Archive pour mars 2015

François Wattellier et l’Atelier des Friches

jeudi 26 mars 2015

Parmi les « belles personnes » , il y a quelqu’un que je tenais particulièrement  à vous faire découvrir. On a mis du temps à caler cet interview mais on l’a fait et je vous le livre là ici ci-dessous. Vous allez découvrir un véritable ami des plantes  , qui vous donne envie de connaître cette belle nature qui nous entoure. Il est l’un des fondateurs de l’Atelier des Friches à Lyon. C’est plus qu’un projet, car cet Atelier existe et fonctionne en plein cœur de la ville. J’aime ces belles initiatives rassembleuses et qui vous aident à regarder et aimer la nature sans que ce soit un sacerdoce ni une punition.

François Wattellier nous explique avec passion ce qu’est l’Atelier des Friches. Je vous laisse le découvrir

 

François on te connaît en tant que paysagiste et en tant qu’acteur de l’Atelier des Friches, peux-tu nous faire un résumé de ton parcours ?

Oh là là, c’est beaucoup trop long

FRANCOIS WATTELIER

 

 

Un résumé j’ai dit

J’ai une formation de paysagiste précédée d’une formation en Histoire de l’Art. Il y a quelques années, j’ai rencontré Céline Dodelin, qui est plasticienne, et qui travaillait sur les plantes sauvages dans la ville.

Céline Dodelin

De mon côté j’avais créé (et je continue toujours) des Promenades Buissonnières qui sont des visites de la ville à la découverte des plantes sauvages. Nous nous sommes rencontrés parce qu’elle avait besoin de connaître des noms de plantes sur lesquelles elle intervenait. Nous avons travaillé ponctuellement ensemble et puis, en 2009, nous avons fini par créer l’Atelier des Friches pour pouvoir développer de vrais projets communs permettant de mettre en valeur la Nature dans la ville par le biais de projets artistiques.

Vous avez travaillé sous quelle forme au départ ?

Au départ c’était surtout sur des œuvres de Céline, où j’apportais un petit plus sur la connaissance des plantes, notamment sur les plantes sauvages qui sont un peu le cœur de mes préoccupations, mais aussi sur des plantes à semer ou à planter.

Et puis, en 2009, j’ai eu envie de changer d’horizon par rapport à mon boulot classique en bureau d’études. Je travaillais sur le  Grand paysage sur l’aménagement et la mise en valeur du patrimoine, sur des sentiers de découverte. Ce sont des projets très intéressants mais qui ont des échelles de temps très longues en termes d’études et de mise en œuvre. Certains projets prennent 2 voire 3 ans avant la réalisation…

Du coup à l’Atelier des Friches, je m’y retrouve assez bien car les projets sont mis en œuvre plus rapidement. Entre la conception et la réalisation, il se passe beaucoup moins temps et on arrive plus vite dans du concret.

Ce qui paraît étonnant c’est qu’il y a un paysagiste, une plasticienne, je me pose la question de savoir si c’est vraiment compatible

C’est justement l’amour des plantes qui nous a réunis tous les deux et l’envie de mettre en valeur cette présence de la Nature en ville, de  la montrer et maintenant, dans les projets, de l’enrichir et de la partager. Du coup nous avons croisé nos savoir-faire et Céline a été amenée à travailler aussi sur des sujets plus « jardinage » et moi sur des sujets plus artistiques, donc OUI c’est compatible. C’est vraiment un travail à 4 mains et deux cerveaux.

Parallèlement à l’Atelier vous avez vos propres activités ?

Moi j’ai toujours une activité à mi temps de paysagiste avec la même équipe du bureau d’études. Au départ pour Céline, L’Atelier des Friches constituait son activité principale, mais elle s’oriente aujourd’hui, en plus, vers des recherches plastiques plus personnelles, qui ont tout de même un rapport certain avec l’esprit de l’Atelier des Friches.

L’atelier a mené à bien un certain nombre de projets. Y-a-t-il certains projets qui t’ont marqué plus que d’autres ?

Oui, par exemple La Réserve, qui est le projet sur lequel on a commencé. L’idée de départ c’est de mettre en scène, dans trois espaces, trois aspects différents de la Nature, avec une Nature spontanée, sauvage, ce qu’on appelle la Réserve Naturelle , une Nature nourricière, la Réserve Gourmande , et enfin un aspect ludique et créatif lié à la Nature, avec la Réserve Artistique.

 

 

LA RESERVE

 

Où se trouve ou La Réserve ?

Elle se trouve à Lyon, dans le 7e arrondissement, près de la cité Jardin de Gerland. Plus précisément entre le rue Delessert et la rue Gouy juste en face des Bains Douches municipaux.

On peut y aller quand on veut sur la Réserve ?

Le lieu est complétement ouvert, ça fait partie du projet. Un des partis pris de ce projet c’est de créer un lieu de Nature, qui est aussi un jardin, car il y a un jardin potager, et qui reste un lieu complétement ouvert. On (se) pose ainsi la question de ce que peut être l’existence d’un jardin potager complètement ouvert en milieu urbain.

Qui a accès à ce jardin, tout le monde ?

De façon informelle, tout le monde, oui, mais il faut être adhérent à l’association pour venir jardiner toute l’année. Nous avons une animatrice jardinière qui encadre et accompagne les jardiniers qui sont tous bénévoles.

C’est quand même encadré ? Les gens ne peuvent pas venir et planter ce qu’ils veulent, quand ils veulent ?

En principe non (Rires), et c’est là que ce projet me plaît beaucoup parce qu’il est rempli d’inattendu. En général, les jardiniers viennent, et on travaille avec eux. Au départ c’était Céline et moi qui intervenions, maintenant c’est Zoé, une animatrice jardinière qui est venue rejoindre l’équipe l’an dernier. Elle conseille et accompagne les jardiniers.

Comme c’est un jardin ouvert, on ne va pas cultiver les mêmes choses que dans un jardin fermé ou dans un jardin familial. On sait qu’il y a des choses qui vont être chapardées, parfois juste abimées. Du coup ça nous oblige à avoir une réflexion sur les plantes qu’on va cultiver et qui ne vont pas forcément attirer les gens, qui ne seront pas abîmées si quelqu’un passe dedans, etc.…

Le jardinage sur La Réserve est en, en principe, accompagné par l’Atelier des Friches.  Par contre il y a des gens qui n’ont pas forcément envie d’entrer dans le groupe de jardiniers. Je pense notamment à une dame du quartier qui, chaque année, vient se servir ouvertement dans le jardin, et qui, en échange, sans qu’on lui ait rien demandé, plante des choses partout. La première année elle avait planté de la coriandre dans toutes les plates-bandes, et du coup c’était bien, car on en a récolté plus qu’on en avait semé. Je pense que pour elle c’est sa façon de participer, en échange elle se sert sans être complétement une « voleuse ».

L’approche est un peu différente des Incroyables Comestibles ?

Elle est différente dans le sens où nous ne sommes pas dans la démarche de cultiver pour que les gens se servent. Pas l’intégralité du jardin en tous cas. Une partie du jardin est quand même prévue pour que les gens se servent. Il y a par exemple une demi parcelle réservée à la culture de menthe et comme ça tout le monde peut venir se servir.

Les graines que vous plantez proviennent d’où ?

Elles viennent de plusieurs endroits. On a utilisé au départ les graines Kokopeli, et on utilise aussi les graines que peuvent apporter les jardiniers

Sans vérifier la provenance ?

Ces graines là, on les prend sans forcément les  vérifier. Il y a eu une fois une jardinière qui est arrivée avec un gros sac de graines de coriandre qu’elle avait acheté chez l’épicier du coin. Là, ce qui était important c’est le geste que font les gens pour amener leurs graines. Un des buts de cette partie-là de La Réserve, c’est que les gens réfléchissent et agissent dans l’échange de pratiques par rapport à la nourriture.

On achète maintenant les graines chez Magellan qui fait des graines bio  et certaines plantes sont achetées aux serres de Dardilly au centre de formation horticole. On échange aussi avec d’autres jardiniers et d’autres jardins collectifs

Quels sont projets à court et moyen terme de l’Atelier des Friches ?

A court terme il y a la continuation de La Réserve, qui était un projet prévu, au départ pour durer 3 ou 4  ans. On pensait ensuite passer la main aux jardiniers, mais à ces derniers n’ont pas du tout envie de créer leur association. Du coup on reste pour animer le jardin et on conserve l’ensemble de La réserve comme terrain d’expérimentation pour de nouvelles créations.

A court terme il y a aussi Insect[AU]logis, un projet dont le but est de questionner la place de l’autre dans la ville, en utilisant l’abeille sauvage comme « personnage » emblématique de cet autre (la Nature, l’animal, ou l’humain parfois) qui vit à nos côtés en ville sans que rien n’ait été pensé pour l’accueillir. Ce projet donne lieu à la création d’œuvres qui sont à la fois des sculptures et des nichoirs à abeilles solitaires.

Insect(au)logis

 

Insect(au)logis

Vous voulez dupliquer la Réserve sur d’autres endroits ?

Non, on ne pourrait pas puisque c’est un projet qui est né d’un contexte et d’un lieu particuliers. Ce que nous souhaitons, par contre, c’est reproduire cette démarche d’occuper des lieux en transition et d’y mettre la Nature en scène à travers un projet artistique et participatif. C’est une démarche que nous proposons aujourd’hui aux collectivités locales, aux bailleurs sociaux, ou à d’autres gens qui ont besoin de mobiliser un public autour de l’environnement ou de la réappropriation d’un espace commun, d’un jardin, etc.

Comment peut-on participer ou aider l4atelier des Friches

On peut devenir bénévole sur une de nos actions ou participer au jardin de la Réserve Gourmande, avec une adhésion de 5€ par an.

Et pour trouver plus d’informations sur l’association c’est par là : www.latelierdesfriches.fr

 Le portfolio de l’Atelier des Friches

Les Créa(c)tions

Les Actualités

 

Autres portraits coups de coeur : Alexis Kryceve, Anne-Sophie Novel,Claude et Philippe CharbuilletFabien Nicolardot , Audrey Etner , Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

La Bio dans les étoiles le 17, avril 2015 à Annonay

mardi 17 mars 2015

La bio dans les étoiles : quel joli nom pour rêver à un monde plus vert, plus poétique. C’est aussi un festival sur  l’alimentation bio et qui aura lieu le 17 avril, 2015 au théâtre d’Annonay en Ardèche.

La thématique de cette année sera

QUELLE ALIMENTATION BIO POUR DEMAIN?

 

Ce sera  ma seconde participation à ce festival. L’année dernière j’avais assisté à différentes conférences avec Cyril Dion, Henri Joyeux, Marie-Dominique Robin, pour ne citer qu’eux. J’avais assisté à toutes les conférences et j’avais appris pas mal de choses sur mon alimentation, que j’ai mis en application depuis et qui me démontre que les changements opérés sont vraiment bénéfiques.

Pour exemple, je mange beaucoup moins de viande qu’avant, j’ai éliminé pratiquement tous les aliments à base de lait de vache pour privilégier le lait de chèvre et de brebis. Je m’en porte beaucoup mieux, sans que cela soit un sacrifice ni personnel ni économique.

Donc j’y retourne cette année à titre personnel pour apprendre encore plus sur mon alimentation et puis je suis invité à créer un espace « lounge eéco-design » avec le mobilier recyclé de Marron Rouge. Ce qui constitue pour moi un honneur et une belle reconnaissance de la part de Lionel Astruc, le maître de cérémonie de ce festival.

 AFFICHE-BIO-DANS-LES-ETOILES-2015-PETIT FORMATbis

Les invités de cette année seront :

Vandana Shiva, Olivier DeSchutter, Gilles Eric Séralini, José Bové et Corinne Lepage : ces « engagés » nous parleront des solutions qu’ils préconisent notamment en terme d’agriculture respectueuse des hommes et de la terre

Marc Veyrat, Régis Marcon et Jean-Luc Rabanel, Jérôme Douzelet : ces hommes de cuisine  nous feront partager leur créativité et leur inventivité qu’ils mettent au service de nos assiettes pour  une alimentation écologique au quotidien et pas seulement dans leurs établissements.

 

Demandez le programme de la journée :

11h00 à 12h00 Des semences et des hommes Pièce de théâtre de Fabien Rodhain.

12h00 à 14h00 Repas de gourmandises bio, locales et de saison dans la Cour des Cordeliers, derrière le Théâtre d’Annonay.

14h00 à 16h00 De l’éco-gastro au bio pour tous

16h30 à 18h30 Show éco-cuisine participatif

16h30 à 17h30 Pour les journalistes conférence de Presse (second étage).

18h30 à 20h00 Repas de gourmandises bio, locales et de saison dans la Cour des Cordeliers, derrière le Théâtre d’Annonay. Dédicaces et ventes de livres : Gilles Eric Séralini, Vandana Shiva, José Bové…

20h00 à 23h00 Nourrir 9 milliards d’Hommes

 

On vous attend nombreux et pour réserver c’est ici

 

Les événements se tiendront au Théâtre d’Annonay (Nord Ardèche)

Théâtre d’Annonay – Place des cordeliers – 07100 Annonay