix offrent un levier considérable. La réduction des portions carnées dans nos repas permet par exemple de manger sain et bio à budget constant, tout en améliorant notre santé protéines végétales. Mais pour opérer ce changement il faut nous remettre en cuisine. C’est donc une révolution épicurienne et pleine de bonne humeur que la Fondation veut mener ! 

Pour cela nous organisons le festival « La Bio dans les Etoiles », mais nous organisons aussi des interventions culinaires, des ateliers qui permettent d’apprendre cette « cuisine alternative » qui ne met plus la protéine animale au centre du repas. Les participants s’amusent beaucoup et adoptent de nouvelles pratiques. Nous préférons ce mode de transmission qui évite d’ajouter de l’information à la surinformation ambiante qui désoriente souvent les citoyens. L’idéal pour mieux découvrir nos activités est de venir faire la fête et cuisiner avec nous à la Bio dans les Etoiles ou les grandes voix de l’écologie viennent chaque année rencontrer le public. »

Beau parcours de Lionel et bel engagement que voilà. En plus d’être un homme à l’écoute nous avons une passion commune de l’Inde. J’ai été ravi de faire connaissance avec cet homme engagé et généreux

Allez lire l’interview qu’il a donné sur Féminin bio, c’est très inspirant 

 

 

 FONDATION EKIBIO

La Fondation EKIBIO : La Fondation, à travers les actions qu’elle soutient et ses propres initiatives, a pour mission de sensibiliser les citoyens à l’influence de l’alimentation sur la protection de l’environnement, de la santé et la restauration de la biodiversité agricole et du lien de solidarité entre producteurs et consommateurs. 

Allez visiter leur site pour en savoir un peu plus sur leurs actions, les projets qu’ils soutiennent en faveur de notre alimentation.

 

BIO_DANS_LES_ETOILES

Enfin réservez votre journée du 11 avril, 2014 pour assister au Festival la BIO DANS LES ETOILES, dont le thème sera donnons du sens à notre alimentation.

Le festival se déroulera sur deux lieux distincts à Davézieux (Ardèche) dont voici le programme :

 

Espace Jean Monnet de Davézieux

  • Exposition : DES JARDINS CONNECTÉS À NOTRE ASSIETTE
  • Exposition : Jihyun Ryou (Corée) l’éco-design au service de la conservation des aliments
  • CONFÉRENCE : LE RETOUR DES CIRCUITS COURTS
  • REPAS : BUFFET BIO (Participation de 10,00 €/5,00 €)
  • CONFÉRENCE : FAUT-IL ÊTRE VÉGÉTARIEN ?
  • DÉGUSTATION DE VIN
  • Dégustation de poule grise du Vercors
  • CONFÉRENCE : MÉTRO BOULOT ECO-CUISINE
  • REPAS : Disco Soupe (Repas gratuit)
  • DÉDICACES

 

Espace Montgolfier de Davézieux

 

 

  • Projection gratuite de TANTE HILDA
  • Projection de NOTRE POISON QUOTIDIEN, suivie d’une rencontre avec la réalisatrice du film Marie-Monique Robin.
  • CONFÉRENCE : LA CUISINE EN QUÊTE DE SENS

 

Des intervenants  de marque dont

Cyryl Dion 

En 2007, il a co-fondé l’ONG Colibris avec Pierre Rabhi . Ce mouvement est une plateforme de rencontre ou d’échange pour tous ceux qui veulent agir pour une société plus juste en développant des solutions alternatives.  En 2010, il a co-produit avec Colibris le film de Coline Serreau “Solutions locales pour un désordre global”.  Il est par ailleurs le directeur de la rédaction du magazine Kaizen, qu’il a co-fondé. Il prépare actuellement un nouveau film dont il est l’auteur et le co-réalisateur avec Mélanie Laurent.

CYRIL_DION

 

 

 Bref le 11 avril 2014, venez à Davézieux et vous m’y retrouverez aussi ! Je veux comprendre quels sont les enjeux liés à mon alimentation, et ce festival orchestré par des experts m’aidera à comprendre un peu mieux et surtout à faire mes propres choix en matière d’alimentation, et tout ceci avec optimisme .