Archive pour septembre 2013

Maison 12 de Frédéric Quinonéro, mon dernier livre coup de coeur

lundi 2 septembre 2013

Je vais vous parler du denier  livre pour lequel j’ai eu un  « coup de cœur ». Et c’est comme ça qu’il faut lire ce billet qui parle d’un coup de cœur. Loin de moins l’idée d’écrire une critique littéraire au sens propre du terme.

Frédéric QUINONERO est une rencontre faite grâce à Facebook. Rien ne me destinait à rencontrer Frédéric QUINONERO et encore moins lire un de ses livres. Frédéric est un écrivain  biographe sur des artistes populaires français et romancier dont MAISON 12  que j’ai totalement dévoré en  un week-end.

MAISON12

 

Le résumé que vous trouvez-au dos de l’ouvrage ne vous dévoile qu’une infime partie de ce joli livre : « Une nuit d’été, Thomas Paradis, 43 ans, se tue au volant de sa voiture. Suite à l’enquête menée autour de l’accident, la police retient la thèse d’un crime prémédité. Cet événement réveille une histoire vieille de plus de vingt ans. Trois voix s’entremêlent. Chacune restitue un passé soudainement resurgi et raconte sa version des faits. Les sentiments sont au cœur d’une histoire qui soulève de vieilles passions, ravive des rancœurs enfouies, des blessures, mais aussi la nostalgie d’un temps révolu, l’insouciante légèreté de l’adolescence. Plus de vingt ans après, qui pouvait en vouloir à mort à Thomas Paradis ? Et pourquoi ? La réponse est-elle entre les murs de la Maison 12 ? »

L’histoire est racontée par trois des personnages qui « font »  cette histoire. On a vraiment l’impression qu’ils se confient à vous et vous délivrent des secrets qu’ils avaient enfouis et ils se libèrent petit à petit. Je suis rentré dans le livre quasi immédiatement et je me suis attaché aux personnages rapidement. Etant un amoureux de la musique sans aucune frontière de genre, les morceaux choisis dans ce roman  correspondent  à « mes débuts musicaux » forgés par mes frères qui écoutaient plutôt de la soul , mais aussi les Beatles, et les Stones. Je me suis senti  proche des personnages car ils ont vécu des tranches de vies similaires à la mienne, tout du moins des époques auxquelles je peux m’identifier et ce grâce à la musique.

Ce que je trouve réussi c’est cette écriture romanesque et la prouesse de transformer ce roman en roman policier.  

La manière dont les trois personnages vous narrent ce récit, vous font entrer dans cette histoire et vous avez envie de savoir ce qu’ils vont vous raconter. J’ai trouvé les personnages vraiment attachants : pas une once de méchanceté, de sentiments débordants, un optimisme et une jeunesse débordants. Une belle écriture vous suit tout au long de ce roman.

Comme vous l’aurez compris j’ai vraiment aimé ce livre et je vous le recommande.  Quand j’ai fini le livre j’avais fait le plein d’optimisme, comme j’aime à partager avec vous  Je n’en suis pas resté là et j’ai voulu en savoir plus sur Frédéric et vous trouverez un interview ci-dessous qu’il a bien voulu m’accorder.

 

FREDERIC QUINONERO - copyright Elise Ballet

Frédéric QUINONERO – Copyright Elise Ballet 

JM :Frédéric Quinonero tu es écrivain et jusqu’à présent la plupart de tes écrits sont des biographies  sur des artistes populaires français. Ta première biographie porte sur Johnny Hallyday qui a été éditée en 2006, et ta dernière date de 2013 sur Michel Sardou . Qu’est-ce qui te motive  à écrire sur les artistes français populaires ?

 FQ : J’ai toujours aimé écrire et je suis passionné de chanson depuis l’enfance. Et aussi de cinéma. Devenir biographe a été pour moi une façon d’unir ces passions. Cela s’est présenté tout à fait par hasard. Je tenais sur un forum de discussion consacré à Sylvie Vartan une rubrique quotidienne, une éphéméride, et un ami journaliste m’a proposé de me présenter son éditeur. Celui-ci souhaitait publier un livre consacré à Johnny Hallyday – ça tombait plutôt bien puisque Johnny est mon idole absolue ; il m’a demandé de lui soumettre un projet original. Ce fut « L’éphéméride ». Ensuite, j’ai profité de cette aubaine pour m’imposer durablement. Ma principale motivation est donc la passion.   

 

JM : Je suppose que les artistes choisis tu  les aimes et y en a-t-il un ou plusieurs qui « sortent du lot », et pourquoi ?

 FQ : Au départ, il est évident que j’ai choisi d’écrire sur des artistes qui ont marqué ma vie. Mais curieusement je me suis rendu compte récemment que je pouvais prendre autant, voire davantage de plaisir, à écrire sur des personnages moins connus ou moins proches de moi, affectivement parlant. Ce fut le cas, par exemple, de Sardou que je ne portais pas particulièrement dans mon cœur à l’adolescence, en raison de ses engagements politiques (j’étais plutôt un mec de gauche, et le suis resté).

VOX POPULI

 

J’ai décidé d’écrire « Vox populi » suite à ses récentes déclarations sur l’exil fiscal et le mariage gay. Et je ne l’ai pas regretté. Ce livre m’a permis d’analyser sa carrière, son répertoire, sans me censurer jamais comme j’ai parfois tendance à le faire avec d’autres artistes. Et j’ai réussi je crois – car c’était le but que je m’étais fixé – à rendre le personnage sympathique. Les fans, qui m’ont aidé à illustrer le livre et avec qui j’ai eu un excellent contact, en ont d’ailleurs témoigné. Là est ma conception de la biographie : je ne l’aborde jamais dans l’intention de nuire ; je suis comme un romancier qui s’attache à ses personnages, quels qu’ils soient.

 

JM : Personnellement je découvre ton œuvre à travers ton  second roman « Maison 12 » que j’ai littéralement dévoré en un week-end.Outre les personnages de ce roman sur lesquels on va revenir, les artistes français sont souvent cités. Ce roman représente-t-il « une autobiographie » en toute ou partie ?

­­­FQ :  Il y a toujours une part autobiographique dans un roman, dans la mesure où l’on fait généralement appel à ses propres références, ses centres d’intérêt, des lieux et des situations qu’on a connus. L’intérêt du roman, cependant, et le plaisir qu’on éprouve à ce genre d’écriture consistent à se détacher du domaine du vécu pour laisser place à l’imaginaire, d’autant qu’il s’agit ici d’une histoire à suspense et qu’il était indispensable de tenir le lecteur en haleine. Il fallait que les personnages aient quelque chose d’extraordinaire, au sens littéral du terme, qu’il leur arrive des aventures peu communes. En même temps, mon ambition était de faire surgir des passions enfouies, des amitiés et des amours d’adolescence, des sentiments et des situations auxquels le lecteur puisse s’identifier. C’est en ce sens que le livre n’est pas tout à fait un polar, même si la fin est construite selon la technique du genre.

 

JM : Comment passe-t-on de la biographie au roman et de surcroît avec une intrigue policière ?

FQ : On y passe de façon tout à fait naturelle. Par désir de livrer quelque chose de plus personnel. Tout genre littéraire fait appel à une technique particulière. Celle de la biographie est assez pointue, qu’elle soit traitée de façon chronologique ou non. Elle a ceci de frustrant que l’auteur doit s’effacer afin de faire toute place à son sujet et de ne jamais déborder d’un cadre précis. Et à l’arrivée, le lecteur s’attachera davantage au fond qu’à la forme. Or, pour un auteur, le style d’écriture compte tout autant, sinon plus. D’où le besoin, en alternance si possible, de cette liberté-là de s’aventurer dans la fiction. Comme un effet de compensation, une sorte de défouloir. Le choix de l’intrigue policière participe de cela, elle oblige à dépasser encore plus le cadre de l’ordinaire ; il y a quelque chose de forcément jubilatoire à décrire la violence des sentiments et à raconter un meurtre.

 

JM : Au fur et à mesure de la lecture de « Maison 12 », j’avais des images qui défilaient dans ma tête, j’étais en train de « voir » le film de ton livre. Je verrais bien ce livre adapté au cinéma. Est-ce c’est quelque chose qui t’a effleuré dans l’écriture de ce livre ?

FQ :  Quand j’étais plus jeune, ma passion pour le cinéma m’a incité d’abord à m’inscrire dans une école de théâtre, puis à suivre une formation en réalisation audiovisuelle où je me suis découvert un attrait particulier pour le montage. J’ai sans doute été exercé par cette expérience de plusieurs années en tant que monteur image à l’écriture filmique. Et quand j’écris, j’ai tendance à visualiser d’abord la situation, de donner un visage à mes personnages, de me figurer le lieu dans lequel ils évoluent, les odeurs, le climat. Il m’est arrivé de penser à des acteurs connus pour interpréter tel ou tel personnage. Donc oui, c’est quelque chose qui m’a effleuré. Parce que j’ai cette expérience-là et cette passion du cinéma. Mais on entre là dans le domaine du rêve ! Pour l’instant, ce livre n’a même pas un éditeur, alors…

 

JM : Ton premier roman Le chemin d’enfance (retour en Cévennes)  édité en 2009 de quoi parle-t-il et comment l’as-tu abordé ?

 ­FQ :  « Le Chemin d’enfance » est un roman autobiographique. Je tenais à cette formulation de « roman », car toute œuvre littéraire est forcément romanesque, on dépasse toujours le cadre de la réalité, car l’auteur donne sa propre vision d’une situation ou d’un événement. Ce livre est le témoignage d’une période heureuse de ma vie, mon enfance, passée entre Corbès et Anduze, en Cévennes. C’est aussi le livre de mes parents, de ma famille ; c’est notre mémoire. Il était indispensable que je l’écrive, mais aussi qu’il soit publié pour que, en trouvant peut-être une sorte d’universalité (puisqu’au fond, chacun a connu dans son enfance des émotions semblables), il se détache un peu de moi et me déleste de cette nostalgie parfois pesante. Je n’ai pas cherché à planifier, à construire quelque chose de précis, ce livre est sorti de moi presque d’un seul jet, avec l’émotion brute, comme un lourd bagage qu’on porte et dont on se défait. Il a donc les défauts de ses qualités. Mais c’est cette émotion, d’après les témoignages que j’ai reçus, qui a su toucher les lecteurs.

 LE CHEMIN D'ENFANCE

JM : Enfin une  des dernières questions : Des projets de romans ou biographies sur les prochaines années, sachant que 2013 est une belle année d’écriture avec la sortie de deux ouvrages.

FQ :  Oui, des projets. L’un est signé (une grosse biographie – 600 pages environ – de Johnny Hallyday), les autres pas.

 

JM : Et enfin la dernière question : Si je te parle de recyclage et, plus généralement, de développement durable ça t’évoque quoi ?

FQ : L’écologie, la sauvegarde de la planète. C’est un vaste sujet qui me parle beaucoup, une urgence : il faut apprendre à vivre autrement, ensemble, envisager une économie plus sociale et solidaire, et préserver nos ressources naturelles. 

 

 

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