Archive pour juin 2011

Jeudi de la mode éthique : TEES4TREES et New York

jeudi 23 juin 2011

Pour ce jeudi les hommes seront encore à l’honneur, mais pas que. Pour ceux qui suivent ces jeudis de la mode éthique vous vous souvenez sans doute des deux sympathiques hommes Rémy et Scott de TEES4TREES.

 

On va non seulement vous reparler d’eux  mais aussi d’une femme dont le nom vous évoquera sans doute quelques souvenirs : Bette Midler ! Eh oui rien qu’elle ! Mais non je n’ai pas la chance de l’avoir rencontrée ni de l’avoir interviewée.

Mais vous allez me dire quel rapport entre TEES’TREES et BETTE MIDLER ? TEES4TREES vient signer un accord de partenariat avec une des associations dont s’occupe BETTE MIDLER, New York Restoration Project* qui vise à rendre New York plus verte, par entre autres la  plantation d’arbres.  Donc grâce à l’achat de T-shirts chez Tees 4 Trees un arbre peut être maintenant planté à New York. Je sais par indiscrétions qu’il y a des projets en cours sur des villes françaises…mais chut !

Je vous renvoie sur le billet que j’avais fait sur Tee4TREES

Et voici ci-dessous une brève description du projet New York Restoration Project

 

 

*New York Restoration Project (NYRP) réalise le rêve fondateur de Bette Midler : New york plus propre et plus verte. À cette fin, NYRP restaure, revitalise les parcs et les jardins communautaires dans cinq arrondissements de la ville, travaillant pour s’assurer que chaque résident de New York, a accès à  des espaces verts. En offrant une programmation éducative enrichissante et communautaire, NYRP travaille également pour le respect à la fois individuels et civiques de la nature et pour la contribution de New York ville durable

 

En se concentrant sur quatre stratégies principales, NYRP se fondant sur son expertise et son engagement envers l’excellence en horticulture, aménagement paysager, l’approche communautaire et les programmes éducatifs, et le renforcement de la coalition pour faire NYRP un leader respecté et digne de confiance dans la revitalisation des quartiers défavorisés de New York City

Tees4TREES WEB France

TEES4TREESWEB U.S.

TEES4TREES WEB WORLD

EARTH HOUR : C’est l’été…mais ça continue

mercredi 22 juin 2011

Le 26 janvier 2011  avec un certain nombre d’Eco informateurs, nous avions décidé de nous mobiliser pour l’Earth Hour qui a eu lieu le soir du 26 mars 2011 de 20h30 à 21h30. Un rappel sur ce qu’est l’Earth Hour : événement mondial dont c’est la 3ème édition. C’est un évènement fédérateur qui vise à mobiliser les citoyens, les pouvoirs publics, les villes et les entreprises autour d’un geste simple : Eteindre la lumière pendant 60 minutes (c’est le sens du logo) pour marquer la volonté de tous de lutter contre le dérèglement climatique. Il est clair qu’éteindre la lumière ( !) pendant une heure sensibilise toutes les personnes qui sont touchées directement ou indirectement par cet événement.

Le 26 mars 2011 était aussi la soirée du passage à l’heure d’été et aujourd’hui nous sommes le second jour de l’été et par ces billets nous avons voulu faire un bilan des changements qui sont intervenus.

D’un point de vue personnel j’ai pris un certain nombre d’habitudes dans mes comportements journaliers :

  • Plus d’appareils électriques en veille
  • Douches moins longues (ah c’est ça l’odeur…. !)
  • Lumières éteintes systématiquement
  • Chauffage  baissé la nuit avec le thermostat automatique
  • Voiture utilisée exclusivement dans le cadre professionnel lorsque j’ai de la marchandise à transporter, ou lorsque nous sommes plus de trois à l’occuper
  • Utilisation intensive des transports en commun, marche à pied et  vélo
  • Utilisation de papier recyclé
  • Tri des poubelles
  • ….

 

Toutes ces mesures se sont matérialisées par deux remboursements de la part de la compagnie de gaz et d’électricité, car j’avais trop payé et les avances n’étaient plus en adéquation avec mes consommations des années précédentes.

 

Bien entendu nous privilégions chez Marron l’utilisation des matières recyclées. Ceci contribue à utiliser moins d’énergie.

 

En matière de sources d’énergie, le nucléaire n’a pas ma préférence. A l’époque de l’EARTH Hour nous étions en plein dans le choc de l’après Tsunami et le dysfonctionnement des systèmes de sécurité de la centrale de Fukushima au Japon. On a même découvert que d’autres centrales japonaises n’étaient pas tout à fait aux « normes » de sécurité attendues.

Le Japon doit maintenant du coup faire face à des coupures de courant et Tokyo vit avec moins de néons et l’arrivée massive de vélos comme moyen de transport. Donc contraints et forcés il y a une alternative à la consommation d’énergie, sans que cela affecte réellement la vie de tous les jours. L’Allemagne, L’Italie, La Suisse ont voté pour la sortie du nucléaire dans leurs pays respectifs.

A quand la France et le reste du Monde.  Le départ de Mme Lauvergeon et , vu la réputation du remplaçant n’augurent pas d’une sortie du nucléaire rapide.

Autre  incident qui vient d’être signalé aux Etats-Unis

 

Il y a une alternative au nucléaire, il faut qu’on y arrive  par nos actes, notre volonté, notre optimisme et la prise en compte de paramètre par nos chers présidentiables…. !

On a fêté dignement l’été et la musique hier donc aujourd’hui 2ème jour de l’été   on va vous le souhaiter beau, au vert, à l’air libre, à la mer, à la montagne, à la campagne, en cabane, et en toile de fond consommer le moins d’énergie possible.

Autres billets sur ce sujet :

Cyrille [Ecowizz] : 5 astuces pour préserver la planète en période estivale

Abi [Vertissimmo]3 billets sur les économies d’énergie: Conserver la fraicheur : les alternatives à la clim électrique Pour le jardin, pensez aux lampes à LED !

Le puits canadien, un climatiseur performant & écologique

Définitions Vertes – Volume 3 – Réflexions sur le commerce équitable/éthique

mardi 21 juin 2011

La thématique de ce billet sera le commerce équitable/éthique. Je vous livre quelques réflexions sur le sujet pour en faire un sujet beaucoup plus positif qu’il en a l’air. Ce billet a été écrit après une réunion avec le CLACE (Collectif Lyonnais des Acteurs du Commerce Equitable) suite à la quinzaine du commerce équitable à Lyon Faire du commerce équitable /éthique ne doit pas forcément montrer l’image de toute une communauté de femmes indiennes implorantes qui sortent du sac que l’on vient de vous vendre.  Il est clair qu’il faut expliquer comment sont fabriqués les produits, d’où ils viennent et dans quelles conditions ils ont été fabriqués, mais de la à vous retrouver avec un Indien d’Amérique du Sud (et son chapeau)  qui sort de la tablette de chocolat ou du paquet de café et avec sa flute de pan… Le sac ne doit-il pas être au départ simplement beau et le chocolat ou le café ne doit-il pas être tout simplement bon ? Le commerce équitable/éthique c’est une démarche positive  avant tout, et les acteurs (qu’ils soient africains, indiens, américains…) qui fabriquent les articles que l’on vous propose sont plutôt des gens rigolos, enthousiastes et pas du tout culpabilisateurs. Ils ont une autre culture, une autre façon de voir les choses et n’ont pas été nourris( !) forcément par une culture judéo chrétienne. Les produits, hors alimentaire, issus du commerce équitable/éthique doivent-ils forcément être moches, ethniques et véhiculer une image « baba cool » ? Non certainement pas ! C’est d’ailleurs ce que j’essaie de montrer à travers mes billets du jeudi sur la mode éthique. Il y a  une chose que l’on oublie souvent dans l’acte d’achat équitable/éthique, c’est la notion de plaisir, dans le sens coup de cœur.  Est-ce mal de se faire plaisir ? Quand on offre un cadeau à un enfant ou un adulte la première observation c’est ce plaisir qui transparaît. Je trouve que le commerce équitable/éthique sait  aussi proposer des produits glamour, design, beaux, jolis, poétiques…… Le fait qu’un produit soit issu du commerce équitable/éthique ne devrait pas être la cerise sur le gâteau ? Ce billet n’a ni la prétention de critiquer quelconque acteur, ni de donner des leçons à qui que ce soit. Tous les initiateurs du commerce équitable/éthique, encore présents aujourd’hui ne sont certainement pas à critiquer, bien au contraire. Ils ont ouvert les portes du développement durable et toutes autres initiatives s’y rapprochant, et on ne peut que les applaudir pour ça. Je suis loin d’abandonner quelconque référence au commerce équitable/éthique je souhaite simplement que ce terme évolue et montre une image beaucoup plus positive sans pour autant faire du Greenwashing. Le sujet est bien vaste et l’on pourrait y passer des heures à le décortiquer, mais je vais en rester sur cette note positive pour aujourd’hui et suis prêt à partager avec vous vos propres réflexions et vos contradictions.  

ECO-DESIGN : So British

lundi 20 juin 2011

A l’initiative de UKTI (UK TRADE & Investment), le 17 juin 2011 à l’Ambassade Britannique à Paris,  à présenté une collection de produits éco-design contemporains conçus et fabriqué par quelques uns des des designers britanniques.

 

22 designers étaient présents avec des projets totalement différents mais tous allant dans le même sens celui de l’environnement. Marron Rouge a été invité à rencontrer ces eco- designers lors de cette journée.

 

Parmi ces 22 Designers je vous parle de mes coups de cœurs :

 

Rehan Kaleem avec son organisation be my planet. Rehan m’a montré un prototype de sacs en matière recycle avec le rabat détachable et interchangeable.  J’attends avec impatience l’avancée de ce prototype et pour éventuellement envisager une collaboration avec son association à but non lucratif.

www.bemyplanet.org

 

 

Hannah Lobley utilise une méthode de recyclage unique qui transforme le papier usagé en blocs d’une matière semblable au bois. Hannah Lobley a déjà toute une série de prix à son actif. Les méthodes traditionnelles de travail du bois sont employées pour créer des objets d’intérieur dont la surface présente des aspects évocateurs du bois.

www.hl-web.net

 

Stella Corall  avec Lucentia qui se spécialise dans la création de la réalisation d’articles esthétique en plastique et textiles recyclés.

www.lucentia-design.com

 

 

Polly Lam avec Stoneearth qui propose une gamme de meubles en bambou caractérisé par un design très moderne.

www.stonearth.co.uk

 

Sebastian Cox qui réalise des meubles en noisetier recépé

www.sebastiancox.co.uk

Jeudi de la mode éthique : ORIGEEN

jeudi 16 juin 2011

On n’allait pas s’arrêter sur notre lancée, sur la mode éthique et les hommes.

Aujourd’hui on a décidé de vous parler d’ORIGEEN à Lyon.

 

Non seulement c’est un homme qui va vous faire découvrir sa mode éthique mais aussi il va vous parler de mode éthique masculine ! ORIGEEN est un site de vente en Ligne et une boutique Concept installée en plein cœur de la presqu’ile lyonnaise.

 

Nicolas un des fondateurs d’ORIGEEN, nous l’avons rencontré à plusieurs reprises soit dans sa boutique lors d’événements nécessitant la présence des acteurs du Commerce équitable sur Lyon.

« Mon idée à la base se résume par notre solgan : l’écologie n’est pas une mode, mais la mode peut être écologique ! On peut avoir un bon look sans pour autant trop impacter la planète et respecter du même coup le travail des hommes ».

Elégant, ouvert et plutôt jovial Nicolas nous ouvre les portes de sa boutique pleine de vêtements et accessoires éthiques. Enfin un endroit, pour « nous les hommes » pour trouver des vêtements (qui ne sont ni un costume, ni un jogging !!!) , qui sont beaux, décontractés, bien coupés et surtout très éthiques.

A l’origine (ouh ! c’est facile) Nicolas a fait  des études de droit et à commencé sa carrière au sein d’une étude notariale. L’intérêt grandissant pour l’environnement et le développement durable l’ont un peu écarté de ce chemin et avec trois autres compères ils ont d’abord ouvert le site en 2008 et dès 2010  la boutique concept.

 

Voici quelques « citations » qui résument l’esprit de la boutique et Nicolas :

 

« L’écologie n’est pas une mode… »,

Préoccupation de tous, l’environnement, le développement durable et le bio sont de partout.

Au-delà d’un simple effet de mode, l’écologie et la consommation responsable doivent être la préoccupation de tous. L’écologie ne doit pas être une mode ou une tendance. Origeen est né de la volonté de permettre à l’homme de s’habiller « bio » tout en restant proche des tendances de la mode.

« Mais la mode peut être écologique »

Origeen inscrit sa démarche dans une mode éthique, écologique mais avant tout urbaine, décontractée et chic afin de balayer l’image trop souvent stéréotypée des vêtements « bio ».

« Soyez écologiquement mode ».

Des marques  choisies pour leur engagement éthique (respect des  conditions de travail) et/ou écologique (coton biologique, modal ou matières écologiques, compensation carbone).

 

 

« Les engagements »

Origeen  encourage le développement de la mode éthique et écologique par la création de partenariat et d’actions avec d’autres acteurs de ce domaine, mais aussi propose régulièrement de nouvelles marques et de nouveaux créateurs.

 

« La définition de l’homme Bio par Origeen »

Aujourd’hui, la mode éthique boude trop volontiers les hommes, Origeen est réservé à

l’homme d’aujourd’hui et lui propose une gamme complète de vêtements et accessoires. Un

homme décontracté et tendance.

« La définition de la mode éthique par Origeen » :

L’industrie de la mode n’est pas neutre en terme d’impact environnemental, bien au contraire.

La prise de conscience écologique dans la mode se développe et Origeen veut pouvoir accompagner et favoriser les productions respectueuses de l’environnement en démocratisant un mode éthique et écologique.


Voici quelques marques que vous pourrez trouver chez ORIGEEN :

Knowledge Cotton Apparel (j’adore mon sweat shirt bleu marine à capuche), Tudo Bom ?, FYE (elles sont très bien ces baskets éco-conçues), LASPID qui possède un « Coin » dans la Boutique Concept Origeen de Lyon et qui a collaboré avec Origeen pour réaliser des séries limitées aux couleurs d’Origeen.

Rendez-vous le 16/06/2011 Chez ORIGEEN à partir de 18h00 pour un apéro Ventes privées avec la marque Marron Rouge à -25%

ORIGEEN 28 rue Palais Grillet 69002 LYON

 

 

 

 

 

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Jeudi de la mode éthique : Nicolas Klein

jeudi 9 juin 2011

Aujourd’hui pour ce jeudi, honneur aux hommes. Les jeudis de la mode éthique ont fait jusqu’à présent une large place aux femmes et je voudrais aussi démontrer que l’intérêt pour la mode éthique n’est pas qu’une préoccupation féminine.

 

Nicolas Klein, a accepté mon invitation et de nous donner son avis très avisé sur la mode éthique.

 

Qui est Nicolas Klein ?

Nicolas était un habitant de Marseille qui a émigré vers Strasbourg, et pas le contraire (ah il doit y avoir une histoire de  fille là…). Il a commencé sa carrière en tant qu’assistant de direction dans un magazine du Sud de la France orienté mode/culture/déco/chic/luxe. En 1996, il découvre Internet et s’investit dans ce nouveau média. Il rejoint une agence web en 1999 à Strasbourg en tant que graphiste/webmaster et y passe 8 années en tant que Directeur de Création. Les horaires infernaux et l’intérêt grandissant pour le développement durable lui font quitter ce poste pour commencer en créant en 2007 un petit site perso (www.mon-panier-bio.com) qui propose de mettre en relation les distributeurs de paniers de fruits et légumes/fermiers. « Je commence alors à chercher un modèle économique qui pourrait me permettre de vivre  de mes compétences dans un univers qui se rapproche de mes aspirations éthiques. » : Les dés sont jetés.

Grâce au succès du « panier bio », Nicolas monte un second projet (www.shopecolo.fr) qui a pour vocation de rassembler sur un seul site les offres de produits bio écologiques et équitables de différentes boutiques en ligne. Enfin l’an dernier il crée son agence de création KDtic « Un nom choisi autour d’un petit jeu de mot entre l’éthique que je me fixe pour ne pas duper mes clients (ce qui est fréquent dans ce domaine) et l’univers des Technologies de l’Information et de la Communication (les TIC) qui est le mien. »

 

 

Nicolas est intarissable sur la mode éthique : « Quand Jean Marc m’a demandé mon avis sur la mode éthique (comprendre la mode issue du commerce équitable et par extension de l’agriculture biologique) j’ai tout de suite répondu présent. En effet, même pour un homme, la mode à son importance. »

« Je me suis longtemps posé la question de savoir s’il valait mieux acheter un vêtement de marque supposé durer plus longtemps ou renouveler sa garde robe plus souvent avec des fringues bas de gamme… Je n’ai toujours pas de réponse claire… Sûr que mes derniers t-shirt bio acheté dans une grande surface spécialisée dans le sport n’ont pas passés le premier lavage à 30° (j’aurais du prendre du XXXL pour espérer finir avec un M) [Si vous voulez offrir un T-Shirt à Nicolas vous avez maintenant sa taille].. Je me déplace beaucoup en vélo (à Strasbourg les pistes cyclables sont nombreuses !), et pas un jean ne finit la saison sans que l’entrejambe se voit transformée en climatisation naturelle. Agréable en été mais pas très bien vu en RDV client… La qualité d’un vêtement reste vraiment aléatoire d’une collection à une autre même pour des marques sensées fournir une qualité constante. »

Nicolas nous explique comment est né son rapport à la mode et plus particulièrement son approche à la mode éthique : « J’ai eu ma période où j’étais confronté au milieu de la sape de luxe, inaccessible avec mon salaire de débutant… J’y ai pourtant développé un certain goût pour les belles choses… Il y eu ensuite une période plus faste financièrement où j’ai eu accès à des habits de marques avec des coupes originales, « tendance » comme on aime à dire dans la mode ! Je suis donc passé par tous types de budgets et tous types de styles (hormis le costume et le jogging) [ouf !]. Tout cela sans aucune préoccupation pour tout ce qui concerne les conditions de production… C’est un peu plus tard que les questions sur l’éthique me sont apparues, coïncidence ou non, mais peu après la naissance de ma fille (2002)… On ne voit plus le monde du même œil, on se pose plus de questions sur tout ce qu’on va laisser à notre descendance. ». C’est plutôt rassurant de voir que nous nous rejoignons sur le sujet

La difficulté à trouver les « fringues » et l’image peu reluisante (eh oui encore) de la mode éthique est plutôt bien décrite par Nicolas : « Les boutiques de mode éthique en ligne pour les mecs ne courent pas la toile. Même les initiatives à l’attention des femmes, censées être plus accros que nous ont du mal à trouver leur place et surtout à être viable économiquement. Si on dit que la mode éthique ce n’est plus le poncho sud américain, c’est pourtant ce que je continue à voir dans les foires et salon bio écolo auquel je rends occasionnellement. »

Quoi acheter, comment l’acheter, et les chouchous : « Aujourd’hui j’essaye de faire attention à ce que j’achète et me dirige de plus en plus vers des basiques « indémodables ». Je craque de temps en temps pour un polo ou un pull au style un peu décalé mais j’ai globalement limité ma consommation. Un peu plus de sobriété ne nuit pas, y’en a même qui disent que ça rend heureux ! (cf. Pierre Rabhi)

Pour les T-shift  j’aime bien ceux de  (QuatRues) ainsi que ceux de Laspid (j’ai mon indémodable « Green against the machine »). Si on peut trouver moins cher ailleurs, la qualité est au RDV.

Coté chaussures, il semble que les choses avancent un peu plus dans le bon sens. Si quelques grandes marques font des efforts pour utiliser des matières recyclées, d’autres  (Ethletic The NaturalistaBionat…) vont plus loin en prenant en compte l’ensemble des critères que je considère comme obligatoires dans la mode éthique  l’éthique doit absolument associer le coté solidaire envers les producteurs et l’utilisation de matières non polluantes, idéalement issues de l’agriculture bio. »

Une conclusion plutôt réaliste de l’offre aujourd’hui « L’offre progresse, mais reste encore trop marginale. Les grandes marques ou grandes enseignes utilisent la mode éthique pour se racheter une conduite et faire un peu de marketing vert pour une offre des plus limité. Ailleurs, chez les plus petits acteurs, les ultrabasiques sont là, mais je suppose qu’ils manquent de moyens pour pouvoir mettre en avant leurs créations ou créer des boutiques « physiques » qui les rendrait plus visibles…

Donc pour l’instant, j’achète volontiers des vêtements éthiques pour mes besoins basics, mais je n’ai pas encore franchi le pas du systématique ou de l’éthique à tout prix… »

Voici un parcours qui me fait plaisir à conter, car il allie les compétences, le plaisir,  la prise de conscience et l’engagement vers des valeurs éthiques que je partage.

Personne n’est parfait et le tout est de le reconnaître et Nicolas nous le prouve par cet interview vérité, sans faux semblants, sans fausse pudeur et comme j’aime vous transmettre. C’est bien de nous faire par de ses doutes, comme il le fait, simplement. Je connaissais très peu Nicolas, à travers le réseau des éco-informateurs. Je le connais un peu plus aujourd’hui et je suis content de partager cette vue de la mode éthique avec vous car on sent un véritable humain au sens propre du terme. Merci Nicolas.

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Jeudi de la mode éthique : NEOPLANETE et Fabienne Broucaret

lundi 6 juin 2011

Pour ce jeudi de la mode éthique nous avons décidé du à l’Ascension et au grand pont de le faire un lundi.

Pour ce lundi on va donc commencer fort avec NEOPLANETE et Fabienne Broucaret la rédactrice en chef adjointe.

Chez Marron Rouge on a un petit faible pour NEOPLANETE car, car ils nous suivent depuis le début et ils nous font confiance.

Je n’ai pas eu l’honneur de rencontrer Fabienne Broucaret, à ce jour mais à travers les reportages et articles qu’elle publie on sent une personne sensible à l’environnement et pas de manière feinte, et en plus quelle disponibilité et quel optimisme se dégage de ses articles. Une manière commune de voir le développement durable : c’est rigolo, ce n’est surtout pas vindicatif et agressif, et Fabienne et son équipe  le transmettent bien au fil de leurs articles.

 

Fabienne(troisième en partant de la gauche) vient en plus de remporter un prix pour le reportage qu’elle à fait en Inde en Mars 2010  Voyage en terre équitable

 

J’ai posé trois questions à Fabienne :

 

Comment est né ce projet dont vous êtes les porteurs aujourd’hui?

C’est Yolaine de la Bigne* qui a fondé ce magazine en 2007. Le site est né en 2008, la webradio en 2009. Yolaine a voulu défendre trois valeurs à travers NEOPLANETE : la gratuité pour donner accès à tous à l’information, la diversité avec une information très variée qui montre que la défense de la planète touche notre vie quotidienne dans tous ses aspects, l’optimisme pour rompre avec les discours culpabilisateurs et anxiogènes généralement associés au développement durable.

 

Pourquoi avoir choisi l’éthique?

Pour être en adéquation entre nos convictions et notre projet professionnel. Mais aussi pour défendre un mode de vie et de pensée plus responsable, loin de la frénésie actuelle. Cela nous permet aussi d’aborder tous les domaines (mode, beauté, transports, énergies, tourisme, cuisine, animaux, économie, etc) de la vie. Et c’est un secteur qui bouge énormément, très dynamique, ce qui est génial pour des journalistes.

 

Qu’est-ce vous motive à avoir choisi ce métier aujourd’hui?

Les rencontres ! Ce métier nous permet de rencontrer des gens passionnés, qui défendent un mode de vie alternatif, un commerce plus juste, des produits de qualité… C’est un métier grâce auquel on ne cesse d’apprendre et d’échanger. Il est aussi très motivant d’aider à la sensibilisation du grand public en faisant connaître des initiatives éthiques et en montrant comment chacun peut agir au quotidien. Dans le domaine de la mode, on apprécie ainsi de faire découvrir de jeunes marques, de raconter le parcours et les convictions des créateurs, les histoires humaines qui se cachent derrière les vêtements, d’informer sur les nouvelles matières (il n’y a pas que le coton dans la vie !). Mais aussi de montrer que la mode éthique est belle et créative, loin de l’image qui lui colle souvent à la peau. Il n’y a qu’à regarder tout ce que l’on peut faire en matière de recyclage, c’est impressionnant !

 

*Yolaine de la Bigne a été  chroniqueuse sur différentes radio françaises. Son engagement pour le développement durable, n’est plus à prouver. Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois. En faisant des recherches sur Yolaine j’ai d’ailleurs retrouvé cette vidéo qui traite de….mode éthique

 

 

De mon coté je suis ravi de cet échange avec Fabienne, que je remercie pour avoir pris le temps de m’en accorder. Fabienne : merci à toute votre équipe de se consacrer à toutes les initiatives de développent durables si durablement. NEOPLANETE nous réconcilie avec de la presse engagée mais pas culpabilisatrice.

 

 

Liste des points de  distribution NEOPLANETE , version papier ICI

Le site Facebook Twitter

Jeudi de la mode éthique : 2 Juin 2011

mercredi 1 juin 2011

BONJOUR

 

 

EN

RAISON

D’UN

JEUDI

FERIE

ET

UN

WEEK-END

PROLONGE

LE BILLET

HABITUEL

SERA

PUBLIE

LE

6 JUIN 2011

BON REPOS A VOUS

Si on commençait l’été en musique

mercredi 1 juin 2011

Voilà le mois de juin arrive et on a décidé de préparer l’été avec nos amis Eco Informateurs de la Green Team.

Que va-t-il se passer cet été ? L’été sera donc festif et musical pour Marron Rouge : on vous invite dès aujourd’hui à aller écouter et voir tous les évènements musicaux de la région.

Dès aujourd’hui débute la 9ème édition Nuits Sonores, festival de musique électronique bien connu et reconnu, du 1er au 5 juin 2011 à Lyon .

Dans les événements notables il y a aujourd’hui même sur la place de l’Hôtel de Ville Laurent Garnier. Franchement ce type là il a beaucoup fait pour la musique électronique et en plus il est humble et talentueux.

Mais qui est Laurent Garnier ? : Laurent Garnier est né le 1er février 1966 à Boulogne-Billancourt, France dans une famille de forains. Très jeune, il se rend compte que la musique fait et fera partie intégrante de sa vie. Il s’enferme dans sa chambre, transformée en véritable discothèque, plusieurs heures par jour. Derrière ses platines, il s’imagine faire danser les foules et anime les soirées familiales dès qu’il en a l’occasion.
Mais c’est lorsqu’il déménage à Londres pour devenir valet de pied de l’Ambassadeur de France après être sorti premier de l’école hôtelière que tout s’enclenche. Il découvre les nuits Anglaises et franchit les portes du club Hacienda à Manchester ne tardant pas à jouer les premiers disques venant de Détroit et du label Underground Resistance. En Angleterre encore, il découvre les raves-party et essaie d’amener ce courant musical britannique sur la scène française. Privilégiant l’aspect musical comme vecteur d’organisation de ces fêtes, il s’éloigne de ce mouvement « lorsque la drogue d’abord, puis l’argent devient les raisons majeures de l’organisation de ces rassemblements » d’après lui. (Source Wikipédia)

 

Voici ici toute la programmation des nuits sonores

La cerise sur le gâteau c’est que les Nuits Sonores s’engagent dans un développement durable et solidaire. Voir Ici

 

Le deuxième événement musical dont nous voulons vous parler ce sont Les Nuits de Fourvière du 7 juin au 30 juillet 2011:

Au-delà de la programmation éclectique avec quelques vedettes que j’irai bien voir
NUITS AU BENIN ,Angélique Kidjo , Le Tout-Puissant Orchestre Poly-Rythmo Gangbé brass band : Je ne l’ai jamais vue sur scène, mais son timbre de voix et l’orchestre avec qui elle vient me donnent vraiment envie
PSY , Les 7 doigts de la main : depuis le temps que j’entends parler de ce spectacle….
JOSHUA REDMAN / BRAD MEHLDAU DUO : J’ai déjà vu Brad Mehldau plus de 3 fois et c’est un type talentueux. Il est aussi bon solo qu’en formation duo/trio

Je serais bien allé voir Sting, mais 55€ la place de concert, c’est juste un peu cher…..

Les actions durables des Nuits de Fourvière

 

Bien entendu il y aussi la Fête de La Musique le 21 juin (jour de l’été), 2011, mais je suis plus aussi enthousiaste que les premières éditions : trop d’exploitations commerciales et beaucoup trop d’évènements et pas toujours d’une grande qualité.

 

Un troisième événement qui me tient à cœur pour plein de raisons c’est Jazz à Vienne, du 28/06/2011 au 13/07/2011:

Dans les choses que j’ai envie d’aller voir :
Ahmad Jamal : Je n’ai jamais eu l’honneur de voir ce musicien hors pair, mais ma discothèque le connaît bien
Return to forever avec Chick Corea, Stanley Clarke, Lenny White, Franck Gambale, Jean-Luc Ponty : Déjà vu, mais j’en veux encore;;;;
Herbie Hancock / Wayne Shorter / Marcus Miller – Direction musicale : Marcus Miller : Marcus Miller je l’avais vu avec Miles Davis et c’était déjà une superbe émotion

 

Voilà une belle manière de commencer l’été à Lyon

Et puis la nouvelle importante du mois de Juillet : le 21…….Marron Rouge va allumer sa première bougie.

Passez un bel été

Voici les autres billets des amis de la Green Team :