Archive pour novembre 2014

Claude et Philippe Charbuillet, l’éthique ils vous en font un monde

jeudi 20 novembre 2014

Lors de la première participation à l’Ethical Fashion Show, j’ai rencontré Claude et Philippe Charbuillet qui étaient en train de « monter » un site de vente de chaussures éthiques. Ils se sont arrêtés malgré tout sur le stand de Marron Rouge et ont eu un déclic quand ils découvert que des « choses » se passaient aussi à Lyon.

Nous nous sommes vus par la suite , dans mon appartement , lorsque Marron Rouge était encore installé à mon domicile. Séduits par les collections de sacs en chambre à air, ils ont positionnés une première commande. Et puis le relationnel a commencé à se créer.

Deux vrais gentils, rigolos, humains, verts commencent a émerger. On se croise de temps à autre dans les rues de Lyon, on va boire un verre de temps à autre. On va voir une conférence de Pierre Rabhi ensemble. On se retrouve aux nuits sonores.

 

Ces deux « mecs » là je les aime bien : je me marre bien avec eux . le côté « professionnel » de nos relations a largement été dépassé. Ils se sont investis dans un Monde Éthique qui me plaît bien.Ils sont assez accrocs au recyclage et à l’upcycling par seulement pour la beauté des objets, mais cette protection de l’environnement

Mais découvrez-les, vous allez voir ils vont vous séduire aussi :

 

 

 

Bonjour Philippe et Claude, pouvez-vous nous faire un historique de votre parcours?

 Claude Charbuillet : Bonjour Jean-Marc, après des études en communication sur Lyon et Paris, j’ai voulu mettre à profit mon niveau d’Anglais en effectuant un séjour de 8 mois en Australie. Durant ce voyage, le mode de vie et les mentalités Australiennes ont renforcé mes convictions en matière d’écologie et m’ont incité à trouver ma voie dans ce domaine.

 Philippe Charbuillet : Après une courte expérience dans la mode, j’ai travaillé 15 ans dans le domaine bancaire, j’ai aussi tout comme Claude, eu envie de rapprocher mes convictions personnelles avec mon activité professionnelle. L’évolution du marché du travail, où compétitivité et profit à court terme sont la priorité, m’ont peu à peu éloigné de ce secteur.

 CLAUDE-PHILIPPE-CHARBUILLET

Claude et Philippe Charbuillet

 

Comment est née l’idée de Monde Ethique?

 En chœur : A l’été 2010, nous étions en vacances ensemble flânant dans les rues de Provence, quand une boutique colorée a attiré notre attention. Un magasin de sneakers contant l’histoire d’une famille Brésilienne, fabriquant artisanalement des baskets, tout en préservant la forêt Amazonienne.

Philippe : On ne peut pas parler de révélation, mais c’est sûrement l’étincelle qui a fait naître le projet de Monde éthique.

Claude : Quelques mois plus tard, nous te rencontrions à l’Ethical Fashion Show, ravis de voir un Lyonnais à Paris et de découvrir l’univers Marron Rouge.

 

Comment sélectionnez-vous les marques que vous commercialisez sur votre site?

 Claude : C’est justement dans les salons que nous avons sélectionné nos premières marques, aujourd’hui le commerce équitable restant un petit univers, nous connaissons aisément les protagonistes. Heureusement nous avons chaque année la joie de découvrir de nouvelles marques engagées, qui recyclent des matières toujours surprenantes.

PC : L’an dernier, nous avons craqué sur les vêtements Amaboomi issus du recyclage de Rpet, associant un projet de transformation du plastique dans le 7 ème continent. En cette fin d’année, nous sommes impatients de faire découvrir les sacs Marron Rouge en tissu de Sari Indiens.

 

 

L’écologie : un mode de vie, un combat, une nécessité?

 Claude : Si nous n’ambitionnons pas de contrer les multinationales de la mode, nous nous engageons à notre échelle pour des solutions respectueuses. Notre priorité : s’assurer que nos partenaires partagent notre éthique (bonnes conditions de travail et de rémunération, réutilisation de la matière, upcycling, bio..). Notre souhait est de sensibiliser le plus grand nombre et de faire évoluer les mentalités dans le bon sens.

Philippe : Pour moi, ce sont des convictions et un ressenti depuis le plus jeune age. C’est aujourd’hui un véritable mode de vie étant devenu végétalien par pure idéologie écologique. C’est un engagement de chaque instant et de beaux échanges au fil des rencontres dans diverses associations de défense de l’environnement.

En chœur : Mais c’est évidemment une nécessité et même une urgence, le rapport alarmant du GIEC cette année en est la preuve, s’il en fallait encore une.

 

 Vos sujets de prédilection ?

 Claude : Le sport est pour moi un moteur depuis mon plus jeune âge, j’ai commencé dès 5 ans avec le foot. Aujourd’hui je fais de nombreux trails, randonnées et sorties VTT, ils me permettent de combiner deux passions, la nature et le dépassement de soi. L’an dernier mon défi était le GR20 , randonnée considérée comme la plus difficile de France. La splendeur des paysages fait accepter plus facilement les difficultés. Pour 2014, je n’ai pas raté le Lyon Urban Trail, le Run in Lyon et je me prépare à présent en équipe pour la Sainté Lyon.

Philippe : De mon côté le sport est une découverte toute récente, je commence à courir cette année et éprouve un plaisir nouveau. Je fais également de l’IFly Yoga, qui se pratique dans un hamac en suspension. Mes connaissances en économie me font également m’intéresser aux problèmes actuels et aux solutions possibles, comme l’apparition de monnaies locales, je viens de découvrir le projet Lyonnais de La Gonette, dont tu devrais être prestataire je crois. Le véganisme et l’alimentation font également partie intégrante de ma vie.

 

 

Le monde de demain on le construit aujourd’hui. Comment le voyez-vous, l’imaginez-vous, le rêvez-vous?

 Philippe : Cette question philosophique m’interpelle, je suis sûr que le monde d’aujourd’hui est la conséquence des choix d’hier, cela m’apparaît donc comme une évidence. Je suis alors tiraillé entre les choix politiques et économiques qui laissent que peu d’espoir au monde de demain. Mais comme je suis d’un caractère optimiste je m’attache à lire et écouter des écrivains ou philosophes comme Edgar Morin, Jeremy Bentham, Stephane Hessel, Pierre Rabhi, en ce moment je lis Plaidoyer pour les animaux de Mathieu Ricard. Dans tous les domaines j’ai l’impression que les solutions sont à porté de main, que le citoyen ne se rend pas toujours compte du pouvoir qu’est le sien à travers ses choix et sa consommation. Pour beaucoup la tâche semble importante et je reconnais que l’on ne sait pas toujours par où commencer, mais chaque petit geste compte pour améliorer le quotidien de tous les habitants de la Terre en harmonie avec celle-ci.

Claude : J’ai quelques craintes sur le monde de demain en matière d’écologie, les mentalités d’autres pays, Australie, Nouvelle Zélande et Scandinavie sont unanimes sur les questions environnementales et paraissent bien en avance sur nos comportements. Seuls les catastrophes majeurs réveillent les consciences et sont vite relayées au second plan par des actualités futiles. J’espère que le réveil est pour bientôt et que futur sommet sur le climat, Paris 2015 sera enfin efficace. Je rêve pour demain que les initiatives locales renversent les mastodontes actuels.

 

Quel acteurs aimeriez vous y voir?

 En chœur : Nous sommes obligés de nous concerter (rires), nous pensons tous les deux que le citoyen doit retrouver sa place dans la cité, qu’il doit être au cœur de l’évolution, acteur du changement. Dans son immeuble, son quartier, sa ville, être force de proposition tout en s’inspirant des réussites vues ailleurs. Beaucoup de domaines sont pour nous à réinventer, l’éducation, la politique, la justice, le social et bien sur l’environnement. Personne ne doit être laissé au bord de la route et nous devons tous participer à cette évolution. Les nombreux engagements citoyens actuels, les associations, les ONG savent insuffler aujourd’hui un meilleur demain et rallier des foules, un tas de choses vont dans le bon sens, nous sommes juste parfois impatients.

 

Pourquoi cette aventure en famille? 

 Claude : Le déclic a vraiment été partagé, avec une envie de changement professionnel simultanée, commencer à deux était une première facilité, les étapes se sont enchaînées. J’ai en mémoire les longues heures de brainstorming familial sur le choix du nom de Monde éthique et de Lucien notre lémurien.

Philippe : Nous avons toujours été admiratifs tous les deux des choix de l’autre, l’idée de travailler ensemble au delà du confort était avant tout une envie de travail agréable en limitant les contraintes. Dans les faits aujourd’hui les tâches se sont réparties tout naturellement. Claude s’occupe plus de l’aspect visuel et moi rédactionnel sur le site. Pour le reste, nos décisions sont unanimes.

 

Autre chose à ajouter?

 « C’est quand chacun de nous attend que l’autre commence que rien ne se passe », une citation de l’Abbé Pierre qui résume bien les sujets que nous venons d’aborder.

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Autres portraits coups de coeur :  Fabien Nicolardot , Audrey Etner , Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Fabien Nicolardot : grace à l’écologie il vous fait le buzz

jeudi 13 novembre 2014

Je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer Fabien Nicolardot, mais  nous nous sommes beaucoup parlé ces temps derniers et quelques « ressentis » m’ont encouragé à inviter Fabien sur le blog de Marron Rouge.

Je connaissais bien entendu le blog BUZZECOLO que je parcoure de temps à autre et j’aime cette ligne éditoriale, simple, concise et résolument optimiste.

L’actualité de Buzzecolo fait que nous nous sommes rapprochés et les différents échanges téléphoniques, démontrent un homme déterminé mais aussi à l’écoute et quand on découvre le parcours de Fabien, on comprend cette ouverture et cette détermination.

Un homme vert (non ce n’est pas Hulk!) plein de belles pensées et qui avance et quel optimisme. En tous cas je suis content de vous faire découvrir ce nouveau portrait .

 

FABIEN-NICOLARDOT

 

 

Bonjour Fabien, pouvez-vous nous faire une description de votre parcours.
Pour me présenter je commence souvent par le début, c’est-à-dire mon enfance, une période de ma vie riche en voyages. Car l’une des premières questions que l’on pose à une personne que l’on rencontre pour la 1ere fois est bien souvent : d’où tu viens ? Une question à laquelle il m’a toujours été difficile de répondre clairement … Né au Brésil lors d’une expatriation de mes parents, j’ai passé la majeure partie de mon enfance à l’étranger (Brésil, Nigeria, Corée du sud, Thaïlande).
Une période dont je garde un très bon souvenir et qui a forgé la personne que je suis maintenant. Voyager, découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux environnements … permet de nombreux apprentissages. Et cela m’a en tous les cas, permis de garder un esprit ouvert et avide de découvertes.
Le reste de mon parcours est sans doute plus classique, j’ai un diplôme en commerce et affaires international et je travail aujourd’hui en tant que salarié, consultant, dans une société de conseil aux entreprises (dans le domaine des hautes technologies, de l’énergie …). Une activité salariée que j’exerce en parallèle de mes activités avec BuzzEcolo, à moins que ça ne soit l’inverse ;o).

 

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Buzzecolo qu’est-ce que c’est ?
Une aventure qui a commencé un peu par hasard, sur une envie d’écrire, de blogger, de partager et d’échanger sur des thèmes liés à l’écologie, le développement durable, l’environnement …Des thèmes qui m’intéressent depuis très longtemps, et des problématiques sur lesquelles je souhaitais intervenir, à ma façon et d’une manière ou d’une autre.
L’objectif de BuzzEcolo est simple, parler de tous ce qui gravite autour de l’écologie, du développement durable et de l’environnement, de manière décontractée. On parle de tendances, de lyfestyle, d’eco-design, d’art, de technologie, de mobilité durable … On réalise à l’occasion des dossiers sur des problématiques particulières, ou des articles conseils pour aider nos lecteurs à faire de bons choix dans certains cas de figures …
Mais de manière générale le principe est de ne pas se positionner en tant que grand gourou de l’écologie, moralisateur et détenteur du savoir. Nous souhaitons inviter à la réflexion, montrer que l’écologie est partout, accessible à tous et à tous les niveaux.
Nous sommes tous, ou nombreux, à la recherche de plus de cohérence dans ce domaine. BuzzEcolo est simplement une pierre à l’édifice.

Buzzecolo c’est une histoire de famille à priori, non? Pouvez-vous nous présenter les autres membres fondateurs?
BuzzEcolo a rapidement rencontré un certain succès, pour poursuivre l’aventure, faire évoluer le projet, je me suis donc tourné naturellement vers mes proches.
Mon frère principalement, avec qui nous partageons le projet dorénavant. Lui s’occupe de la partie technique, moi de la partie éditoriale. Il dispose de connaissances dont je ne jouis pas, nous sommes donc devenu très complémentaires sur ce projet que l’on partage et espérons faire perdurer et amener le plus loin possible.
Plus ponctuellement, d’autres membres de ma famille, comme mon père, son intervenus sur la partie MAG en tant que rédacteurs, mais aussi des amis et connaissances.

christophe & fabien-blog

 

L’écologie, un besoin, un mode de vie, une nécessité ?
Un peu tous ca à la fois, non ? J’aime beaucoup cette phrase que l’on prête à Antoine de Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »
Il me semble que cela résume bien la problématique, l’écologie n’est pas là pour simplement se faire plaisir : C’est une nécessité pour assurer l’avenir de nos enfants. Un besoin de faire quelque chose et de ne pas rester immobile face à une société qui s’égare parfois. Un mode de vie qu’il nous faut tous les jours remettre en question.
Je pense être comme beaucoup, perpétuellement à la recherche de plus de cohérence dans ma vie de tous les jours, j’essaye d’inculquer les bonnes valeurs à mon fils tous en les mettant en pratique autant que faire ce peu …

Le monde de demain on le construit aujourd’hui. Comment l’imaginez-vous et le rêvez-vous? Quels acteurs aimeriez-vous y voir?
Le monde de demain je l’espère plus responsable ! Mais il ne faut pas se bercer d’illusions, nous sommes les principaux acteurs de la société de demain, notre génération a un devoir de prise de conscience. Si nous souhaitons que nos enfants ne réitèrent pas les erreurs du passé, nous devons déjà en tirer les conséquences et leur donner la voie à suivre.
Une société idéale serait certainement un monde où l’on puisse se reconnecter à la nature, à son rythme. Un endroit où l’individualisme ne serait plus la règle. Un univers plus harmonieux, où la vie serait évaluée à sa juste valeur, qu’elle soit animale ou humaine …
J’ai envie d’être optimiste, un avenir utopiste dans lequel j’ai envie de croire, ne serait-ce que pour mon fils.
Buzzecolo : des projets?
Nous venons de lancer la boutique Buzzecolo, un projet que l’on avait dans les cartons depuis un moment et que nous avons pris le temps de préparer. Pour résumer, la boutique offre une sélection d’objets de décoration, de meubles et d’accessoires de modes originaux, durable, éthiques, conçus et fabriqués en respectant l’environnement.
Dans la continuité du MAG, nous souhaitons donc maintenant offrir la possibilité à nos internautes de se faire plaisir en privilégiant des produits responsables.
C’est le gros projet du moment ! Et qui devrait nous occuper un bon moment. Pour rester connecté et connaitre les évolutions à venir, je ne peux que vous inviter à nous rejoindre sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter où nous partageons régulièrement des infos en exclusivité.

Autre chose à ajouter?
Merci pour cette opportunité de m’avoir permis de présenter BuzzEcolo dans sa globalité !

fabien-bis

Autres portraits coups de coeur :  Audrey Etner , Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut

Audrey Etner : féminine bio ou bio féminine?

mardi 4 novembre 2014

La première fois que j’ai été en contact avec Audrey Etner c’est au sein des Eco-Informateurs.

Les Eco-Informateurs est à l’initiative d’Anne Sophie Novel  une liste d’échanges  et de réflexion destinée à apporter des réponses rapides pour la rédaction de contenu sur les sujets lies au changement climatique, à la biodiversité, aux problèmes de développement, à l’écologie en général, aux modes de vie durables, aux questions politiques, etc…

J’ai rencontré en vrai Audrey sur le salon Planète Durable à Paris. Nous avons fait par suite fait des billets croisés sur des thématiques ayant trait à l’écologie, toujours au sein des Eco-Informateurs. Et puis Audrey est passée me voir à ses débuts chez Féminin Bio et nous avons commencé à mieux nous connaître et à apprécier nos engagements respectifs.

Audrey est une jeune femme qui arbore un sourire quasi permanent et qui vous le transmet pratiquement immédiatement. La tête sur les épaules,  de la fantaisie, de l’optimisme, de la « féminité » font que j’apprécie vraiment ce personnage. Elle a tenu une rubrique qui a tenu en haleine les lecteurs de Féminin Bio sur les personnalités qui changent de vie. Elle a porté cette série de portraits sans aucun parti pris sur les histoires de ces acteurs. J’ai eu la chance d’en faire partie et je l’en remercie aussi pour ça. Je suis ravi d’accueillir Audrey ici et de faire honneur cette belle personne pleine d’humanité. Elle a accepté de se confier et je vous laisse la découvrir.

 

AUDREY-ETNER-COPYRIGHT -MATHIEU-DUBOISAudrey Etner Photo de Mathieu Dubois

 

Bonjour Audrey, pourrais-tu nous faire une description de ton parcours?

École de commerce, finance, embauchée dès la sortie dans une grande entreprise… J’avançais « dans les clous », sans trop me poser de questions, heureuse d’acquérir un statut social, une autonomie financière. Pour mon entourage, je réussissais bien, j’étais « comme il faut ». Mon quotidien était agréable, confortable, peuplé de chouettes personnes, et d’autres moins chouettes, forcément.

En parallèle de cette existence tranquille, et finalement sans relief au niveau professionnel, j’ai découvert les blogs, à l’affut de recettes sans gluten au départ, car je venais d’être diagnostiquée cœliaque (intolérante au gluten). C’est grâce à ma rencontre avec Nathalie de Lignes et Papilles , Emilie de Griottes  et Karen de Cuisine Saine  , que j’ai fait mes premiers pas en tant que blogueuse. Sur Paris by light (aujourd’hui sur l’Express Styles), je racontais mes pérégrinations parisiennes à la recherche de restos sains et bons, de boutiques et créateurs engagés.

Et puis je suis devenue maman, sans aucun doute l’étape la plus importante de ma longue carrière 😉 L’occasion de mesurer toute la nouvelle dimension de mon existence, liée à celle de ce petit être dont la vie et la survie dépend de soi.

C’est pendant ce début de transformation intérieure que j’ai rencontré Anne Ghesquière et Michaël Amand, qui ont cru en moi, et m’ont laissé ma chance à la tête de la rédaction du magazine Femininbio.com  . Un pas décisif dans mon parcours, que je ne regrette pas d’avoir franchi ! Cette expérience intense m’a profondément transformée. Après tout, la baseline de FemininBio est : « Le féminin qui change la vie » !

L’écologie dans ta vie, un besoin, une nécessité ?

Disons que j’aimerai bien que cela puisse encore être un choix. Cela signifierait que la planète est en pleine forme, que la biodiversité se porte bien, que les cycles naturels sont respectés… Malheureusement ce choix n’existe plus pour nous. L’écologie, ou plutôt la conscience de faire partie d’un tout, d’une planète avec ses habitants (humains, animaux, végétaux) et de ne faire qu’UN avec ce TOUT, s’est imposée peu à peu à moi au cours de ces deux dernières années.

A partir de là, j’essaye d’être cohérente, même si je n’y arrive pas toujours. De nature optimiste et joyeuse, j’en ai fait un jeu au quotidien. Découvrir, tester, choisir… Pour le moment je suis passée au 100 % bio en cosmétique et ménage, j’ai pris la résolution de favoriser le train ou les transports en commun quand je me déplace, d’acheter moins et mieux, surtout pour la mode (Ekyog  j’adore !), je mange beaucoup moins de produits animaux qu’avant… Côté écologie de l’esprit, j’essaye de moins juger (pas toujours avec succès), d’être bienveillante envers moi-même et les autres, et je partage des infos plutôt positives sur les réseaux sociaux, histoire de ne pas entretenir l’énergie négative qui peut s’y installer rapidement si l’on n’y prend pas garde.

Enfin je tente, avec tout ça, de ne pas virer pénible pour mon entourage. Et oui, tout le monde n’avance pas sur le même chemin, et respecter la planète en étant invivable, ce n’est finalement pas très cohérent je trouve 🙂

Tes sujets de prédilection?

Aaaah j’en ai des tas ! C’est un peu l’avantage d’avoir été rédactrice en chef d’un média à la fois généraliste et engagé. Disons, dans le désordre : l’évolution de la conscience, la mode éthique, tout ce qui touche aux nouvelles façons de s’alimenter (vegan, sans gluten etc), la beauté green, l’éducation bienveillante (avec plus ou moins de succès dans l’application quotidienne) et des tas d’autres choses encore

Après deux ans consacrés à ma mission chez FemininBio, j’ai envie de reprendre du service sur Twitter https://twitter.com/AudritaPBL , Instagram http://instagram.com/audritapbl et peut-être aussi sur mon blog http://blogs.lexpress.fr/styles/paris-by-light/

Aujourd’hui tu quittes FemininBio , as-tu déjà une idée où l’on va pouvoir te retrouver ?

Et bien pas encore, même si quelques jolis projets sont en train de se profiler à l’horizon. Je suis une curieuse-née, piquée d’écriture, et je rêve d’être « dénicheuse de tendances », pourquoi pas à mon compte dans un premier temps, pour ensuite rejoindre un réseau d’entrepreneurs engagés ? Une chose est sûre, on pourra toujours me trouver aux côtés de tous les joyeux utopistes qui veulent changer le monde, et aussi sur les réseaux sociaux…. Mon côté hyperconnectée !

Le monde de demain on le construit aujourd’hui : comment vois-tu et rêves-tu du monde demain? quels « acteurs » aimerais-tu retrouver dans ce monde demain?

Vaste et difficile question ! La lame de fond est en marche, est c’est, comme tu le soulignes, aujourd’hui que le monde de demain se construit. Je n’ai pas spécialement de vision idéalisée du monde de demain, car ce serait projeter pour le futur une image construite à partir de mon référentiel actuel. Mais en tant que maman, je souhaite par dessus tout que mon enfant, et plus généralement les enfants d’aujourd’hui, puissent s’adapter à ce que sera alors ce monde. J’essaye donc d’incarner au mieux les valeurs qui sont les miennes, et d’être là pour ma fille, autant que possible.

Les « acteurs » importants pour demain sont déjà à l’œuvre ! Partout, des tas de solutions existent, lancées par des mouvements citoyens, basées sur le collectif. J’essaye de faire de mon mieux pour y participer, car je suis convaincue qu’il n’y a pas de petit pas pour chacun d’entre nous.

Autre chose à ajouter ?

Oui ! Un petit zoom sur deux mouvements initiés par des changeurs de monde géniaux, qui sont déjà en action dans toute la France :

La C2C Community  : si vous ne connaissez pas encore le Cradle-to-Cradle, l’économie circulaire à impact positif, je vous invite à faire quelques recherches sur le ouèb mondial ; vous découvrirez une nouvelle façon de penser les produits que nous fabriquons pour qu’ils soient réutilisés indéfiniment, évitant ainsi pollution et déchets à notre planète. Pour moi c’est l’avenir !

c2c-COMMUNITY

Le Printemps de l’éducation  : qui réunit parents, enseignants, éducateurs, grands-parents et enfants et organise des rencontres dans toute la France pour un renouveau de l’éducation. Parce que « Ce qui doit être au cœur de l’éducation, c’est l’enfant en tant qu’être à part entière ». Forcément, j’adhère !

PRINTEMPS EDUCATION

Autres portraits coups de coeur :  Shabnam Anvar,  Catherine Dauriac, Morgan Martinez, Sébastien Ravut